Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2511436(TA38-2511436)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C... d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de la Haute-Savoie a délivré l'attestation sollicitée, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Par conséquent, le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté les demandes accessoires de frais d'instance.
N° TA38-2301043(TA38-2301043)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 15 décembre 2022 par laquelle le directeur du CNAPS a refusé à M. A..., ressortissant britannique, un agrément en qualité de dirigeant. Le tribunal juge que le CNAPS a méconnu la portée de la demande de M. A..., qui portait sur un agrément en qualité d'associé, et a violé les stipulations de l'article 23 de l'accord sur le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne du 17 octobre 2019. Il est enjoint au CNAPS de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois.
N° TA38-2301258(TA38-2301258)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B..., ressortissant turc, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, une décision explicite de refus assortie d’une obligation de quitter le territoire est intervenue le 30 mai 2023, se substituant à la décision implicite attaquée. Le tribunal constate que cette décision explicite a déjà été contestée et définitivement jugée par un précédent jugement et un arrêt de la cour administrative d’appel. Par conséquent, il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet, et rejette le surplus des conclusions.
N° TA38-2305791(TA38-2305791)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble donne acte du désistement de Mme C... et M. D..., qui contestaient la modification n°2 du plan local d'urbanisme intercommunal de Bièvre Isère communauté (inscription d'un changement de destination sur une parcelle). Les requérants ayant abandonné leurs conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces points. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, chaque partie conserve la charge de ses propres frais d’instance, les demandes de frais étant rejetées.
N° TA38-2204721(TA38-2204721)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C..., qui demandait réparation des préjudices subis lors d'une chute à trottinette sur une piste cyclable, causée par un lampadaire tombé au sol. La juridiction a rejeté l'intégralité de ses demandes, estimant que la matérialité des faits n'était pas suffisamment établie par les pièces du dossier. En conséquence, la responsabilité de Grenoble-Alpes Métropole pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public n'a pas été retenue. Cette solution a été fondée sur les principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'application des textes invoqués.
N° TA38-2204337(TA38-2204337)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du ministre de l'enseignement supérieur de lui accorder l'allocation temporaire d'invalidité. Le tribunal a jugé que l'altercation avec son supérieur hiérarchique le 6 avril 2018, constitutive d'un entretien dans le cadre de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, ne pouvait être qualifiée d'accident de service. Dès lors, la pathologie de M. A... relevait d'une maladie professionnelle, pour laquelle le taux d'incapacité permanente partielle de 10 % était insuffisant pour ouvrir droit à l'allocation, conformément aux articles L. 461-1 et R. 461-8 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2301843(TA38-2301843)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 7 novembre 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A..., un ressortissant guinéen demandeur d'asile. Le tribunal retient que l'OFII, qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant. La décision est annulée pour erreur manifeste d'appréciation et méconnaissance des articles L. 551-16 et L. 573-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'OFII n'ayant pas justifié que le retour de M. A... en France après son transfert en Espagne permettait légalement de lui refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
N° TA38-2512615(TA38-2512615)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... B... pour suspendre le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour et d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a constaté que la demande de suspension de la décision implicite née le 18 août 2025 était irrecevable, faute pour le requérant d'avoir introduit une requête en annulation au fond contre cette décision. En conséquence, la requête a été rejetée. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2407151(TA38-2407151)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Monsieur A... d'une demande d'exécution de son jugement du 20 février 2024, qui avait annulé un refus de titre de séjour et enjoint au préfet de réexaminer sa demande. La préfète de l'Isère a pris un nouvel arrêté le 11 juin 2025, exécutant ainsi l'injonction. Le tribunal constate que la requête est devenue sans objet et prononce un non-lieu à statuer, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2512520(TA38-2512520)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La préfète de l'Isère a opposé un non-lieu à statuer, arguant de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 4 mars 2026. Le tribunal a constaté que cette attestation, délivrée postérieurement à la requête, privait d'objet la demande de suspension et a donc prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2304482(TA38-2304482)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A..., demandant la condamnation de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour versement incomplet de l'allocation pour demandeur d'asile entre novembre 2022 et mai 2023, ainsi que des dommages et intérêts pour préjudice moral. Le tribunal a constaté que l'OFII avait versé la somme totale de 4 932 euros due sur la période, incluant un rappel de 1 306,80 euros, rendant sans objet les conclusions pécuniaires. S'agissant de la demande indemnitaire pour préjudice moral, le tribunal l'a rejetée, faute pour la requérante d'établir l'existence d'un préjudice distinct résultant d'une faute de l'OFII. La décision s'appuie sur les articles D. 553-10 et l'annexe 8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2305085(TA38-2305085)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre le refus de titre de séjour du préfet de la Drôme. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu estimer que la présence de M. A... constituait une menace pour l'ordre public, en raison de ses condamnations pénales, et que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français. La décision s'appuie sur les articles L. 423-7 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2202440(TA38-2202440)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL La Grange d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Bernin refusant un permis de construire. La société requérante s’est désistée de sa requête, et la commune a accepté ce désistement tout en renonçant à ses propres conclusions au titre des frais d’instance. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ces désistements purs et simples, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a clos l’affaire sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2512335(TA38-2512335)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d’une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas contesté un précédent refus de renouvellement et ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à l’urgence et à un doute sérieux sur la légalité de l’acte.
N° TA38-2305817(TA38-2305817)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., qui demandait une expertise et une provision après une chute sur un sentier de randonnée verglacé à Corrençon-en-Vercors. Le tribunal a jugé que la présence de verglas en février dans une commune de montagne constitue un risque prévisible contre lequel l'usager doit se prémunir, et que la commune avait installé un panneau d'avertissement avant l'accident. Par conséquent, aucun défaut d'entretien de l'ouvrage public ni faute du maire n'ont été retenus, la responsabilité de la commune n'étant pas engagée. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien des ouvrages publics et le code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2306125(TA38-2306125)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté d'expulsion du 28 juillet 2023 et de la décision fixant l'Algérie comme pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la procédure était régulière, l'intéressé ayant refusé d'être extrait pour comparaître devant la commission d'expulsion, et que les droits de la défense avaient été respectés. Enfin, le tribunal a rappelé que les condamnations pénales ne sauraient à elles seules justifier légalement une expulsion, mais a rejeté la requête sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2513150(TA38-2513150)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Le H. Celle-ci sollicitait la suspension de l'arrêté préfectoral du 1er décembre 2025 ordonnant la fermeture administrative de son établissement « H Burger » pour deux mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'établissant pas de manière suffisante une situation financière irrémédiable. Surtout, il a considéré qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée, la mesure de fermeture, fondée sur l'article L. 333-2 du code de la sécurité intérieure, étant nécessaire, adaptée et proportionnée aux troubles graves et persistants à l'ordre public causés par le trafic de stupéfiants lié à l'exploitation de l'établissement.
N° TA38-2512289(TA38-2512289)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion du territoire français pris par la préfète de la Savoie à l'encontre de M. C.... Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la gravité, du caractère répété et récent des condamnations pénales de l'intéressé. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux.
N° TA38-2306134(TA38-2306134)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir sur la requête de Mme A..., ressortissante chinoise, a annulé l'arrêté du 24 juillet 2023 par lequel la préfète de la Drôme lui avait refusé un titre de séjour. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, compte tenu de la résidence régulière et continue de l'intéressée en France depuis 2004. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer à Mme A... un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale". Les conclusions dirigées contre une obligation de quitter le territoire français, inexistante dans l'arrêté, ont été rejetées comme irrecevables.
N° TA38-2513134(TA38-2513134)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de l’Isère du 23 octobre 2025 clôturant la demande de document de circulation pour étranger mineur présentée par M. D... pour son fils. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’enfant disposait déjà d’un titre d’identité et de voyage valable jusqu’en 2028, lui permettant de voyager hors de France, notamment en Belgique. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.