Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2510901(TA38-2510901)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions en suspension et en injonction concernant le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Le requérant ayant maintenu ses conclusions au titre des frais de justice, le tribunal a condamné l’État à lui verser une somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506209(TA38-2506209)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 19 mai 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant sénégalais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal estime que M. A..., père de deux enfants français, justifie contribuer effectivement à leur entretien et éducation, conformément à l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint à la préfète de lui délivrer un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506201(TA38-2506201)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante kenyane, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raison de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La juridiction a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que l'avis du collège des médecins de l'OFII, bien qu'ancien, n'était pas contesté par des éléments médicaux nouveaux, de sorte que la requérante n'établissait pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale indisponible au Kenya. En conséquence, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les autres moyens, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance de motivation de l'obligation de quitter le territoire, étaient infondés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506167(TA38-2506167)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Haute-Savoie. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen. Saisi sur le fondement des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le juge a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, compte tenu de sa situation de célibataire sans enfant, de la fin de la kafala à sa majorité et de la persistance de ses attaches familiales au Maroc.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2504732(TA38-2504732)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande du ministre de la justice. Cette demande vise à désigner un expert pour déterminer les causes et l'étendue des désordres survenus en juillet 2019 au palais de justice d'Albertville, lors de la réfection des toitures et verrières. La solution retenue est l'organisation d'une mesure d'expertise, jugée utile pour éclairer un éventuel contentieux, malgré les protestations de l'assureur de l'entreprise défaillante, la société Isomir.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2502591(TA38-2502591)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant albanais, contre un arrêté préfectoral du 19 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment une erreur de fait et de droit sur l'absence de prise en compte d'une promesse d'embauche pour un métier en tension, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que la décision était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 611-1 et L. 435-1). En conséquence, la requête a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2511125(TA38-2511125)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante congolaise, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant le renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale. Le juge a reconnu l’urgence, compte tenu de la privation de tout document de séjour pour une personne souffrant d’une grave pathologie et résidant en France depuis plus de dix ans. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension de l’exécution de la décision a donc été ordonnée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2510894(TA38-2510894)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... visant à suspendre la décision implicite de la préfète de l’Isère rejetant sa demande de carte de séjour « membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne ». Le tribunal a considéré que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante s’étant placée elle-même en situation d’urgence en ne produisant pas les pièces demandées pour compléter son dossier, ce qui a conduit à sa clôture. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 233-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2510903(TA38-2510903)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de carte de résident de dix ans de Mme A..., ressortissante guinéenne mère d'un enfant français. La condition d'urgence a été reconnue, la requérante se trouvant sans document de séjour, privée de travail et de revenus. Le tribunal a également estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-10, L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510992(TA38-2510992)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension des décisions implicites de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour pour étranger malade et le renouvellement d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, le requérant n'établissant pas être exposé à une mesure d'éloignement ni rencontrer d'obstacle à ses soins médicaux. L'aide juridictionnelle provisoire est accordée, mais les conclusions aux fins d'injonction et au titre des frais de justice sont rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511160(TA38-2511160)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant la délivrance d’une carte de résident à M. A..., ressortissant guinéen et père d’enfants réfugiés. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d’une prise en charge effective et régulière de ses enfants ou d’une insertion professionnelle en France depuis son arrivée en 2016. En conséquence, l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’injonction et aux frais de justice, ont été rejetées. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2405909(TA38-2405909)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Pierre Streiff, titulaire du lot n°17 d’un marché de construction d’un stade à Chambéry, afin d’obtenir la réformation du décompte général et le versement de 240 719,90 euros TTC en réparation de préjudices financiers. Par un mémoire du 8 septembre 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de son instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 12 novembre 2025, sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des parties présentées au titre de l’article L.761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’en faire application.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2511429(TA38-2511429)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 26 octobre 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant guinéen, et lui imposait une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, d'interdiction de retour et d'assignation à résidence ont également été annulées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2511513(TA38-2511513)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant l'obligation de quitter le territoire français sans délai, l'interdiction de retour d'un an et l'assignation à résidence prises par la préfète de l'Isère. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant avait été entendu, écartant ainsi les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur le fondement des articles L. 613-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2108076(TA38-2108076)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F... et autres, voisins immédiats, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Annecy pour la transformation et l'extension d'une habitation. Le tribunal a d'abord reconnu leur intérêt à agir en tant que voisins directs, le projet étant susceptible d'affecter leurs conditions de jouissance, notamment en limitant leur vue sur le lac. Cependant, après examen, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés (incompétence, dossier incomplet, méconnaissance des articles R. 111-2 du code de l'urbanisme et des articles 7.2, 9, 10 et 11.1 du PLU). En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation et a mis à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2107201(TA38-2107201)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de la SARL Vanipaul Immobilier visant à annuler l'arrêté du maire de Chamonix-Mont-Blanc du 27 août 2021, qui avait opposé un sursis à statuer à sa déclaration préalable de division de parcelles. Le tribunal a jugé que le sursis à statuer était légal, car le projet de plan local d'urbanisme (PLU) était suffisamment avancé, avec un débat sur les orientations du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) en 2018 et 2021. Il a estimé que la division projetée était de nature à compromettre l'exécution du futur PLU, notamment en raison de son impact sur l'armature écologique et la lutte contre l'étalement urbain, conformément aux articles L. 424-1 et L. 153-11 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de la SARL Vanipaul Immobilier.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506168(TA38-2506168)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 13 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et jugé la décision de refus suffisamment motivée, malgré une erreur matérielle sur la date d'entrée en France. Il a considéré que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, comme l'exige l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés, et la légalité des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi a été confirmée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511819(TA38-2511819)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. et Mme A... comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Les requérants contestaient la décision de la CDAPH de l'Isère refusant un accompagnement humain individualisé (AESH) pour leur enfant handicapé et demandaient également un réexamen de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et l'attribution d'une carte mobilité inclusive. Le tribunal a rappelé qu'en application de l'article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, les décisions de la CDAPH relatives à l'orientation scolaire et à l'attribution d'une aide humaine relèvent de la compétence du juge judiciaire. De même, les litiges concernant l'AEEH, en tant que prestation familiale, et la carte mobilité inclusive ressortissent de la compétence des tribunaux judiciaires spécialement désignés en matière de sécurité sociale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511706(TA38-2511706)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant se bornait à exprimer sa volonté de contester une décision implicite de refus de titre de séjour, sans formuler de conclusions précises (annulation ou indemnisation) ni exposer de moyens de droit. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°), R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2511107(TA38-2511107)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de la Haute-Savoie, a procédé à la liquidation de l’astreinte prononcée le 24 octobre 2024 à l’encontre de l’État pour défaut de logement de M. A..., reconnu prioritaire. Constatant que le logement a été attribué le 7 février 2025, soit après le délai imparti, le tribunal a fixé le montant définitif de l’astreinte à 1 000 euros, au profit du fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. Cette décision est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

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