Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2506700(TA38-2506700)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante kosovare, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison de sa présence en France depuis 2018 et de la situation familiale et médicale de ses enfants. Le tribunal a estimé que son maintien irrégulier en France depuis 2020, l'absence d'insertion sociale ou professionnelle, et la possibilité pour sa famille de reconstituer sa vie familiale au Kosovo ne caractérisaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale. En conséquence, la décision préfectorale a été jugée légale et la requête rejetée.
N° TA38-2103751(TA38-2103751)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... et autres demandant l'annulation de l'arrêté du 5 février 2021 par lequel le maire de Réaumont leur a refusé un permis d'aménager pour un lotissement de 3 lots. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car le recours gracieux avait été formé après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de l'arrêté. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués sont les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA38-2100128(TA38-2100128)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de la société Freyssinet France. Celle-ci demandait l’établissement du décompte général et définitif d’un marché public de travaux conclu avec Grenoble Alpes Métropole, ainsi que la condamnation de cette dernière ou de la société Alp’études Ingénieurs Conseils à lui verser diverses sommes. Le tribunal a jugé que la société requérante n’établissait pas que les surcoûts invoqués résultaient de fautes imputables au maître d’ouvrage ou au maître d’œuvre, et a estimé que les pénalités de retard étaient fondées. Les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées, de même que les demandes présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506131(TA38-2506131)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 24 avril 2025. Cet arrêté retirait sa carte de séjour pluriannuelle en qualité de saisonnier, refusait de lui délivrer un nouveau titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français et fixait le pays de renvoi. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A... dans toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais d'instance.
N° TA38-2304926(TA38-2304926)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi de deux recours en excès de pouvoir par des riverains contre un permis de construire initial (26 mai 2023) et un permis modificatif (23 mai 2024), délivrés par la maire de la commune de La Terrasse pour un immeuble collectif de quatorze logements. Les requérants contestaient la légalité des permis au regard des articles UA3, UA6, UA7, UA11 et UA13 du règlement du plan local d'urbanisme, soulevant des moyens relatifs aux accès, à l'implantation, à la toiture et aux espaces libres. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans se prononcer sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt pour agir. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA38-2501868(TA38-2501868)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. B..., qui contestait le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable. Le requérant a informé le tribunal de son désistement le 25 juin 2025, sans qu'aucun obstacle ne s'y oppose. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a ordonné qu'il soit donné acte de ce désistement.
N° TA38-2505004(TA38-2505004)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... et Mme A... d'une demande en restitution de cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux acquittées en 2024 suite à une plus-value immobilière. L'administration fiscale ayant fait droit à leur demande, les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales. Par une ordonnance du 6 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en outre condamné l'État à leur verser la somme de 1 200 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2201483(TA38-2201483)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 13 janvier 2022 par lequel le maire de Grenoble s'est opposé à la déclaration préalable des sociétés Totem France et Orange France pour le réaménagement d'un relais de téléphonie mobile. Le tribunal retient que la notification tardive de l'arrêté a permis la naissance d'une autorisation tacite le 22 janvier 2022, et que son retrait ultérieur méconnaît l'article 222 de la loi ELAN du 23 novembre 2018, qui interdisait ce retrait jusqu'au 31 décembre 2022. En conséquence, la commune est enjointe de délivrer un certificat attestant de cette autorisation tacite, sans astreinte.
N° TA38-1902840(TA38-1902840)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, dans un jugement du 6 juin 2025, a partiellement statué sur la demande d'indemnisation de Mme E..., magistrate victime d'un accident de service imputable à un défaut d'entretien normal d'un ouvrage public. La juridiction a condamné l'État à verser 46 353 euros pour les préjudices extra-professionnels, tout en ordonnant un supplément d'instruction pour liquider le préjudice professionnel, notamment au regard des sommes perçues au titre de l'allocation temporaire d'invalidité ou de la rente viagère d'invalidité. Le tribunal a rejeté la demande de « donner acte de réserves » pour des préjudices futurs éventuels, considérant qu'il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur des actions futures. Sur le préjudice professionnel, il a reconnu une perte de chance sérieuse pour Mme E. de percevoir une part modulable de prime plus élevée, évaluant la perte brute à 24 401 euros pour la période de 2018 à 2023, en application des principes de réparation intégrale et des textes régissant le régime indemnitaire des magistrats.
N° TA38-2506303(TA38-2506303)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de saisine du collège de médecins de l'OFII pour son état de santé, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé que la préfète n'était pas tenue de saisir le collège des médecins faute d'éléments suffisants fournis par l'intéressé sur son état de santé. La décision a été prise en application des articles L. 613-1 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2507515(TA38-2507515)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions principales tendant à l'annulation de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant sa demande de titre de séjour et à l'injonction de délivrance d'un tel titre. Le désistement étant pur et simple, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice.
N° TA38-2508138(TA38-2508138)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B... contre un arrêté préfectoral du 15 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment l'insuffisance de motivation, l'absence d'examen réel de sa situation, une erreur de droit sur la notion de menace à l'ordre public pour le renouvellement de sa "carte bleue européenne", et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que la préfète avait commis une erreur de droit en se fondant sur la menace à l'ordre public pour refuser le renouvellement du titre de séjour "talent – carte bleue européenne", sans que les textes applicables (notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers) ne le permettent pour cette catégorie de titre. Cette illégalité a entraîné par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire, de la décision fixant le pays de destination et de l'interdiction de retour.
N° TA38-2511130(TA38-2511130)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C... de ses conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Ce désistement fait suite à la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction en cours d'instance. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à Mme C... une somme de 800 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2511038(TA38-2511038)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requérante s’est ensuite désistée de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Par une ordonnance du 6 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA38-2403918(TA38-2403918)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A..., ressortissant guinéen, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré le titre sollicité le 19 septembre 2025, conduisant M. A... à se désister de ses conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et condamné l’État à verser 1 200 euros à son avocat au titre de l’aide juridictionnelle, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2303084(TA38-2303084)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B... et autres demandant l'annulation d'un permis de construire délivré le 12 décembre 2022 par le maire de Bernin à la société La Dinastia pour le changement de destination d'une grange en habitation et la création de sept logements, ainsi que du permis modificatif tacite. Les requérants invoquaient plusieurs moyens, notamment la méconnaissance des articles R. 431-5, R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme, des articles UA 3, 4, 6, 7, 11 et 12 du règlement du PLU, et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que certains étaient irrecevables car invoqués tardivement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506314(TA38-2506314)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 15 mai 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C..., ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La juridiction retient que la préfète a méconnu les stipulations du 4) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dès lors que Mme C... justifie être l'ascendante directe d'un enfant français mineur et subvenir à ses besoins. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de délivrer un certificat de résidence algérien « vie privée et familiale » à l'intéressée dans un délai de deux mois.
N° TA38-2506661(TA38-2506661)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. F..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a d'abord admis l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la préfète.
N° TA38-2105965(TA38-2105965)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les sociétés Alpes Constructions Contemporaines et C&S Résidences d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 11 août 2021 refusant un permis de construire pour un immeuble de 17 logements. Les requérantes contestaient notamment les motifs de refus tirés de l’absence de desserte électrique, de division du terrain, d’accès inadapté et de mauvaise insertion paysagère. Par un mémoire du 13 octobre 2025, les sociétés se sont désistées de leur requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné les requérantes à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511109(TA38-2511109)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de placement à l'isolement de M. B... au centre pénitentiaire de Valence. La requête a été jugée irrecevable car la mesure contestée avait cessé de produire ses effets avant l'introduction de la requête, suite au transfert du détenu vers un autre établissement le 1er octobre 2025, conformément à l'article L. 213-26 du code pénitentiaire. Le juge a toutefois admis M. B... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.