Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2507141(TA38-2507141)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. C... et Mme A.... Celle-ci vise à déterminer les causes et conséquences des infiltrations d’eau affectant leur maison, consécutives à des travaux d’enfouissement de réseaux électriques réalisés par le SDES 73 et la société Colas France. Le tribunal a considéré la mesure utile pour un éventuel litige au fond, malgré les réserves du SDES 73. L’expert désigné devra notamment identifier l’origine des désordres, évaluer les travaux nécessaires et leur coût, et tenter une conciliation entre les parties.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2107785(TA38-2107785)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme F..., de M. H... et de Mme G... tendant à l'annulation de la délibération du 22 septembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Hauteluce a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme (PLU). La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la régularité de la procédure d'adoption, à l'insuffisance du rapport de présentation, à l'illégalité des orientations d'aménagement et de programmation (OAP) et aux erreurs manifestes d'appréciation dans le classement de certaines parcelles en zone agricole. Le tribunal a jugé que la commune avait respecté les dispositions des articles L. 153-31 et suivants du code de l'urbanisme et que les choix de classement étaient justifiés par des motifs d'urbanisme et de protection des espaces agricoles. Les demandes de frais de justice ont également été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2108689(TA38-2108689)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme E..., agissant pour elle-même et sa fille A... B..., d'une demande d'indemnisation provisionnelle pour des préjudices résultant d'un accident vasculaire cérébral survenu après la naissance, potentiellement lié à la manipulation d'un cathéter au centre hospitalier de Montélimar. La requérante contestait le rapport d'expertise de la CCI et sollicitait une nouvelle expertise. Le tribunal a rejeté la demande de nouvelle expertise, estimant que le rapport contesté était suffisamment motivé et circonstancié. En conséquence, il a également rejeté les demandes d'indemnités provisionnelles présentées à l'encontre du centre hospitalier et de l'ONIAM. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2101674(TA38-2101674)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les consorts F... d’une demande d’indemnisation suite au décès de G... F..., survenu après une prise en charge jugée fautive par le centre hospitalier d'Albertville-Moûtiers. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’établissement pour les fautes commises lors de l’hospitalisation de la patiente, en lien direct avec son décès. Il a condamné le centre hospitalier à verser diverses sommes aux requérants au titre des souffrances endurées, des préjudices d’affection et des frais d’obsèques, ainsi qu’à la caisse d’assurance maladie (CAMIEG) pour ses débours. Cette solution s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en matière hospitalière, conformément au code de la santé publique et au code de la sécurité sociale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2307098(TA38-2307098)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de deux ressortissants arméniens, Mme C... et M. D..., qui contestaient le refus du préfet de la Drôme de leur délivrer une autorisation provisoire de séjour en tant que bénéficiaires de la protection temporaire. Le tribunal a rejeté leurs demandes d’annulation, estimant que les arrêtés préfectoraux étaient suffisamment motivés et ne révélaient pas de défaut d’examen particulier de leur situation. Il a considéré que les requérants, bien qu’ayant résidé en Ukraine, ne relevaient pas des catégories éligibles à la protection temporaire au sens de la décision d’exécution (UE) 2022/382 du 4 mars 2022 et de l’article L. 581-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Enfin, le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant était inopérant en l’espèce.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2307726(TA38-2307726)

Refus de délivrance d’une carte de résident à une ressortissante marocaine par la préfète de la Drôme. Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête en annulation. Il estime que la décision est suffisamment motivée et que la demande, présentée moins de deux mois avant l’expiration du titre de séjour, constitue une première demande de carte de résident. Faute de visa de long séjour, la condition posée par l’article L. 423-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’est pas remplie.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507221(TA38-2507221)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de Mme A..., ressortissante guinéenne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment un vice de procédure, une méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une erreur manifeste d'appréciation. La préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer, sans que le tribunal ne précise la solution retenue dans l'extrait fourni. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507662(TA38-2507662)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 30 juin 2025 lui retirant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a estimé que le retrait était légal car le titre avait été obtenu par fraude, l'intéressé ne remplissant pas les conditions de résidence requises par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation, ont été écartés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExécution d'un jugementREJETE

TA38-2507670(TA38-2507670)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. D..., ressortissant arménien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Drôme le 26 mai 2025. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'information de la commission du titre de séjour, la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507675(TA38-2507675)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme E..., ressortissants libanais, qui contestaient les arrêtés du 27 mai 2024 du préfet de la Drôme leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté. Il a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, qui n'étaient contestées que par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre, ont également été jugées légales.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2507703(TA38-2507703)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Nord du 6 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet a abrogé cet arrêté le 20 août 2025, ce qui a conduit Mme A... à se désister purement et simplement de sa requête. Par un jugement du 18 novembre 2025, la 5ème chambre du tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2507716(TA38-2507716)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les arrêtés du 25 juin 2025 par lesquels le préfet de la Drôme refusait de délivrer un titre de séjour à M. et Mme C..., ressortissants arméniens, et les obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que ces décisions portaient une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de leur présence en France depuis huit ans, de l'intégration de leurs enfants et de leurs efforts d'insertion professionnelle et sociale. La solution retenue est l'annulation des arrêtés pour méconnaissance de l'article 8 de la CESDH.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508308(TA38-2508308)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 6 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a substitué la base légale de la décision, initialement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (entrée irrégulière), par le 2° du même article (maintien irrégulier après expiration du visa), cette substitution ne privant pas l'intéressé de garanties. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal considérant que la mesure d'éloignement ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508311(TA38-2508311)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Haute-Savoie. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour était justifié sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public que constituait la présence en France du requérant, compte tenu de sa condamnation pénale pour trafic de stupéfiants. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'établir la réalité et l'ancienneté de sa relation de couple.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508365(TA38-2508365)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 mai 2025 refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que le délai de traitement de la demande était sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., sans qu'il soit fait droit à ses demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508373(TA38-2508373)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante colombienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. La décision, rendue en excès de pouvoir, écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de la situation personnelle. Le tribunal juge que la préfète a légalement fondé la mesure sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en retenant que Mme E. ne justifiait pas d'une entrée récente en France et que sa présence datait de décembre 2024. Enfin, il estime que la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2510744(TA38-2510744)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 13 août 2025 par laquelle le département de l'Isère a refusé d'ouvrir les droits au revenu de solidarité active (RSA) à Mme C.... Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'absence de ressources suffisantes de la requérante, et que le moyen tiré de la condition de séjour de cinq années consécutives était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au département de verser à titre provisoire le RSA à compter de la demande, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2511322(TA38-2511322)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. D... pour suspendre une délibération du 3 septembre 2025 par laquelle la commune de Saint-Martin-d'Uriage a exercé son droit de préemption forestier sur des parcelles. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en matière de préemption, car l'acte prive l'acquéreur évincé de la possibilité d'acquérir le bien. Il a également estimé que le moyen tiré de l'incompétence du conseil municipal, au profit du maire, pour exercer ce droit en vertu de l'article L. 331-22 du code forestier, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la délibération contestée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2511690(TA38-2511690)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A..., ressortissant nigérien, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 30 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a retiré les deux arrêtés attaqués par un arrêté du 6 novembre 2025. Constatant que ce retrait a privé d'objet les conclusions en annulation, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511715(TA38-2511715)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l’interdiction de retour sur le territoire français de deux ans prise par la préfète de la Savoie le 22 octobre 2025 à l’encontre de M. A..., ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée, la préfète n’ayant pas examiné la situation personnelle de l’intéressé, notamment sa minorité et sa prise en charge par l’aide sociale à l’enfance, ni justifié de l’absence de circonstances humanitaires au sens de l’article L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette annulation implique également la suppression du signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen.

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