Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512441(TA38-2512441)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution d'une délibération du conseil municipal de Doussard du 11 juin 2025. Cette délibération approuvait un projet de contrat tripartite concernant les emplacements d'habitations légères de loisirs (HLL) dans le camping municipal. Les requérants, propriétaires de chalets, invoquaient notamment une situation d'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la délibération, en raison d'un conflit d'intérêts, d'un défaut d'information des conseillers municipaux, et d'une erreur de droit sur la qualification du domaine. Le juge des référés, appliquant les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence suffisant ou qu'elle était manifestement mal fondée, permettant ainsi son rejet par ordonnance motivée sans instruction contradictoire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513095(TA38-2513095)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... C..., ressortissant marocain, qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car le silence gardé par la préfète de l'Isère pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de carte de séjour avait fait naître une décision implicite de rejet, rendant sans objet la demande de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Par conséquent, l'absence de délivrance d'un récépissé ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513115(TA38-2513115)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête des consorts B... qui demandaient la suspension du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fille. Le juge a décliné sa compétence territoriale au profit du Tribunal administratif de Lyon, au motif que la décision initiale émanait du directeur académique de l'Ardèche, département situé dans le ressort de Lyon. Cette solution est fondée sur les articles R. 522-8-1 et R. 312-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 221-3 fixant le ressort des tribunaux.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513117(TA38-2513117)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête des consorts B... qui demandaient la suspension du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fille. La juridiction s'est déclarée territorialement incompétente, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Lyon, le département de l'Ardèche, où résident les requérants, étant situé dans le ressort de ce dernier. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 522-8-1, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, ainsi que des articles L. 131-5 et R. 222-24-1 du code de l'éducation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513119(TA38-2513119)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête des consorts B... demandant la suspension du refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour leur fille. Le juge a relevé que la décision contestée émanait du directeur académique de l’Ardèche, département relevant du ressort du tribunal administratif de Lyon, et non de Grenoble. En application des articles R. 522-8-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a décliné sa compétence territoriale et rejeté la requête.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2402867(TA38-2402867)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de MM. A... comme manifestement irrecevable. L'arrêté du maire de Neuvecelle du 23 août 2023 opposant un sursis à statuer à leur déclaration préalable leur avait été régulièrement notifié le 31 août 2023. Le délai de deux mois pour former un recours contentieux, prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, était expiré lors de l'enregistrement de leur requête le 24 avril 2024. En application de l'article L. 761-1 du même code, les requérants ont été condamnés solidairement à verser 1 500 euros à la commune pour ses frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2512154(TA38-2512154)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 17 avril 2025 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de Mme D..., mère d'un nourrisson prématuré. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la famille vivant dans un logement sans gaz ni électricité, et que le moyen tiré du refus légitime d'une offre d'hébergement inadaptée à l'état de santé de l'enfant était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la suspension de la décision et enjoint à la commission de réexaminer la demande de la requérante dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512434(TA38-2512434)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 29 septembre 2025 du garde des sceaux prononçant le transfert de M. B... au centre pénitentiaire de Valence. Le juge a d'abord rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, considérant que la décision de transfert, en raison de son éloignement de plus de 600 kilomètres du lieu de résidence de la famille du requérant, n'est pas une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours. Il a ensuite estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'impact sur l'état de santé et les liens familiaux invoqué ne présentant pas un caractère suffisamment immédiat et grave pour justifier une suspension. Enfin, le juge a considéré qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, irrégularité de la procédure, erreur d'appréciation, violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512397(TA38-2512397)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 12 novembre 2025 par laquelle le ministre de la justice a prolongé le placement à l'isolement de M. B... pour une durée de trois mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code pénitentiaire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513006(TA38-2513006)

Saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 5 décembre 2025 par lequel le maire de Grenoble ordonnait l'évacuation sous 48 heures d'un bâtiment occupé sans droit ni titre. Le juge a constaté que l'évacuation avait déjà été exécutée avec le concours de la force publique avant l'audience, rendant la requête sans objet, et a rejeté la demande de réintégration faute d'urgence caractérisée. Il a également estimé qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, l'arrêté étant justifié par un trouble à l'ordre public et des risques sanitaires et sécuritaires. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508209(TA38-2508209)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 1er juillet 2025 lui retirant son certificat de résidence, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant contestait notamment la légalité du retrait de son titre de séjour, arguant de l’absence de fraude établie et du non-respect du délai de quatre mois pour procéder à ce retrait. La préfète de l'Isère soutenait que la fraude était caractérisée, justifiant le retrait même au-delà de ce délai. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B..., en se fondant sur les stipulations de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2512932(TA38-2512932)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté l'inexécution par la préfète de l'Isère d'une précédente ordonnance du 12 novembre 2025. Cette ordonnance enjoignait à l'administration de désigner un lieu d'hébergement d'urgence pour une famille avec enfants. Pour garantir l'exécution de cette injonction, le juge a modifié sa décision en assortissant l'obligation d'une astreinte de 150 euros par jour de retard à compter du 16 décembre 2025. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 911-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2201875(TA38-2201875)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 25 janvier 2022 par lequel le maire de Trept avait mis en demeure M. C... d'interrompre des travaux de construction, au motif que le permis de construire de 2011 était caduc. Le tribunal retient que le juge pénal a relaxé M. C... des infractions d'urbanisme, constatant l'absence d'interruption des travaux pendant plus d'un an. En application de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme, l'autorité de la chose jugée au pénal s'impose, privant de base légale l'arrêté d'interruption des travaux.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2202102(TA38-2202102)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 31 juillet 2025 par laquelle le maire de Charvieu-Chavagneux a refusé le raccordement au réseau électrique de la construction de M. B..., au motif que ce refus était fondé sur la non-conformité au permis de construire, élément étranger aux motifs légaux prévus par l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme. Le tribunal a considéré que la décision expresse s'était substituée au refus implicite initial. Il a enjoint à la commune de réexaminer la demande de raccordement dans un délai d'un mois.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513074(TA38-2513074)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui demandait le renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour étudiant. Le juge constate que l'intéressé a déménagé en Seine-Saint-Denis et que sa demande de renouvellement, déposée en mai 2025, est désormais soumise à la compétence du préfet de ce département. En conséquence, la demande présentée à l'encontre de la préfète de l'Isère est mal dirigée et ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal de Grenoble, justifiant son rejet sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence ou l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509152(TA38-2509152)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant iranien, contestant un arrêté préfectoral du 5 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur de fait, le défaut d'examen particulier, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C..., confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2512404(TA38-2512404)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un référé suspension par Mme B... épouse A..., contestant le refus implicite de renouvellement de son certificat de résidence algérien. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins de suspension et d’injonction, ce dont le juge des référés lui a donné acte. Sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, l’État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500028(TA38-2500028)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule le refus implicite de la préfète de l’Isère de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant tunisien père de trois enfants français. La délivrance en cours d’instance d’une carte de séjour d’un an ne prive pas le recours d’objet, car le requérant sollicitait un titre de dix ans sur le fondement de l’article 10 de l’accord franco-tunisien. Le tribunal juge que M. A... remplit les conditions légales pour obtenir ce titre, et que la préfète n’a pas justifié ses allégations de menace à l’ordre public. La décision est annulée pour excès de pouvoir, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2512439(TA38-2512439)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident à Mme B..., ressortissante ivoirienne dont les filles sont réfugiées. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'isolement de la requérante et de ses jeunes enfants, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer une carte de résident provisoire sous deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2303926(TA38-2303926)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SELARL Pharmacie du bourg, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré le 26 décembre 2022 par le maire de l'Isle d'Abeau à la SCCV Centre bourg pour la démolition partielle d'un bâtiment et la construction de huit logements et deux commerces. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire de l'arrêté, estimant que l'adjointe disposait d'une délégation régulière. Il a également jugé que le dossier de demande de permis était complet, le document graphique produit étant suffisant pour apprécier l'insertion du projet dans son environnement, conformément à l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête.

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