Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2510306(TA38-2510306)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision 48 SI du 27 décembre 2024 invalidant le permis de conduire de M. C... pour solde de points nul. Le juge a constaté que la requête en annulation au fond était tardive, la décision ayant été régulièrement notifiée le 27 décembre 2024, et que le recours en excès de pouvoir, enregistré le 1er octobre 2025, dépassait le délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, aucun moyen n'était susceptible de créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et la condition d'urgence n'a pas été examinée.
N° TA38-2304395(TA38-2304395)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 17 février 2023 par laquelle le préfet de l'Isère a classé sans suite la demande de naturalisation de Mme A..., ressortissante syrienne. Le tribunal juge que cette décision, fondée sur les articles 40 et 41 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, est illégale : d'une part, aucune mise en demeure de produire des pièces n'a été adressée à l'intéressée ; d'autre part, Mme A... s'étant présentée à l'entretien d'assimilation, son omission de fournir les originaux des documents ne constitue pas une absence de comparution personnelle justifiant un classement sans suite. La solution retenue est l'annulation des décisions attaquées.
N° TA38-2510156(TA38-2510156)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a rejeté la requête de M. D... et Mme B.... Ceux-ci demandaient l'injonction à la préfète de la Savoie de leur fournir un logement de type T4, suite à leur désignation comme prioritaires par la commission de médiation. Le tribunal a estimé que l'absence de proposition de logement était entièrement imputable aux requérants, qui n'avaient pas fourni les justificatifs nécessaires au bailleur social malgré plusieurs relances. En conséquence, la demande d'injonction a été rejetée.
N° TA38-2511145(TA38-2511145)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 29 mars 2024, a constaté que l’injonction de loger M. A... B... n’a été exécutée que le 23 mai 2025, soit après le délai imparti. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a liquidé l’astreinte à la somme de 6 000 euros au profit du fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue est donc la condamnation de l’État au versement de cette somme.
N° TA38-2410079(TA38-2410079)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de la fédération française de vol en planeur, qui contestait un arrêté municipal de Claix réglementant les usages dans une bulle de quiétude pour la protection de l’aigle royal. La commune avait abrogé l’arrêté attaqué le 23 décembre 2024. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, la fédération n’a pas répondu dans le délai imparti, ce qui vaut désistement en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.
N° TA38-2509724(TA38-2509724)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a rejeté la requête de Mme B... C... qui demandait à être logée d'urgence. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 24 avril 2025, avait refusé sans motif légitime une offre de logement de type T2 à Vetraz Monthoux en août 2025. Le juge a estimé que ce refus faisait perdre à l'intéressée le bénéfice de la décision de la commission de médiation. En conséquence, la demande d'injonction de logement a été rejetée.
N° TA38-2511083(TA38-2511083)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la préfète de la Haute-Savoie pour liquider l’astreinte prononcée le 5 juillet 2024, qui enjoignait à l’administration de loger M. A... avant le 31 août 2024. Constatant que le logement a été attribué le 2 janvier 2025, le tribunal a liquidé l’astreinte à 2 500 euros au profit du fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. Cette décision est fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et l’article R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2506165(TA38-2506165)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... D..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du 13 mai 2025 de la préfète de la Savoie lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination ont également été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2408121(TA38-2408121)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement d'instance de M. A..., qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale ». Le désistement étant pur et simple, l'ordonnance en donne acte sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative. La demande de M. A... tendant à la condamnation de l'État au titre des frais de justice (article L.761-1 du code de justice administrative) est rejetée, les circonstances de l'espèce ne le justifiant pas.
N° TA38-2400766(TA38-2400766)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, était saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation de l’Isère refusant de lui reconnaître un droit à un hébergement d’urgence. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, le requérant s’était vu attribuer un logement social le 8 novembre 2024. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, estimant que la décision attaquée avait perdu son objet. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2510652(TA38-2510652)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du permis de construire un casino délivré le 5 décembre 2024 par la commune de Thonon-les-Bains. La requête en référé a été jugée irrecevable, car la requête au fond en annulation de ce permis avait déjà été rejetée pour défaut d’intérêt à agir des requérants. Le juge a appliqué les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative pour constater l’irrecevabilité manifeste de la demande.
N° TA38-2509496(TA38-2509496)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 7 novembre 2025, a pris acte du désistement pur et simple de M. A... C... dans le cadre de son recours en excès de pouvoir dirigé contre la décision implicite de la préfète de l’Isère rejetant sa demande de titre de séjour. Le requérant, après avoir introduit une requête en annulation et demandé l’application des articles L.911-1 à L.911-3 du code de justice administrative, a déclaré se désister de l’instance, ce que la préfète avait également sollicité par un non-lieu à statuer. Le tribunal a fait application de l’article R.222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure.
N° TA38-2509886(TA38-2509886)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante kosovare demandant qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante s’étant désistée de ses conclusions à fin d’injonction après que la préfecture lui a délivré un rendez-vous, le tribunal lui a donné acte de ce désistement. Il a par ailleurs admis l’intéressée au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et condamné l’État à verser 600 euros à son avocate au titre des frais d’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2509545(TA38-2509545)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 21 octobre 2025. Le juge des référés a constaté que la demande était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2506166(TA38-2506166)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du 7 mai 2025 de la préfète de la Haute-Savoie. Cette décision refusait le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français et fixait le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le refus de titre était fondé sur les articles L. 423-7 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ne justifiant pas d'une contribution effective à l'entretien de ses enfants et sa présence constituant une menace pour l'ordre public.
N° TA38-2506811(TA38-2506811)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 3 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de six mois. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Elle a également jugé que le refus d'accorder un délai de départ volontaire était fondé sur les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du risque de soustraction à la mesure d'éloignement. Enfin, le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de son intégration ou d'une vie privée et familiale stable en France, ne justifiant pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2509715(TA38-2509715)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de la requête de Mme B... qui demandait l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par une ordonnance du 7 novembre 2025.
N° TA38-2509561(TA38-2509561)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions à fin d’injonction, après que la préfète de la Haute-Savoie a délivré un récépissé valable jusqu’au 28 mars 2026. Le requérant, qui sollicitait le renouvellement de son titre de séjour « Passeport talent membre de famille », a néanmoins obtenu la condamnation de l’État à lui verser 600 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2504615(TA38-2504615)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme L... et autres, tendant à l’annulation d’un permis de construire un casino délivré par le maire de Thonon-les-Bains. Saisi sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a constaté que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, faute de démontrer que le projet affecterait directement leurs conditions d’occupation ou de jouissance de leur bien. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit besoin de statuer sur le fond.
N° TA38-2305613(TA38-2305613)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contre le permis d'aménager délivré par la commune de Corrençon-en-Vercors à la société Gilles Trignat Résidences pour un lotissement de huit lots. La requérante invoquait notamment un manquement au principe d'impartialité, car le permis avait été délivré deux jours avant l'entrée en vigueur d'une modification du PLUi-h. Le tribunal a jugé que cette seule circonstance ne suffisait pas à établir un intérêt personnel du maire ou une volonté de favoriser le pétitionnaire. Les autres moyens, tirés de la méconnaissance des règles d'urbanisme (mixité sociale, stationnement, OAP, sécurité), ont également été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le code général des collectivités territoriales.