Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509078(TA38-2509078)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème chambre) a examiné les recours en excès de pouvoir de deux ressortissantes géorgiennes, membres d’une même famille, contestant des arrêtés préfectoraux du 11 août 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérantes soutenaient notamment que leur droit d’être entendues avait été méconnu et que, ayant introduit un recours contre le rejet de leur demande d’asile par l’OFPRA, elles bénéficiaient du droit de se maintenir sur le territoire en vertu des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir constaté que les requérantes avaient obtenu l’aide juridictionnelle totale, a statué sur le fond. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2511010(TA38-2511010)

Le Tribunal administratif de Grenoble était saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen. En cours d’instance, la préfète a pris une décision favorable en délivrant à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2027. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2511037(TA38-2511037)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante sénégalaise majeure, afin d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour en tant que descendante de Français. La requérante justifiait de tentatives infructueuses sur la plateforme de l'Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF). Le tribunal a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, considérant que l'impossibilité d'accéder au dépôt de sa demande portait atteinte à son droit au séjour et la plaçait dans une situation de précarité. Il a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer Mme A... à un rendez-vous dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, afin de permettre l'enregistrement de sa demande et la délivrance d'un récépissé.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512449(TA38-2512449)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la résiliation anticipée d'un bail emphytéotique administratif, prononcée par la commune de Chamonix-Mont-Blanc à l'encontre de la SAS Extreme Planet Research and Development. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante ne justifiant pas d'un préjudice suffisamment grave et immédiat, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code général des collectivités territoriales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511351(TA38-2511351)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme et M. E... qui demandaient l'affectation d'une aide humaine individuelle pour leur fils sur le temps méridien. Les requérants invoquaient l'urgence et le non-respect des droits reconnus par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Le juge a estimé que, l'enfant bénéficiant déjà d'une aide humaine sur le temps scolaire, la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 n'était pas caractérisée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512281(TA38-2512281)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B... concernant plusieurs délibérations du conseil municipal de Chaumont relatives à un projet de réseau de chaleur bois-énergie. Le juge a estimé que la délibération du 6 juillet 2023, qui donnait un simple accord de principe pour une étude de faisabilité, n'était pas une décision susceptible de recours. En outre, la demande visant la délibération du 6 juin 2024 a été jugée irrecevable, faute pour le requérant d'avoir précisé laquelle des délibérations de cette séance il entendait contester.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2106741(TA38-2106741)

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme C... qui demandait la condamnation de l'ONIAM à réparer les préjudices liés à sa sclérose en plaques, qu'elle imputait à une vaccination contre l'hépatite B reçue en 1996-1997 lors de sa scolarité militaire. Le tribunal estime que la vaccination n'était pas obligatoire au sens de l'article L. 3111-9 du code de la santé publique, faute pour la requérante de démontrer l'existence d'un texte imposant cette obligation dans le cadre militaire. En conséquence, la demande d'indemnisation au titre de la solidarité nationale est rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507859(TA38-2507859)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme lui refusant un titre de séjour en qualité de conjointe de Français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté avait été signé par une autorité compétente, le préfet, et que le moyen tiré de l'incompétence était infondé. Il a également estimé que le préfet avait légalement refusé le titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour la requérante de justifier d'un visa de long séjour ou d'un mariage célébré en France. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont été validées.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2511488(TA38-2511488)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme E... B.... Celle-ci demandait d’enjoindre à la préfète de la Haute-Savoie de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour « vie privée et familiale » suite à l’acceptation d’une demande de regroupement familial. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la requérante bénéficiait encore d’une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 3 novembre 2025 à la date de la requête, et que sa situation de précarité alléguée ne résulte pas d’un dysfonctionnement avéré du service de prise de rendez-vous en ligne. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204301(TA38-2204301)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B... visant à engager la responsabilité de la commune d’Aiton pour défaut d’entretien normal de la voie publique, suite à une chute à vélo due à la présence de graviers dans un virage. Le tribunal a retenu la responsabilité de la commune, estimant que la signalisation mise en place était insuffisante au regard de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, et a écarté toute faute d’imprudence du cycliste. En conséquence, la commune a été condamnée à indemniser M. B... pour l’ensemble de ses préjudices, incluant le déficit fonctionnel temporaire et permanent, les souffrances endurées, et les pertes de revenus, pour un montant total de 43 887,04 euros. La CPAM de la Savoie a également obtenu le remboursement de ses débours pour un montant de 10 274,06 euros, ainsi que l’indemnité forfaitaire de gestion.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2202592(TA38-2202592)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Corps retirant ses délégations et indemnités de conseillère municipale. Faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande adressée par le président de la formation de jugement, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 15 décembre 2025, le tribunal donne acte de ce désistement.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2509049(TA38-2509049)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 23 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle et familiale de l'intéressé, présent en France depuis 19 ans et père d'une enfant française, ne justifiait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), la Convention européenne des droits de l'homme et la Charte des droits fondamentaux de l'UE.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2304856(TA38-2304856)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 2 juin 2023 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé la rupture conventionnelle du contrat de Mme B..., salariée protégée exerçant des mandats syndicaux. Le tribunal a jugé que le consentement de la requérante avait été vicié en raison d'une situation de harcèlement moral établie, caractérisée par un recadrage infondé, une baisse unilatérale de rémunération et une mise à l'écart professionnelle après ses activités syndicales. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 1237-11 et L. 1237-15 du code du travail, qui imposent à l'inspection du travail de vérifier l'absence de vice du consentement lié aux fonctions représentatives.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2512636(TA38-2512636)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B..., ressortissant srilankais, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction. Le juge des référés a constaté que la condition d’urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, était remplie. Il a également estimé que le moyen tiré de l’insuffisance de motivation des décisions était propre à créer un doute sérieux quant à leur légalité. En conséquence, il a ordonné la suspension de l’exécution des décisions contestées et enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B... dans un délai d’un mois, sans astreinte. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512638(TA38-2512638)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par M. A... C... d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction durant l’examen de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a finalement délivré le document sollicité. Le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2512473(TA38-2512473)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme D..., ressortissante thaïlandaise, d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour pluriannuel "vie privée et familiale". Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, malgré la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction, en raison des conséquences graves du refus de renouvellement sur la situation de l'intéressée. La solution retenue est que la condition d'urgence est en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 423-1 et L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2401052(TA38-2401052)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial. En cours d’instance, la préfète de l'Isère a finalement fait droit à sa demande le 7 juillet 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et n’a donc pas statué sur le fond. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510228(TA38-2510228)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du CSE et du syndicat CGT d’Arkema France contestant la décision du 31 juillet 2025 homologuant le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de la société. Les requérants invoquaient notamment une information et une consultation insuffisantes des instances représentatives sur les risques industriels et environnementaux, ainsi qu’une erreur d’appréciation de l’administration sur les mesures de prévention. Le tribunal a jugé que la procédure d’information et de consultation du CSE et du CSEC était régulière et que l’administration n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en validant le PSE. La décision s’appuie sur les articles L. 1233-24-4, L. 1233-57-3 et L. 1233-30 du code du travail.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2509043(TA38-2509043)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 7 juillet 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. C..., ressortissant arménien, et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction retient que l'évolution de l'état de santé de l'intéressé, postérieure à l'avis du collège de médecins de l'OFII, n'a pas été prise en compte, et qu'il n'est pas établi qu'il pourrait bénéficier effectivement des soins appropriés dans son pays d'origine. Cette solution est fondée sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui protège les étrangers malades. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. C... dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508483(TA38-2508483)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malgache, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que la demande de renouvellement, déposée après l'expiration du délai légal, devait être analysée comme une première demande, permettant à l'administration d'opposer l'absence de visa long séjour en application des articles L. 422-1 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la décision attaquée n'est pas entachée d'erreur d'appréciation et l'obligation de quitter le territoire n'est pas illégale par voie de conséquence.

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