Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2508735(TA38-2508735)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante a ensuite déclaré se désister de l’instance, tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande au titre de l’article L.761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu, en l’espèce, de condamner l’État à verser la somme sollicitée.
N° TA38-2408240(TA38-2408240)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a annulé la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A..., ressortissante malienne. La requérante contestait le silence gardé par la préfète de l'Isère sur sa demande de carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a jugé que la préfète avait fait une inexacte application de l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme A... remplissant les conditions pour obtenir un titre de séjour. La décision a été annulée pour ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA38-2510696(TA38-2510696)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus d'affectation présentée par M. C..., professeur certifié. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance de l'article L. 511-1 du code général de la fonction publique et d'une erreur manifeste d'appréciation, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a relevé que M. C..., réintégré dans son corps d'origine après un détachement et médicalement inapte à exercer ses fonctions d'enseignant, n'avait pas sollicité les services du rectorat. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 85-986 du 16 septembre 1985.
N° TA38-2408484(TA38-2408484)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a annulé la décision implicite de rejet de la demande de Mme A..., ressortissante tunisienne, visant à obtenir une carte de résident de 10 ans. La requérante, mariée depuis plus d’un an à un ressortissant français, remplissait les conditions de l’article 10 de l’accord franco-tunisien du 7 mars 1988 pour une délivrance de plein droit. Le tribunal a enjoint à la préfète de l’Isère de délivrer ce titre dans un délai de deux mois. En revanche, il a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de renouvellement du titre pluriannuel, celui-ci ayant été accordé en cours d’instance.
N° TA38-2506202(TA38-2506202)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 26 mai 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait de renouveler le titre de séjour de M. B..., ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la préfète avait méconnu les stipulations de l'article 7 bis h) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, M. B... justifiant de cinq années de résidence régulière ininterrompue en France. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour ont également été annulées.
N° TA38-2304944(TA38-2304944)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, était saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du 115 de lui proposer un hébergement adapté, fondé notamment sur les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l’action sociale et des familles. Le tribunal constate que, postérieurement à l’introduction de la requête, un hébergement a été proposé à M. A... le 7 février 2025. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, et rejette le surplus des conclusions, dont celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA38-2510969(TA38-2510969)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A.... Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, la requérante se trouvant dans une situation précaire (licenciement, perte de droits sociaux). Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison d’une possible méconnaissance de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA38-2203114(TA38-2203114)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS COGECO comme manifestement irrecevable pour tardiveté. La société contestait un arrêté du maire de Charavines du 4 mars 2022 lui opposant un sursis à statuer sur sa demande de permis d’aménager. Le tribunal a constaté que cet arrêté, notifié par voie électronique le 5 mars 2022, ouvrait un délai de recours de deux mois expirant le 6 mai 2022, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La requête, enregistrée le 19 mai 2022, était donc tardive.
N° TA38-2510990(TA38-2510990)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, dès lors qu’elle ne démontrait pas être en situation de précarité ou d’impossibilité de se déplacer pour assister sa fille malade. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA38-2511766(TA38-2511766)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B..., agissant pour sa fille mineure, contestant le non-respect du tiers temps lors de l’épreuve anticipée de français du baccalauréat 2025. Le juge a rappelé que les notes attribuées aux épreuves sont des décisions préparatoires non détachables de la délivrance du diplôme, et donc insusceptibles de recours pour excès de pouvoir. Il a également souligné le caractère souverain de l’appréciation du jury, sauf erreur de droit ou fait matériel inexact. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
N° TA38-2304705(TA38-2304705)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui proposer un hébergement adapté. Le tribunal a constaté que le requérant avait signé un bail pour un logement social le 30 août 2023, postérieurement à la décision attaquée, rendant sans objet ses conclusions principales. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les demandes d’annulation et d’injonction. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, ont été rejetées.
N° TA38-2400474(TA38-2400474)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l’État à verser 16 000 euros à Mme C... pour le préjudice subi en raison de l’absence de relogement dans les délais légaux, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation de l’Isère le 28 mai 2018. La responsabilité de l’État a été engagée pour la période du 30 décembre 2021 au 30 août 2024, date à laquelle Mme C... a refusé une proposition de logement jugée non adaptée sans justificatif suffisant. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2305577(TA38-2305577)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande indemnitaire de Mme C..., qui sollicitait 6 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence. La requérante, reconnue prioritaire pour un hébergement d’urgence, avait refusé trois propositions d’hébergement, notamment pour des motifs personnels (éloignement de Grenoble). Le tribunal a estimé qu’aucune faute de l’État n’était établie, ces refus étant injustifiés au regard des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, toutes les conclusions de la requête ont été rejetées.
N° TA38-2511388(TA38-2511388)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction à M. A..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, méconnaissance des articles R. 431-15-1 et L. 423-22 du CESEDA, violation de l'article 8 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511143(TA38-2511143)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (droit à une carte de résident en tant que père d’un enfant réfugié) et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer un titre provisoire de séjour sous astreinte et a condamné l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2510593(TA38-2510593)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme E..., ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie en cas de refus de renouvellement, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint à la préfète de délivrer à titre provisoire un certificat de résidence algérien de dix ans, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de deux mois. L'ordonnance s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510614(TA38-2510614)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de Mme E... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et le refus de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. La condition d'urgence relative à l'attestation est devenue sans objet, une attestation ayant été délivrée en cours d'instance. Concernant le refus de titre de séjour, le juge a rejeté la demande de suspension au motif qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, le dossier de la requérante étant incomplet, ce qui empêche la formation d'une telle décision. Les textes appliqués sont les articles L. 423-1, R. 431-15-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2507721(TA38-2507721)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a estimé que, malgré la présence de son fils en France et ses problèmes de santé, elle ne justifiait pas être dépourvue d'attaches en Algérie ni que l'assistance nécessaire ne pourrait y être assurée. La décision a été fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2507686(TA38-2507686)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante angolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 juin 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen, et de vice de procédure, en relevant que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'avis du collège de médecins de l'OFII avait bien été recueilli. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions attaquées au regard des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2106430(TA38-2106430)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de permis de construire opposé par le maire de Charvonnex pour un bâtiment comprenant quatre garages et un logement. Le tribunal a jugé que l'arrêté de refus était suffisamment motivé et que le moyen tiré de l'absence d'avis conforme du préfet était inopérant, la commune étant dotée d'un plan local d'urbanisme. La solution retenue est fondée sur les articles L. 422-1 et L. 422-5 du code de l'urbanisme, confirmant la légalité de la décision municipale.