Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508569(TA38-2508569)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant l’arrêté préfectoral du 16 juillet 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation, l’erreur de droit concernant l’accord franco-algérien, et la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé que la mesure d’éloignement était légalement fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-3 et L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509047(TA38-2509047)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant cambodgien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que, malgré une présence de sept ans en France et une activité professionnelle, le requérant ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses pour bénéficier d'une protection de sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509046(TA38-2509046)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant pakistanais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi pris par la préfète de la Haute-Savoie. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé les décisions suffisamment motivées. Il a estimé que la présence en France de moins de quatre ans et le défaut d'éléments probants sur son intégration, notamment un fort absentéisme scolaire, ne justifiaient pas une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513136(TA38-2513136)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de l’Isère clôturant la demande de document de circulation pour étranger mineur présentée par M. C..., ressortissant russe réfugié, pour sa fille. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’enfant disposait déjà d’un titre d’identité et de voyage valable jusqu’en 2028, lui permettant de voyager hors de France, notamment en Belgique. La requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision contestée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507860(TA38-2507860)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les requêtes de M. et Mme D... dirigées contre les arrêtés du préfet de l'Isère du 3 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Cette solution a été retenue car la préfète a retiré les arrêtés contestés le 3 février 2025, rendant les demandes d'annulation et d'injonction sans objet. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513113(TA38-2513113)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir un document provisoire l’autorisant à travailler, dans le cadre du renouvellement de son certificat de résidence algérien. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 11 mars 2026, lui permettant de travailler. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à M. A... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513125(TA38-2513125)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La demande d'annulation de ce refus a été jugée irrecevable car elle présente un caractère irréversible, excédant les pouvoirs du juge des référés qui ne peut prononcer que des mesures provisoires. La demande de délivrance d'une carte de résident de dix ans a également été rejetée comme manifestement mal fondée, la requérante n'ayant sollicité que le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Enfin, la condition d'urgence n'a pas été examinée, le juge ayant estimé que la requête était manifestement irrecevable et mal fondée, permettant un rejet sans instruction complémentaire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513139(TA38-2513139)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contre l’obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Doubs le 3 novembre 2025. Le requérant, assigné à résidence, disposait d’un délai de recours de sept jours en application des articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Sa requête, enregistrée le 11 décembre 2025, était tardive, le délai ayant commencé à courir à compter de la notification régulière de l’arrêté le 3 novembre 2025. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement des articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513160(TA38-2513160)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., ressortissante malgache, qui demandait la délivrance d'un récépissé et l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande est née le 4 novembre 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mettant fin à l'instruction. Dès lors, la demande de délivrance d'un document provisoire ou d'injonction d'instruire est manifestement mal fondée. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513005(TA38-2513005)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme B..., famille avec trois enfants mineurs, qui demandait à être hébergée d’urgence. Le juge a estimé que, malgré la vulnérabilité de la famille, la condition d’urgence n’était pas remplie, l’OFII ayant proposé une solution d’hébergement temporaire et l’État justifiant de la saturation complète du parc d’hébergement d’urgence en Isère. Il a également considéré qu’aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’était caractérisée, les requérants bénéficiant par ailleurs d’une allocation forfaitaire majorée. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2402888(TA38-2402888)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. A... dirigée contre un arrêté du maire de Neuvecelle du 31 août 2023 lui opposant un sursis à statuer sur sa demande de permis de construire. Le juge a constaté que la décision attaquée avait été régulièrement notifiée le 4 septembre 2023 et que le délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative était expiré lors de l'enregistrement de la requête le 25 avril 2024. En application de l'article L. 761-1 du même code, M. A... a été condamné à verser 1 000 euros à la commune pour ses frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2512687(TA38-2512687)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 6 novembre 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie obligeait M. C..., ressortissant kosovar, à quitter le territoire français. La décision retient que l'obligation de quitter le territoire français était fondée sur l'absence de visa, alors que M. C., en tant que ressortissant kosovar titulaire d'un passeport biométrique, était exempté de cette obligation pour un séjour de 90 jours en application du règlement (UE) 2018/1806. En conséquence, le tribunal a annulé l'ensemble des décisions contestées, incluant le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de dix-huit mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512634(TA38-2512634)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi de deux requêtes en annulation d'arrêtés de remise aux autorités suisses, pris par la préfète du Rhône à l'encontre de Mme C... et M. D..., ressortissants arméniens demandeurs d'asile. Les requérants contestaient la légalité de ces décisions en invoquant notamment l'incompétence de l'auteur, l'absence d'accord explicite des autorités suisses, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure de réadmission était conforme au règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, confirmant la légalité des arrêtés de remise.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512352(TA38-2512352)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... d’une demande de suspension de la décision implicite refusant de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressée une attestation valable jusqu’au 3 mars 2026, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, notamment celles relatives aux frais de justice et à l’aide juridictionnelle provisoire.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2512347(TA38-2512347)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident ou de renouveler la carte de séjour pluriannuelle de M. A..., ressortissant béninois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction permettait à l'intéressé de justifier de la régularité de son séjour et de poursuivre son activité professionnelle. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2512245(TA38-2512245)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du président du conseil départemental de l’Isère refusant à M. B..., un jeune majeur anciennement confié à l’aide sociale à l’enfance, le bénéfice d’un accompagnement jeune majeur. Le juge a estimé que la condition d’urgence était caractérisée, l’intéressé se trouvant sans ressources ni soutien familial, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 222-5 5° du code de l’action sociale et des familles était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au département de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2512106(TA38-2512106)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension d'une décision implicite du département de la Drôme relative à un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 353 euros notifié à M. C.... Le juge a constaté que le recours préalable obligatoire formé par l'intéressé le 17 juillet 2025 avait un caractère suspensif en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, interdisant à l'administration de poursuivre le recouvrement de l'indu. Par conséquent, la demande de suspension de cette décision a été jugée sans objet et irrecevable, le juge précisant qu'il ne lui appartient pas d'ordonner le reversement de sommes irrégulièrement prélevées dans le cadre de ce référé.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2509860(TA38-2509860)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d’expertise à la demande de la commune de Rochegude. Cette expertise vise à déterminer l’origine des désordres affectant une aire de fitness (déportation d’équipement, défauts de fixation, décollement du sol) réalisée en 2022 et réceptionnée sans réserve en janvier 2023. Le juge a considéré la demande utile et a désigné un expert avec une mission détaillée, incluant l’analyse des causes et des responsabilités. La demande de la commune au titre des frais de justice a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2508320(TA38-2508320)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de Monsieur E... et Monsieur B... C... concernant l'édification d'un mur de soutènement par la commune de Vénérieu, qui agrandit la cour de l'école et cause des nuisances. Le juge a fait droit à la demande d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant qu'elle présente un caractère utile pour déterminer les désordres et leurs causes. En revanche, les conclusions des requérants relatives à la légalité de la construction ont été rejetées, car elles relèvent du juge du fond. Les demandes des parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2508144(TA38-2508144)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de M. E... au centre hospitalier de Montélimar le 5 septembre 2023, à la suite de son décès par hémorragie. La requérante, Mme E..., invoquait des dysfonctionnements dans la chaîne de secours préhospitalière. Le tribunal a jugé la demande utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, et a désigné un expert pour déterminer si des manquements ont été commis et leur lien avec le décès. La question des frais d'expertise a été réservée pour une décision ultérieure.

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