Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2509911(TA38-2509911)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'État à verser une provision de 5 000 euros à Mme B..., reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence. La carence fautive de l'État, qui n'a pas exécuté la décision de la commission de médiation dans le délai légal de six semaines à compter du 21 septembre 2023, engage sa responsabilité. Cette faute a causé des troubles dans les conditions d'existence et un préjudice moral à la requérante, qui a deux enfants à charge. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-18.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2509467(TA38-2509467)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a condamné l'État à verser à Mme B... une provision de 13 400 euros. Cette décision fait suite à la carence fautive de la préfète de l'Isère, qui n'a pas exécuté la décision de la commission de médiation du 17 octobre 2024 reconnaissant Mme B... comme prioritaire pour un hébergement d'urgence, ni respecté l'injonction du tribunal du 13 mars 2025. La solution retenue engage la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et ses trois enfants, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2107928(TA38-2107928)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E... demandant l'annulation du permis de construire délivré le 7 juin 2021 par le maire de La Chapelle de Surieu pour la surélévation et l'extension d'une maison. Le tribunal a examiné les moyens soulevés par le requérant, notamment la méconnaissance des articles R. 431-8 et R. 431-9 du code de l'urbanisme, le dépassement de la hauteur maximale autorisée par le plan local d'urbanisme (PLU) en zone agricole, et la violation de l'article R. 111-27 du même code. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens, le tribunal ayant considéré qu'ils n'étaient pas fondés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404365(TA38-2404365)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... qui contestait le refus implicite de la commission de médiation de la Haute-Savoie de la reconnaître comme prioritaire pour un logement. La requérante invoquait une menace d'expulsion locative, mais n'a produit qu'un commandement de payer, sans décision de justice prononçant l'expulsion. Or, l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation exige un jugement d'expulsion pour caractériser cette situation prioritaire. En l'absence d'un tel jugement, la commission a légalement rejeté la demande. La solution retenue est le rejet de la requête.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508808(TA38-2508808)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 13 novembre 2025, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution d'une précédente ordonnance du 22 mai 2025. Cette dernière enjoignait à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour de M. B... et de lui délivrer un document provisoire. Le tribunal a constaté que l'injonction avait été exécutée le 15 septembre 2025, date de délivrance du titre de séjour, et a fixé le montant global et définitif de l'astreinte à 5 600 euros sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2509784(TA38-2509784)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a condamné l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à verser une provision de 667,40 euros à un demandeur d'asile. Cette somme correspond à des allocations pour demandeur d'asile impayées entre le 1er juin et le 17 juillet 2025, période durant laquelle ses droits n'étaient pas éteints. Le juge a estimé que l'obligation de l'OFII n'était pas sérieusement contestable, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Le requérant a également été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2401187(TA38-2401187)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation de la Haute-Savoie refusant de reconnaître son droit au logement opposable (DALO). En cours d’instance, la préfète a démontré que le requérant avait obtenu un logement social et signé un bail le 31 janvier 2025. Constatant que la demande était devenue sans objet, le juge unique a prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2400108(TA38-2400108)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 26 octobre 2023 par laquelle la commission de médiation de la Haute-Savoie avait refusé de reconnaître la demande de logement de Mme C... comme prioritaire et urgente. La requérante contestait ce refus en excès de pouvoir, soutenant avoir transmis un rapport d’insalubrité. Le tribunal, appliquant les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, a jugé que Mme C... remplissait les conditions pour être reconnue prioritaire, son logement étant insalubre et impropre à l’habitation, et que le préfet, n’ayant pas produit de mémoire en défense, était réputé acquiescer aux faits.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208312(TA38-2208312)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... épouse B... et Mme B... épouse F... qui demandaient l'annulation de la délibération du 20 juin 2022 par laquelle la communauté de communes Bièvre Est a approuvé la modification n°1 du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a jugé que le plan B' relatif aux risques naturels, bien qu'entaché d'un vice lors de son adoption initiale, n'avait pas été annulé et demeurait en vigueur, ce qui autorisait sa modification ultérieure. Il a également estimé que les prescriptions dites "de fonds de jardin au contact de la zone agricole" n'avaient pas été créées par la modification contestée mais figuraient déjà dans la version initiale du PLUi, laquelle avait été soumise à enquête publique. Par conséquent, les moyens tirés de l'absence d'enquête publique préalable et de l'illégalité de la modification du plan B' ont été écartés, la requête étant rejetée sur le fondement des articles L. 153-41 et L. 600-9 du code de l'urbanisme.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2404047(TA38-2404047)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 13 novembre 2025, du désistement pur et simple de la commune de Saint-Gervais-les-Bains. Cette dernière contestait un avenant à un contrat de concession de remontées mécaniques liant la commune de Megève à la Société Anonyme des Remontées Mécaniques de Megève. Le désistement fait suite à un accord entre les communes de Megève et de Saint-Gervais-les-Bains pour mettre fin à leur différend sur la gestion du domaine skiable du Mont d’Arbois. En application de l’article R.222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les demandes au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407601(TA38-2407601)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C... contre la décision du 18 juillet 2024 de la commission de médiation de la Haute-Savoie. Cette commission avait refusé de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente, malgré l'occupation d'un T2 par une famille de cinq personnes dans un quartier dangereux. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que la situation de sur-occupation manifeste du logement, au sens des articles L. 441-2-3 et R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation, justifiait la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de la demande.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407879(TA38-2407879)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, annule la décision du 26 septembre 2024 par laquelle la commission de médiation de la Haute-Savoie a refusé de reconnaître la demande de logement de Mme C... comme prioritaire et urgente. Mme C., qui occupe un logement sur-occupé avec cinq enfants mineurs, justifiait d’une situation relevant des critères légaux d’urgence et de priorité. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 822-25 du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510403(TA38-2510403)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des permis de construire délivrés à la société Eiffage immobilier Centre Est pour un ensemble hôtelier et une résidence de tourisme aux Contamines-Montjoie. Il a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérants n’établissant pas d’atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs intérêts. Sur le fond, aucun des moyens soulevés (vice de qualité du pétitionnaire, insuffisance des documents d’insertion, détournement de pouvoir, non-respect des règles d’urbanisme, risque pour la sécurité incendie) n’a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à la société pétitionnaire au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505409(TA38-2505409)

Le Tribunal administratif de Grenoble a liquidé définitivement, à hauteur de 2 450 euros, l'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour avoir tardé à exécuter une injonction de délivrance d'un titre de séjour à une ressortissante étrangère. Le juge des référés a constaté que l'administration n'avait exécuté intégralement les ordonnances que le 16 juin 2025, après plusieurs injonctions et une première liquidation provisoire. La solution retenue se fonde sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative, qui permet de liquider l'astreinte en cas d'exécution tardive. L'État a également été condamné à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404178(TA38-2404178)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la SCI les Prés de Rives, qui contestait la décision du Conservatoire du Littoral d'acquérir une parcelle à Chens-sur-Léman. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance constate l'extinction de l'instance sans examiner le fond du litige. Les conclusions du Conservatoire du Littoral tendant à la condamnation de la requérante aux frais de procès ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505044(TA38-2505044)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement d’instance de M. B..., qui contestait le refus implicite du préfet de la Drôme de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail. Le requérant a maintenu sa demande de condamnation de l’État au titre des frais irrépétibles. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B... pour les frais exposés. L’ordonnance a été rendue en application de l’article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2410060(TA38-2410060)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de la requête de M. A..., qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de résident. Le requérant n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le président de la 2ème chambre a constaté ce désistement par ordonnance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2303944(TA38-2303944)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Beaurepaire refusant un permis de construire modificatif pour une piscine. Le tribunal a estimé que le projet, prévoyant des affouillements et un mur de soutènement non strictement nécessaires à l'assise de la construction, méconnaissait les articles UB1 et UB11 du règlement du plan local d'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation pour excès de pouvoir, ainsi que des conclusions à fin d'injonction et des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404179(TA38-2404179)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCI les Prés de Rives d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du Conservatoire du Littoral du 9 avril 2024 portant acquisition de parcelles à Chens-sur-Léman. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, ce désistement étant accepté par le défendeur. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Il a également rejeté les conclusions du Conservatoire du Littoral tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207202(TA38-2207202)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Six D d’un recours pour excès de pouvoir contestant le classement de sa parcelle en zone Up protégée au titre du 7° de l’article L. 123-1-5 du code de l’urbanisme. Le tribunal a d’abord jugé irrecevable la demande d’annulation du courrier du maire d’Anjou du 30 août 2022, ce courrier étant un simple document informatif sans portée décisoire. Sur le fond, le tribunal a examiné le refus implicite du président de la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône d’abroger le classement litigieux. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le moyen soulevé par la requérante était celui d’une erreur manifeste d’appréciation.

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