Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500435(TA38-2500435)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. et Mme C... qui demandait l'annulation de la décision de la commission de médiation de l'Isère du 17 octobre 2024 refusant de reconnaître leur demande d'hébergement comme prioritaire et urgente. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, une irrégularité de composition de la commission, et une méconnaissance des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des conventions internationales. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés étaient infondés, confirmant ainsi le rejet de la commission. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable et à la procédure de recours amiable.
N° TA38-2505055(TA38-2505055)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B..., qui sollicitait une intervention du tribunal concernant sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête ne contenait aucune conclusion tendant à l'annulation d'une décision administrative explicite ou implicite, ni de demande indemnitaire, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur la demande de renouvellement, déposée le 29 décembre 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a invité l'intéressée, si elle s'y croit fondée, à contester cette décision implicite par un recours pour excès de pouvoir.
N° TA38-2511324(TA38-2511324)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 17 novembre 2025, a procédé à la liquidation de l'astreinte prononcée le 6 janvier 2025 à l'encontre de l'État. Cette astreinte, d'un montant de 500 euros par mois, avait été assortie à l'injonction faite à la préfète de la Haute-Savoie de loger Mme B..., reconnue prioritaire. Constatant que le logement a été attribué le 29 juillet 2025, soit avec un retard de plusieurs mois, le tribunal a fixé le montant définitif de l'astreinte à 2 500 euros. Cette somme est versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2500554(TA38-2500554)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A... B... épouse C..., qui avait initialement contesté deux arrêtés de la communauté de communes du Crestois et du Pays de Saillans – Cœur de Drôme relatifs à son maintien en congé de longue durée à demi-traitement et à son placement en disponibilité pour convenances personnelles. Par une ordonnance fondée sur l'article R.222-1 du code de justice administrative, le président de la 6ème chambre a constaté que ce désistement d'instance était sans opposition et a ordonné qu'il en soit donné acte. Aucune question relative aux dépens ou à l'article L. 761-1 du même code n'étant soulevée, l'affaire a été close sans autre examen au fond.
N° TA38-2511937(TA38-2511937)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’avis défavorable du ministre de l’intérieur concernant l’exploitation d’un poste d’enregistrement des jeux et paris de La Française des jeux. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte directe et immédiate à la pérennité de son établissement. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2501327(TA38-2501327)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... B... contestant l'avis du conseil médical départemental du 20 novembre 2024. Le juge a estimé que cet avis, émis par un organisme consultatif et ne liant pas l'administration, constitue un simple acte préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4°), R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501490(TA38-2501490)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de M. A... comme manifestement irrecevable. La demande visait à contester le rejet implicite d’un recours administratif préalable obligatoire concernant le retrait d’une prime de transition énergétique. Le juge a constaté que la décision de rejet explicite du 28 juin 2024 n’avait pas été contestée dans le délai de deux mois, devenant définitive, et que la décision implicite ultérieure était purement confirmative, ne rouvrant pas le délai de recours. La requête, enregistrée le 13 février 2025, était donc tardive. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504260(TA38-2504260)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires Les Chalets de Pierre Plate, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Gervais-les-Bains à lui verser 24 155,90 euros pour des travaux de réparation d’une conduite d’eau potable. Le tribunal a estimé que cette action, relative à une canalisation située après compteur et liée à l’exécution du contrat de distribution d’eau potable, relève de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative. Cette solution s’appuie sur les articles L. 2224-7 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, qui qualifient le service de distribution d’eau potable de service public industriel et commercial, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501491(TA38-2501491)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de Mme A... visant à contester le refus implicite de l'Agence nationale de l'habitat de verser une prime. La société Drapo, mandataire de Mme A... décédée, ne justifiait d'aucun intérêt à agir, le mandat ayant pris fin avec le décès du mandant conformément à l'article 2003 du code civil. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. De plus, la société Drapo a été condamnée à une amende de 1 500 euros pour requête abusive en application de l'article R. 741-12 du même code.
N° TA38-2511406(TA38-2511406)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par la préfète de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 25 juillet 2025 à l’encontre de l’État pour assurer le logement de M. B..., reconnu prioritaire. Le tribunal a constaté que l’intéressé s’était vu attribuer un logement et avait signé un bail le 8 septembre 2025, soit avant l’expiration du délai imparti. En conséquence, il a estimé que l’injonction avait été exécutée et a décidé, par ordonnance du 17 novembre 2025, qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte. Cette décision est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2503837(TA38-2503837)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait un avis du conseil médical du 19 mars 2025, mais cet avis constitue un simple acte préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans régularisation possible.
N° TA38-2511412(TA38-2511412)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 12 octobre 2023, a condamné l’État à verser la somme de 9 500 euros au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. Cette astreinte avait été fixée pour contraindre l’administration à loger M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation, avant le 30 novembre 2023. Constatant que le logement n’a été attribué que le 24 juin 2025 et le bail signé le 2 juillet 2025, le tribunal a liquidé l’astreinte sur la base des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2511701(TA38-2511701)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. B... sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui sollicitait un premier titre de séjour, ne justifiait pas de circonstances particulières, ayant notamment attendu plus de deux ans pour agir. La requête a été rejetée sans audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2511993(TA38-2511993)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A.... Le requérant, dont le titre de séjour a expiré, demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction et qu'il soit statué sur ses demandes de titre de séjour. Le tribunal constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence gardé par la préfecture pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, l'absence de délivrance de l'attestation ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, et les conclusions à fin d'injonction sont sans objet.
N° TA38-2200839(TA38-2200839)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (8ème Chambre) a rejeté la requête de M. A... qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 27 août 2021 ordonnant la saisie définitive de ses armes et munitions. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu se fonder sur les mêmes faits dangereux (menaces de mort et hospitalisation psychiatrique) ayant justifié la remise initiale des armes en 2018, sans être tenu de mentionner les certificats médicaux produits par l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions indemnitaires, sur le fondement des articles L. 312-7, L. 312-9 et L. 312-10 du code de la sécurité intérieure.
N° TA38-2506365(TA38-2506365)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement d'instance de Mme B..., qui contestait un refus de délivrance d'un récépissé avec droit au travail opposé par la préfète de l'Isère. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Le tribunal a rejeté sa demande de condamnation de l'État au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511449(TA38-2511449)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... A... d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 30 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de six mois, et contre un arrêté du 31 octobre 2025 portant assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des arrêtés contestés ainsi que les conclusions accessoires. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2511645(TA38-2511645)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 27 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière de l'intéressé, motif suffisant à lui seul. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
N° TA38-2407449(TA38-2407449)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société Indigo Park d’un recours de plein contentieux visant à obtenir l’indemnisation d’un préjudice de 36 720 euros, à la suite du rejet de sa demande indemnitaire par le maire de la commune des Gets. La société requérante s’est désistée de l’instance par un mémoire enregistré le 7 février 2025. Par une ordonnance du 14 novembre 2025, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2204319(TA38-2204319)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. A... contestant deux arrêtés préfectoraux (des 9 juin et 7 septembre 2022) lui interdisant l'accès aux matchs de football du Grenoble Foot 38 et de l'équipe de France, et lui imposant une obligation de pointage. Le tribunal a annulé ces arrêtés, jugeant que les faits reprochés à M. A... n'étaient pas établis et qu'il ne constituait pas une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 332-16 du code du sport. La solution retenue est l'annulation pour erreur de fait et disproportion de la mesure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.