Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501828(TA38-2501828)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... et de la société Drapo, qui demandait l’annulation du rejet implicite d’un recours préalable contre une décision de retrait de subvention au titre de la prime de transition énergétique. La juridiction a constaté qu’avant l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat avait déjà accordé la prime sollicitée par une notification rectificative du 5 septembre 2023. En l’absence d’objet persistant du litige, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2512519(TA38-2512519)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... B..., qui demandait la réouverture de son dossier de demande de nationalité pour transmettre un acte de mariage. Le juge a constaté que la requête ne visait pas l'annulation d'une décision administrative, ce qui la rendait irrecevable en vertu de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Il a également rappelé que le classement sans suite d'une demande de naturalisation pour dossier incomplet, fondé sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2512187(TA38-2512187)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de M. A... B..., ressortissant portugais, contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a jugé que la menace pour l'ordre public invoquée par la préfète de l'Isère n'était pas suffisamment caractérisée au regard de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de réitération des faits et de la situation personnelle du requérant. En conséquence, l'arrêté a été annulé, et l'État a été condamné à verser 1 200 euros au conseil de M. A... B... au titre des frais de justice.
N° TA38-2512766(TA38-2512766)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d’une décision implicite de refus de titre de séjour, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant camerounais. Le juge a estimé que le moyen invoqué, tiré de la méconnaissance des articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, était manifestement infondé, les enfants du requérant ayant obtenu la protection subsidiaire et non le statut de réfugié. En conséquence, la condition de doute sérieux sur la légalité de la décision n’étant pas remplie, la demande a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2512760(TA38-2512760)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C..., un ressortissant marocain. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la violation de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA38-2511557(TA38-2511557)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de parents demandant l'attribution intégrale d'un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) pour leur fils. Les requérants contestaient le défaut de mise en place de l'aide sur la totalité des 28 heures hebdomadaires accordées par la maison départementale de l'autonomie. Le juge a estimé que, malgré les insuffisances d'accompagnement, la situation d'urgence n'était pas caractérisée, l'enfant bénéficiant déjà d'une AESH et faisant preuve d'autonomie pour suivre les apprentissages sans accompagnement. La décision s'appuie sur le code de l'éducation et le code de justice administrative.
N° TA38-2512213(TA38-2512213)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A..., ressortissant russe, contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Après avoir examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision n'était pas disproportionnée au regard de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires.
N° TA38-2501602(TA38-2501602)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... et de la société Drapo, qui contestaient le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) concernant le retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. Le juge a constaté que, avant l’introduction de la requête, l’ANAH avait accordé une prime de 4000 euros à Mme A... par une notification rectificative du 2 février 2024, rendant le litige sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA38-2501600(TA38-2501600)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... et de la société Drapo, qui demandait l’annulation du rejet implicite d’un recours préalable contre le retrait d’une subvention pour la transition énergétique. Le juge a constaté qu’avant l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat avait déjà accordé la prime sollicitée, rendant le litige sans objet. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA38-2511629(TA38-2511629)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la modification d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de réexaminer sa situation. La juridiction a constaté que cette injonction avait déjà été exécutée par la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, suivie d'un refus de titre de séjour et d'une obligation de quitter le territoire. En l'absence d'élément nouveau justifiant une modification des mesures ordonnées, la demande a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511630(TA38-2511630)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait la modification des mesures ordonnées par une précédente ordonnance du 31 janvier 2025. Le juge constate que l'injonction de réexamen de sa situation, prononcée en vue de la délivrance d'un certificat de résidence algérien, a été exécutée par la préfète de l'Isère avant l'introduction de la requête, notamment par la délivrance d'autorisations provisoires de séjour et un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire. En conséquence, il n'y a pas lieu de modifier les termes de l'ordonnance initiale, et les conclusions de M. B... sont rejetées, y compris sa demande de frais irrépétibles.
N° TA38-2512378(TA38-2512378)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a constaté que la préfète de l'Isère avait finalement exécuté les injonctions précédentes en délivrant à Mme A. un récépissé de demande de titre de séjour puis un titre de séjour. En conséquence, le tribunal a décidé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à une nouvelle liquidation de l'astreinte prononcée le 3 décembre 2024. Cette solution est fondée sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative, qui régit la liquidation des astreintes en cas d'exécution tardive.
N° TA38-2305332(TA38-2305332)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. La requête initiale, enregistrée le 13 août 2023, ne contenait aucun moyen de droit et n'a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Bien que Mme A... ait ultérieurement présenté des conclusions et moyens, ceux-ci ont été formulés après l'expiration du délai de recours. Par conséquent, l'ordonnance a fait application de l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête.
N° TA38-2510667(TA38-2510667)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l’Isère de délivrer à M. A..., ressortissant sénégalais, une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La carence de l’administration à délivrer ce document, pourtant prévu à l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, plaçait le requérant en situation irrégulière, caractérisant ainsi une situation d’urgence justifiant la mesure d’injonction.
N° TA38-2512079(TA38-2512079)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 25 septembre 2024 pour assurer l’hébergement de M. A..., a estimé qu’il n’y avait pas lieu de liquider cette astreinte. La juridiction a constaté que l’administration avait proposé à trois reprises un logement à l’intéressé, qui les a refusés sans motif légitime. En application de l’article R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a donc modéré l’astreinte en raison des circonstances de l’espèce.
N° TA38-2510783(TA38-2510783)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C..., ressortissant marocain, qui rencontrait des difficultés pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer sa demande de renouvellement de carte de résident. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'impossibilité d'accéder au téléservice ne constituait pas une décision administrative faisant obstacle à la demande. Il a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer M. C... sous cinq jours ouvrables pour un rendez-vous dans les quinze jours, sans astreinte. L'Etat a également été condamné à verser 800 euros à l'avocate du requérant au titre de l'aide juridictionnelle, en application de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2512075(TA38-2512075)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 21 juillet 2023 à l’encontre de l’État pour défaut d’hébergement de M. A..., reconnu prioritaire. Constatant que l’intéressé n’a été hébergé de manière pérenne que le 17 octobre 2024, soit après le délai imparti, le tribunal a liquidé l’astreinte à 6 000 euros sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative. Cette somme devra être versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2512072(TA38-2512072)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée à son encontre pour assurer le relogement de M. A..., a refusé de liquider cette astreinte. Il a estimé que l’administration avait fait une offre de logement adapté (T5 pour handicap lourd) que l’intéressé avait refusée sans motif légitime et sans la visiter. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et de l’article R. 778-8 du code de justice administrative, le juge a considéré qu’il n’y avait pas lieu, eu égard aux circonstances, de liquider l’astreinte.
N° TA38-2511963(TA38-2511963)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de M. A... de sa requête en annulation d’un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, assortie d’une interdiction de retour de deux ans. Le requérant s’est désisté purement et simplement, cette requête constituant un doublon avec une autre introduite antérieurement. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que rien ne s’oppose à ce désistement. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA38-2512384(TA38-2512384)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. D... d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’une décision de préemption du maire de Passy. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête, désistement accepté par la commune. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune au titre des frais de justice, le requérant n’étant pas la partie perdante.