Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2502980(TA38-2502980)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 18 novembre 2025, a pris acte du désistement pur et simple de l’association OESPA dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre un refus de communication de documents par la direction départementale de protection des populations (DDPP) de la Drôme. L’association demandait l’annulation de ce refus et la communication des éléments sollicités, sur le fondement du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue est un simple constat de désistement, rendu possible par l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen au fond du litige.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510150(TA38-2510150)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. C..., qui demandait la communication de documents relatifs à la pair-aidance par le centre hospitalier spécialisé de la Savoie. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance constate ce désistement et rejette les conclusions reconventionnelles des deux parties au titre de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y a pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510978(TA38-2510978)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 21 juillet 2025 par lequel la maire de Bresson s'est opposée à la déclaration préalable de Bouygues Telecom pour l'installation d'équipements de radiotéléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à un intérêt public ou à sa situation, la couverture du réseau dans la zone étant jugée suffisante. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2511234(TA38-2511234)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de carte de résident de Mme A..., formulée par la préfète de l’Isère. La condition d’urgence a été reconnue, la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction n’étant pas de nature à écarter la présomption d’urgence en matière de refus de renouvellement de titre de séjour. Cependant, le tribunal a estimé qu’aucun moyen sérieux n’était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision attaquée, au regard des articles L. 423-6 et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511264(TA38-2511264)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions implicites de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour et de l'attestation de prolongation d'instruction de M. B..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car le requérant n'a pas démontré que la situation de précarité invoquée était suffisamment grave et immédiate pour justifier une suspension. En l'absence de doute sérieux sur la légalité des décisions, la demande a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2507343(TA38-2507343)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a rejeté la demande de Mme A..., brigadier-chef de police, qui sollicitait une indemnité provisionnelle de 20 000 euros au titre de son déficit fonctionnel permanent consécutif à un accident de service reconnu imputable. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas suffisamment certaine, car le taux d'incapacité permanente partielle de 25 %, retenu dans le cadre statutaire de l'allocation temporaire d'invalidité, ne s'imposait pas pour l'évaluation du préjudice en droit commun. En outre, les éléments médicaux versés au dossier ne permettaient pas d'établir avec un degré suffisant de certitude l'existence et l'étendue du déficit fonctionnel permanent indemnisable. La décision s'appuie sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les principes de réparation des accidents de service issus de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2400921(TA38-2400921)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l’État à indemniser Mme A... pour la carence fautive du préfet de l’Isère, qui n’a pas exécuté dans le délai légal la décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. La responsabilité de l’État a été engagée pour la période du 18 mai 2023 à janvier 2025, durant laquelle aucune offre adaptée n’a été proposée, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 5 450 euros en réparation des troubles dans les conditions d’existence subis.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501582(TA38-2501582)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. A... et de la société Drapo, qui demandait l’annulation du rejet implicite de leur recours contre le retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. La juridiction a constaté que, avant même l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat avait accordé la prime sollicitée par une décision du 25 novembre 2024, rendant le litige sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté les demandes accessoires.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511920(TA38-2511920)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... B... comme portée devant une juridiction incompétente. La requête, enregistrée le 12 novembre 2025, visait à contester une rupture abusive de promesse d'embauche devant le conseil de prud'hommes de Bonneville, un litige relevant de l'ordre judiciaire. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête, constatant qu'elle ne relevait manifestement pas de la compétence administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508412(TA38-2508412)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant un arrêté préfectoral du 7 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée. Il a également estimé que le droit d'être entendu de M. A... n'avait pas été méconnu lors de son audition par la police aux frontières. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2502070(TA38-2502070)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant des courriers du maire de Saint-Marcellin relatifs à une procédure disciplinaire. La juridiction a estimé que ces courriers constituaient des actes préparatoires, non susceptibles d’être attaqués directement par un recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2400812(TA38-2400812)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C... d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi en raison de l’absence de proposition d’hébergement stable et adapté, malgré une décision de la commission de médiation du 9 septembre 2019 le reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a rappelé que la carence fautive de l’État à exécuter cette décision dans le délai imparti engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence. Il a estimé que l’offre d’hébergement temporaire en 2020 et le refus d’une proposition en 2021 ne déliaient pas le préfet de son obligation, et a condamné l’État à verser une indemnité à M. C... sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510563(TA38-2510563)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A..., ressortissante comorienne, d’une demande d’injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré l’attestation sollicitée, valable jusqu’au 21 janvier 2026. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2506738(TA38-2506738)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la préfète de l’Isère d’un recours en excès de pouvoir visant l’annulation d’un permis de construire tacitement délivré par le maire de Saint-Clair-sur-Galaure. La préfète s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 17 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question de fond relative au permis de construire ou aux textes applicables n’a donc été tranchée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2502174(TA38-2502174)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, concerne un litige entre la SAS Entreprise Sallée et la commune de Saint-Martin-le-Vinoux relatif au paiement du solde d’un marché public de travaux. La société requérante sollicitait le versement d’une provision correspondant au solde du décompte général et définitif tacite, ainsi que des intérêts moratoires et une indemnité forfaitaire. Le tribunal a constaté que la commune avait mandaté les sommes dues, mais que le paiement effectif était bloqué par la Trésorerie en raison d’un désaccord sur le montant dû à un sous-traitant et de réserves non levées. Par conséquent, le juge a estimé que la créance n’était pas non sérieusement contestable et a rejeté l’intégralité des demandes de provision, y compris celles relatives aux intérêts moratoires et à l’indemnité forfaitaire.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2510900(TA38-2510900)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour assurer l'exécution d'une précédente ordonnance du 24 septembre 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour provisoire et un document provisoire de séjour. Constatant que la préfète n'avait pas délivré le document provisoire de séjour, maintenant ainsi la requérante en situation irrégulière, le juge a modifié les mesures ordonnées. Il a enjoint à la préfète de délivrer ce document, autorisant le travail, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'Etat a également été condamné à verser 600 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2200001(TA38-2200001)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C... visant à annuler la décision de préemption du 20 décembre 2021 prise par la directrice générale de l'EPORA sur des parcelles aux Roches-de-Condrieu. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et l'absence de projet réel. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée, que l'autorité était compétente et que le délai de deux mois prévu à l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme avait été respecté. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511999(TA38-2511999)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait le versement de la prestation de compensation du handicap. Le juge a estimé que le litige relatif au versement de cette prestation ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, mais de celle du juge judiciaire, en application des articles L. 134-3 et L. 245-2 du code de l’action sociale et des familles. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sans transmission au tribunal judiciaire, le contentieux ne portant pas sur l’admission à l’aide sociale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2400918(TA38-2400918)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à indemniser Mme C... D... pour la carence fautive de l'administration à lui proposer un hébergement adapté dans les délais légaux. La commission de médiation de l'Isère avait reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande le 10 octobre 2022, mais aucune offre adaptée ne lui a été faite avant janvier 2025. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour la période du 23 janvier 2023 à janvier 2025, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2511415(TA38-2511415)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 16 juin 2025, a condamné l’État à verser 1 000 euros au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. Cette décision fait suite à l’injonction faite à la préfète de loger Mme B..., qui a été exécutée avec retard (attribution d’un logement le 14 octobre 2025 et signature du bail le 22 octobre 2025). Le tribunal a liquidé l’astreinte sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, en tenant compte de la période d’inexécution postérieure au 31 août 2025.

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