Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2507387(TA38-2507387)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant roumain, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d’un droit au séjour en tant que citoyen de l’Union européenne, faute de démontrer une activité professionnelle ou des ressources suffisantes, et que la mesure d’éloignement ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’intérêt supérieur de ses enfants. La décision s’appuie sur les articles L. 233-1 et L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la directive 2004/38/CE relative à la libre circulation des citoyens de l’Union.
N° TA38-2507394(TA38-2507394)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision était fondée sur les articles L. 611-1, L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que sa demande d'asile avait été définitivement rejetée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2507402(TA38-2507402)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 20 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de 18 mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union, avait été respecté car M. A... avait pu présenter ses observations lors de son audition en retenue. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2108795(TA38-2108795)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la délibération du 28 juin 2021 par laquelle le conseil municipal d'Annecy a institué un périmètre de prise en considération pour un projet de travaux publics. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir, jugeant que la délibération était un acte décisoire faisant grief et que le requérant, propriétaire d'une parcelle dans le périmètre, avait un intérêt à agir. Sur le fond, il a estimé que la convocation des conseillers municipaux était régulière et que la délibération, fondée sur l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme, n'était pas entachée d'illégalité, le périmètre n'étant pas disproportionné et le détournement de pouvoir n'étant pas établi.
N° TA38-2512546(TA38-2512546)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté de la préfète du Rhône ordonnant son transfert vers l'Allemagne pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté avait été signé par une autorité compétente et que les obligations d'information prévues par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) avaient été respectées. Il a également estimé que la préfète n'avait pas méconnu l'article 17 du même règlement ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la décision de transfert a été confirmée.
N° TA38-2512494(TA38-2512494)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était signée par une autorité compétente et que M. B... n'établissait pas que son état de santé justifiait un droit au séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les moyens soulevés contre les décisions subséquentes (absence de délai, interdiction de retour, pays de destination, assignation à résidence) ont été écartés comme étant infondés.
N° TA38-2510944(TA38-2510944)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante sénégalaise, pour obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de séjour "vie privée et familiale". En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 27 janvier 2026. Par conséquent, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête, devenues sans objet, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510943(TA38-2510943)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant britannique, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de la Haute-Savoie de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler et à voyager dans l'espace Schengen. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé, bien que dépourvu de récépissé depuis plusieurs mois, n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant une intervention rapide du juge. La décision souligne que la simple privation de liberté d'aller et venir ou de travailler, en l'absence de situation critique, ne suffit pas à caractériser l'urgence requise pour une mesure provisoire.
N° TA38-2511921(TA38-2511921)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour « vie privée et familiale » de M. A.... La condition d’urgence a été présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de deux mois.
N° TA38-2510475(TA38-2510475)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. D... pour obtenir une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l'Isère a accordé cette attestation, rendant sans objet la demande d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2512475(TA38-2512475)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 21 novembre 2025 ordonnant son transfert vers la Suisse pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que la préfète avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2510190(TA38-2510190)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la commune d'Annemasse sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour obtenir l'évacuation sous 24 heures de personnes stationnant sans titre sur des parkings communaux. La requête a été déclarée sans objet car la commune n'a pas confirmé son maintien dans le délai imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du même code. Par une ordonnance du 9 décembre 2025, le juge des référés a donc donné acte du désistement de la commune.
N° TA38-2512502(TA38-2512502)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui avait adressé un recours gracieux au ministre de l’intérieur pour obtenir l’enregistrement rétroactif d’une cession de véhicule. La juridiction a constaté que l’acte déposé ne constituait pas une requête contentieuse au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, faute de conclusions soumises au juge. Il n’appartient pas au juge administratif de se prononcer sur un recours gracieux destiné à une autorité administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
N° TA38-2511945(TA38-2511945)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. C... concernant les décisions de la caisse d'allocations familiales de la Drôme relatives à des indus de revenu de solidarité active et d'aide personnalisée au logement. Le juge a estimé que le courrier du 16 octobre 2025, qui se bornait à informer le requérant des motifs de suspension de ses droits, ne constituait pas une décision faisant grief et était donc insusceptible de recours. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence ou le doute sérieux sur la légalité des actes contestés.
N° TA38-2512756(TA38-2512756)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Puy-de-Dôme du 4 juillet 2025 refusant une autorisation de travail à Mme B..., présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant attendu quatre mois après la connaissance de la décision pour saisir le juge des référés, et n'ayant fait valoir aucune circonstance particulière justifiant une urgence. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
N° TA38-2512468(TA38-2512468)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... comme portée devant une juridiction incompétente. Le requérant contestait la saisie de son chien intervenue dans le cadre d’une procédure pénale et demandait sa restitution, l’identification de l’auteur d’une dénonciation calomnieuse et des indemnités. Le juge a estimé que ces demandes, liées à une procédure judiciaire et à l’action publique, relèvent de l’autorité judiciaire et non de l’ordre administratif. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête pour incompétence manifeste.
N° TA38-2200978(TA38-2200978)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de permis de construire pour cinq logements à Chamonix-Mont-Blanc. Le tribunal a jugé que le maire avait pu légalement refuser le permis, d'une part, car l'annulation du certificat d'urbanisme négatif n'avait pas fait renaître un certificat positif permettant d'examiner la demande selon les règles anciennes. D'autre part, le projet méconnaissait le plan de prévention des risques (PPRN) en prévoyant des pièces d'habitation au niveau du terrain naturel sans technique garantissant la mise hors d'eau. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PPRN.
N° TA38-2509204(TA38-2509204)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant une amende administrative de 500 euros pour dépôt sauvage de déchets. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation du tribunal. Les pièces fournies (rapport et lettre d'information) étaient des actes préparatoires ne constituant pas une décision faisant grief. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2108502(TA38-2108502)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B... et Mme C... demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire d’Argonay à la SARL Symphonie pour deux maisons individuelles. Après avoir donné acte du désistement de Mme C..., le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que les dispositions du plan local d’urbanisme invoquées (articles II.14, U8-2, U6-1, U7-1) n’étaient pas applicables ou méconnues, et que les risques allégués (article R. 111-2 du code de l’urbanisme) n’étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base du code de l’urbanisme et du plan local d’urbanisme de la commune.
N° TA38-2511765(TA38-2511765)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision du 17 octobre 2025 par laquelle la préfète de l’Isère avait clôturé la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien. La juridiction a jugé que la condition d’urgence était remplie, car la décision plaçait le requérant en situation irrégulière et le privait de la possibilité d’obtenir un titre de séjour au titre du regroupement familial. Surtout, elle a retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, la clôture étant intervenue avant l’expiration du délai de 30 jours accordé à l’intéressé pour compléter son dossier, en méconnaissance des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.