Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512421(TA38-2512421)

Classement sans suite d'une demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 15 décembre 2025, rejette le recours pour excès de pouvoir de M. A... comme manifestement irrecevable. La décision de classement sans suite, fondée sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief dès lors que le dossier demeurait incomplet à la date de la décision attaquée. Le requérant ne peut utilement invoquer la production d'un acte de naissance actualisé postérieure à cette décision.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2512555(TA38-2512555)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Marseille, lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée. Par ordonnance du 15 décembre 2025, le dossier a été transmis au tribunal administratif de Marseille.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512380(TA38-2512380)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., qui contestait le classement sans suite de sa demande de nationalité française. La requête ne contenait aucune conclusion tendant à l'annulation d'une décision administrative, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer une demande de naturalisation pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, conformément à l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. En l'espèce, le dossier de Mme A... demeurait incomplet à la date de la décision attaquée, faute de justifier du niveau de langue requis. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2408661(TA38-2408661)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, contestant les refus implicites du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour et une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l'attestation de prolongation d'instruction, un récépissé ayant été délivré en cours d'instance. En revanche, il a jugé que le refus implicite de titre de séjour restait contestable, mais a rejeté la requête faute de preuve de la notification de l'accusé de réception de la demande, rendant les délais de recours opposables. La solution s'appuie sur les articles L. 112-3 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2204239(TA38-2204239)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par les consorts B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du maire de Bernin du 10 février 2022 s’opposant à la déclaration d’achèvement de travaux pour un permis d’aménager. Par un courrier du 13 novembre 2025, les requérants ont déclaré se désister de leur requête, et la commune a accepté ce désistement tout en retirant ses propres conclusions au titre des frais d’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ces désistements purs et simples par ordonnance du 15 décembre 2025. Aucune condamnation aux dépens ou frais n’a été prononcée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512595(TA38-2512595)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant un titre de séjour à M. B.... Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, le requérant se bornant à invoquer une précarisation de l’accès aux soins sans justifier de circonstances particulières, alors qu’il n’était pas menacé d’éloignement. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du même code.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2511856(TA38-2511856)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue dans le cadre d’un recours de plein contentieux, concerne la demande de M. A... visant à obtenir son hébergement d’urgence. Le juge, statuant sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, constate que la commission de médiation de l’Isère a reconnu le requérant comme prioritaire le 4 septembre 2025. La solution retenue ordonne à la préfète de l’Isère d’accueillir M. A... dans une structure adaptée, sous astreinte, après avoir admis l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2506505(TA38-2506505)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 9 juin 2025 par lequel la préfète de la Savoie obligeait Mme A..., ressortissante albanaise, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que cette mesure méconnaissait l'intérêt supérieur des enfants de la requérante, âgés de 12 et 8 ans, protégé par l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. En effet, Mme A... résidait en France depuis près de quatre ans avec son époux, titulaire d'un contrat de travail à durée indéterminée et en situation régulière, ce qui justifiait l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français. L'annulation de cette décision entraîne celle des mesures subséquentes (refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507864(TA38-2507864)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. C... et Mme D..., ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du 19 juin 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient une méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a estimé que leur maintien irrégulier en France, malgré des mesures d’éloignement antérieures, ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels pour une admission au séjour. La solution retenue est le rejet des demandes d’annulation et d’injonction.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507865(TA38-2507865)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. C... et Mme D..., ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du 19 juin 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient une méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a estimé que leur maintien en situation irrégulière, malgré des mesures d’éloignement antérieures, ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue est le rejet des demandes d’annulation et des injonctions.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507866(TA38-2507866)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants albanais, contestant les arrêtés du 27 juin 2025 de la préfète de la Savoie leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507867(TA38-2507867)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants albanais, qui contestaient les arrêtés de la préfète de la Savoie refusant leur admission exceptionnelle au séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507869(TA38-2507869)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant bosnien, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 29 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle. Il a jugé que le préfet n'était pas tenu de statuer sur une demande de titre de séjour pour raison de santé (article L. 425-9 du CESEDA) dans le même arrêté que celle pour admission exceptionnelle (article L. 435-1 du CESEDA). La requête a été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507878(TA38-2507878)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 15 mai 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a retenu un défaut d'examen complet de la demande, la préfète n'ayant pas examiné la demande d'admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (métiers en tension), alors que le requérant l'avait sollicité. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contestées (refus de titre, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour).

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508508(TA38-2508508)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 21 juillet 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant turc et macédonien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la vie familiale établie de l'intéressé avec son épouse française et leur enfant à naître, ainsi que de son intégration professionnelle. En conséquence, il enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sous trois mois, et une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous huit jours.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508509(TA38-2508509)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 22 juillet 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour « salarié » à M. B..., ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit : la préfète a exigé un visa de long séjour « salarié » alors que M. B... était déjà admis au séjour en tant que stagiaire, ce qui le dispensait de cette condition en application de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de trois mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509044(TA38-2509044)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, faute pour le requérant de justifier du caractère réel et sérieux de sa formation. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509048(TA38-2509048)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le comportement de l'intéressé, condamné pour violences conjugales en présence de son enfant mineur, constituait une menace pour l'ordre public. Cette menace justifiait le refus de séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, l'absence de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour d'un an, sans que ces décisions ne portent une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2509069(TA38-2509069)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 9 avril 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant guinéen, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus méconnaissait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la durée significative du séjour en France de l'intéressé (depuis 2017), de son insertion professionnelle stable (CDI de coursier) et de l'absence d'attaches familiales dans son pays d'origine. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a été annulée par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512031(TA38-2512031)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D... qui demandait d’enjoindre à l’administration de valider les aménagements des épreuves de mathématiques pour sa fille, prévus dans le cadre de son plan d’accompagnement personnalisé (PAP). Le juge a estimé que la mesure demandée, par son caractère irréversible, ne relevait pas des mesures provisoires et conservatoires que le juge des référés peut ordonner. De plus, il a considéré que la condition d’urgence n’était pas remplie, les épreuves concernées ne devant se dérouler qu’en juin 2026. La requête a donc été rejetée.

Résumé IA