Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2503434(TA38-2503434)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de Mme A... contestant le refus de la commune de Seyssel de lui accorder un congé de longue maladie et demandant des indemnités. La requête, introduite par M. B... pour le compte de Mme A..., n'était pas signée par cette dernière et M. B... ne faisait pas partie des mandataires autorisés à la représenter. Malgré une demande de régularisation, Mme A... n'a pas produit de requête ou document signé de sa main dans le délai imparti. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1, R. 431-4, R. 431-5 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501572(TA38-2501572)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. A... et de la société Drapo, qui contestaient le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de faire droit à leur recours préalable contre le retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. Le juge a constaté qu’avant même l’introduction de la requête, l’Anah avait accordé la prime sollicitée par une notification rectificative du 25 novembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête ne présentait plus d’objet et était donc manifestement irrecevable.
N° TA38-2503183(TA38-2503183)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B..., qui sollicitait une réponse à sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête ne contenait ni conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative, ni demande indemnitaire, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, qu'il appartenait à l'intéressée de contester par un recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502807(TA38-2502807)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d'une demande de liquidation définitive de l'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour assurer l'enregistrement de la demande d'asile de Mme A..., ressortissante guinéenne. Le juge a constaté que l'injonction initiale, qui ordonnait la fixation d'un rendez-vous sous astreinte de 100 euros par jour, avait été exécutée. En conséquence, il a estimé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la liquidation définitive de l'astreinte, se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
N° TA38-2502806(TA38-2502806)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d'une demande de liquidation définitive de l'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour l'exécution d'une injonction d'enregistrement d'une demande d'asile. Le juge a constaté que l'injonction, assortie d'une astreinte provisoire de 100 euros par jour, avait finalement été exécutée. En conséquence, il a estimé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à la liquidation définitive de l'astreinte, se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
N° TA38-2502797(TA38-2502797)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de liquidation définitive de l'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour défaut d'enregistrement de la demande d'asile de Mme A... et M. B..., ressortissants angolais. Le juge a constaté que l'injonction initiale du 3 mars 2025 avait finalement été exécutée. En conséquence, il a estimé qu'il n'y avait pas lieu de prononcer la liquidation définitive de l'astreinte, mettant fin à la procédure. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
N° TA38-2502659(TA38-2502659)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné une demande de liquidation définitive de l'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère. Celle-ci avait été enjointe de fixer un rendez-vous à un couple de demandeurs d'asile arméniens pour l'enregistrement de leurs demandes. Le juge a constaté que l'injonction avait été exécutée et a donc refusé de procéder à la liquidation définitive de l'astreinte. Cette décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA38-2501580(TA38-2501580)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... et de la société Drapo, qui demandait l’annulation du rejet implicite de leur recours contre le retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. Le tribunal a constaté que, avant même l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat avait accordé la prime sollicitée par une notification rectificative du 25 novembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête ne présentait plus d’objet et était manifestement irrecevable.
N° TA38-2511416(TA38-2511416)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 17 novembre 2025, a procédé à la liquidation de l'astreinte prononcée le 24 mars 2025 à l'encontre de l'État. Cette astreinte, d'un montant initial de 500 euros par mois, avait été ordonnée pour contraindre la préfète de la Haute-Savoie à loger Mme A..., reconnue prioritaire. Constatant que le logement a été attribué le 9 octobre 2025 et le bail signé le 24 octobre 2025, le tribunal a fixé le montant définitif de l'astreinte à 2 500 euros. Cette somme est due au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2203656(TA38-2203656)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation du refus de permis de construire un atelier artisanal à Saint-Savin. Le tribunal a estimé que le maire était fondé à refuser le permis pour le seul motif que le projet, implanté à trois mètres de la limite séparative, méconnaissait l'article AUi 4.5 du plan local d'urbanisme (PLU) imposant une distance minimale de cinq mètres. Les autres moyens soulevés par la requérante ont été jugés inopérants. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme.
N° TA38-2507206(TA38-2507206)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule la décision du 27 mars 2025 par laquelle la commission de médiation de l’Isère a refusé de reconnaître comme prioritaire et urgente la demande d’hébergement de Mme C..., ressortissante nigériane en situation irrégulière. Le juge unique estime que la commission a commis une erreur de fait en considérant que l’intéressée disposait d’un hébergement, alors qu’elle était sous le coup d’une procédure d’expulsion judiciaire. Il enjoint à la commission de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2511955(TA38-2511955)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de titre de séjour présentée par une ressortissante tunisienne. La requérante, qui sollicitait un titre sur un nouveau fondement après le décès de son enfant malade, ne pouvait bénéficier de la présomption d'urgence applicable aux demandes de renouvellement. Le juge a estimé que les éléments invoqués (scolarisation des autres enfants, emplois exercés) ne constituaient pas des circonstances particulières justifiant une urgence à très bref délai. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen de la légalité de la décision.
N° TA38-2508413(TA38-2508413)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance. Les textes appliqués incluent la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA38-2509305(TA38-2509305)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... d'une demande d'injonction visant à obtenir de la préfète de l'Isère la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 14 octobre 2025. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu'aucun obstacle ne s'opposait à ce qu'il en soit donné acte. Par ordonnance du 17 novembre 2025, il a donc donné acte du désistement de Mme B....
N° TA38-2401134(TA38-2401134)
Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 10 000 euros à Mme B..., reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 27 avril 2023, en raison de l'absence de proposition d'hébergement dans le délai légal de six semaines. Cette carence fautive a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, pour la période du 8 juin 2023 à la date du jugement. Le tribunal a estimé que le fait que la requérante n'ait plus contacté le 115 depuis décembre 2023 ne déchargeait pas l'administration de son obligation. La somme allouée répare les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral subis.
N° TA38-2510918(TA38-2510918)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du maire des Allues réglementant la circulation hivernale sur les chemins menant à la Traie. La société requérante, exploitant un refuge, n'a pas démontré l'urgence nécessaire à la suspension, le préjudice économique allégué n'étant pas suffisamment établi et l'intérêt public à la sécurité des usagers étant reconnu. Le juge a également estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence du maire et l'atteinte aux libertés, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La demande de la commune au titre des frais de justice a également été rejetée.
N° TA38-2400744(TA38-2400744)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme et M. B... demandant l’annulation de la décision du préfet de l’Isère du 6 décembre 2023 rejetant leur recours pour une offre d’hébergement. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l’irrégularité de la composition de la commission de médiation était insuffisamment précis. Il a également jugé que les requérants, de nationalité albanaise et faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, ne pouvaient se prévaloir du droit à un hébergement au titre du droit à l’hébergement d’urgence, en application des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2400677(TA38-2400677)
Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l’État à verser 5 000 euros à M. C... pour le préjudice subi du fait de l’absence d’hébergement dans les délais légaux. La commission de médiation de l’Isère avait reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande le 20 juin 2022, imposant une offre d’hébergement avant le 1er août 2022. L’administration n’a proposé une solution que le 16 juin 2023, engageant sa responsabilité pour la période intermédiaire. La solution s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2400578(TA38-2400578)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à indemniser M. C... pour la carence fautive à lui proposer un hébergement adapté, suite à la décision de la commission de médiation du 14 avril 2022 le reconnaissant comme prioritaire. La responsabilité de l'État a été engagée pour la période du 26 mai 2022 au 8 janvier 2025, date d'une proposition tardive refusée sans motif valable. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, retenant un préjudice lié aux troubles dans les conditions d'existence.
N° TA38-2307433(TA38-2307433)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... E... qui demandait l’annulation d’un titre exécutoire émis par le syndicat mixte du lac d’Annecy pour le recouvrement d’une participation au financement de l’assainissement collectif. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car M. E... n’était ni le destinataire du titre ni codébiteur solidaire, et ne justifiait donc d’aucun intérêt à agir. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision reposant sur le défaut d’intérêt à agir.