Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106536(TA38-2106536)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de la 2ème Chambre, a rejeté la requête de la société MGM Chinaillon qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire du Grand-Bornand pour une résidence de tourisme et un restaurant. Le tribunal a d’abord jugé que la société requérante, en tant que voisine immédiate du projet, justifiait d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. Sur le fond, il a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, de la méconnaissance des règles de hauteur (article UT 4-4 du PLU) et de l’absence de pièces au dossier de demande. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux demandes de frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2404636(TA38-2404636)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C... qui contestait le refus du département de la Haute-Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le tribunal a considéré que les éléments médicaux fournis, notamment un certificat médical et un dossier mentionnant un périmètre de marche de 30 minutes, n'établissaient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, condition prévue par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est le rejet de la demande, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner une expertise médicale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510535(TA38-2510535)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant gabonais, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de la Savoie de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant". Le juge a constaté que la préfète avait clôturé la demande du requérant le 6 avril 2025, faute pour lui d'avoir produit les pièces complémentaires demandées. Cette décision de clôture faisant obstacle à l'exécution d'une décision administrative, la condition d'absence de contestation sérieuse prévue par l'article L. 521-3 n'était pas remplie. La requête a donc été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2404460(TA38-2404460)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme C... tendant à l'annulation de la décision de la caisse d'allocations familiales refusant une remise gracieuse sur un indu de prime d'activité de 8 673,76 euros. L'indu résultait de l'omission par l'intéressée de déclarer sa pension de retraite perçue depuis avril 2022. Le juge a estimé que cette omission, réitérée sur une longue période, constituait une fausse déclaration au sens de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, excluant toute remise de dette. La solution retenue est fondée sur les articles L. 842-1, L. 843-1, R. 846-5 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512556(TA38-2512556)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A... visant une interdiction de conduire de huit mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant saisi le tribunal six mois après la notification de la décision attaquée. Il a également relevé que le comportement dangereux de l'intéressé, contrôlé avec un taux d'alcoolémie élevé, ne justifiait pas une urgence au regard des exigences de sécurité routière. La requête a été rejetée sans examen des moyens de fond.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2512190(TA38-2512190)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé par la préfète de la Haute-Savoie sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, était amené à se prononcer sur la suspension de la délibération du 15 juillet 2025 par laquelle la commune de Saint-Jean-d'Aulps avait décidé la recapitalisation de la SAEM du Roc d’Enfer à hauteur de 2 200 000 euros. En cours d’instance, le conseil municipal a retiré cette délibération par une nouvelle délibération du 3 décembre 2025. Le juge des référés a constaté que les conclusions à fin de suspension avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2404118(TA38-2404118)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... contestant des indus de revenu de solidarité active, prime d'activité et aide personnalisée au logement d'un montant total de 28 232,78 euros. Le tribunal a jugé que la prescription biennale prévue par les articles L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles et L. 553-1 du code de la sécurité sociale n'était pas applicable en raison de la fraude retenue à l'encontre de la requérante, celle-ci ayant délibérément omis de déclarer ses ressources. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la demande de décharge de l'obligation de payer et des conclusions accessoires.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2512746(TA38-2512746)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de liquider l'astreinte prononcée le 7 février 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, qui avait été enjoint de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement des demandes d'asile de Mme B... et de son fils. Cette décision fait suite à une précédente ordonnance du 25 novembre 2025 ayant déjà procédé à la liquidation définitive de cette astreinte. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur la liquidation, fondée sur le code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2402892(TA38-2402892)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme C... d’une demande de remise totale d’un indu de prime d’activité de 1 039,35 euros, pour lequel la caisse d’allocations familiales de la Drôme n’avait accordé qu’une remise partielle de 259,84 euros. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la bonne foi de la requérante ne suffisait pas à justifier une remise supplémentaire, compte tenu de ses ressources mensuelles de 1 554 euros et de l’absence de justificatifs de charges démontrant une situation de précarité insurmontable. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, relatifs à la récupération des indus et aux conditions de remise pour bonne foi ou précarité.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2512010(TA38-2512010)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’une requête en référé suspension visant à contester la décision de la préfète de l'Isère du 17 octobre 2025 clôturant sa demande de rendez-vous pour un titre de séjour. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation et une incompétence du signataire. En cours d'instance, la préfète ayant délivré le rendez-vous sollicité, Mme B... s'est désistée de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de Mme B... à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2208586(TA38-2208586)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Biviers fixant l’alignement du chemin du Piolet. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 22 mai 2024 devenue définitive. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, injonction et astreinte, devenues sans objet. Il rejette la demande de frais de justice présentée par M. B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2510883(TA38-2510883)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C..., ressortissante russe, d’une demande d’injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressée l’attestation sollicitée, valable jusqu’au 29 janvier 2026. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512668(TA38-2512668)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une interdiction de conduire en France de cinq mois prononcée par la préfète de la Haute-Savoie à l’encontre de M. B..., suite à un contrôle d’alcoolémie. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier concrètement de son besoin de conduire pour son activité professionnelle, et en raison de la dangerosité de son comportement (taux d’alcool de 0,53 mg/l). La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511389(TA38-2511389)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la requête de Mme C..., ressortissante brésilienne, qui demandait des injonctions à la préfète de l'Isère pour l'examen de son dossier et la délivrance de titres de séjour. Le tribunal a constaté qu'en cours d'instance, la préfète avait pris une décision favorable et délivré une carte de séjour pluriannuelle de deux ans à Mme C..., rendant sans objet les demandes d'injonction. La condition d'urgence n'étant plus remplie, les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées, de même que la demande indemnitaire, qui ne relève pas de la compétence du juge des référés.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2400954(TA38-2400954)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. et Mme C... qui contestaient le refus du département de la Haute-Savoie de reprendre le versement de leur revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a rappelé qu’il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, d’examiner les droits des intéressés et non les vices propres de la décision attaquée. Il a jugé que le département était en droit de demander les relevés bancaires des requérants pour contrôler leurs déclarations de ressources, conformément aux articles L. 262-21 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles. En l’absence de production de ces pièces justificatives, la demande de M. et Mme C... a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2401107(TA38-2401107)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 848,01 euros notifié par la CAF de la Drôme. Le tribunal a jugé que, le recours administratif préalable obligatoire ayant donné lieu à une décision implicite de rejet, cette dernière se substituait à la décision initiale du 30 août 2023, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette décision initiale. La solution retenue est fondée sur les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511463(TA38-2511463)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant turc, qui demandait la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a estimé que l’administration avait implicitement rejeté la demande de titre de séjour de l’intéressé, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, du fait de son silence gardé pendant quatre mois. Ce rejet implicite faisant obstacle à l’octroi de mesures provisoires, la demande de M. C... a été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504508(TA38-2504508)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., qui sollicitait un délai de paiement et une réduction d'une amende administrative pour dépôt irrégulier de déchets. Le juge a estimé que ces demandes ne relevaient pas de la compétence de la juridiction administrative, celle-ci ne pouvant se substituer à l'administration. À supposer que la requête tende à l'annulation de l'arrêté du 7 mars 2025, elle ne contenait aucun moyen opérant. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509506(TA38-2509506)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... qui demandait l'annulation d'une délibération du conseil municipal de Bévenais portant sur le déclassement de parcelles en zone naturelle et humide. Le requérant n'avait pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal en application des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511077(TA38-2511077)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête présentée par Mme C... au nom de M. D..., qui contestait une mesure d'éloignement. La requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et avait été introduite par une personne non habilitée à représenter le requérant, en méconnaissance des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 27 octobre 2025, ces vices n'ont pas été corrigés dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.

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