Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2511032(TA38-2511032)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du CHU Grenoble Alpes fixant au 1er juillet 2025 la fin du congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) de Mme A..., aide-soignante. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la perte de revenus invoquée par la requérante n'étant pas suffisamment établie au regard de sa situation personnelle. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA38-2207480(TA38-2207480)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de la communauté d’agglomération Grand Chambéry à l’indemniser pour des dommages causés à sa canalisation d’eau privative suite à une intervention sur le compteur. Le tribunal a relevé d’office que le service public de distribution d’eau potable est un service public industriel et commercial (articles L. 2224-7 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales). En conséquence, les litiges entre ce service et ses usagers relèvent du droit privé et de la compétence exclusive des juridictions judiciaires. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA38-2510019(TA38-2510019)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant une décision de préemption de l’Établissement Public Foncier de la Haute-Savoie. La requête était irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 9 octobre 2025, le requérant n’a pas produit le document manquant dans le délai imparti. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, a donc rejeté la requête pour irrecevabilité manifeste.
N° TA38-2405757(TA38-2405757)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du préfet de la Savoie de lui délivrer un titre de séjour "entrepreneur/profession libérale". Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que le requérant, titulaire d'une carte de résident de longue durée-UE italienne, n'avait pas présenté sa demande dans le délai de trois mois suivant son entrée en France, comme l'exige l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'il ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes au sens de l'article L. 421-5 du même code.
N° TA38-2505386(TA38-2505386)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A..., ressortissante ghanéenne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l'Isère. La requérante soutenait notamment que sa formation nécessitait une présence en France pour des stages et que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la préfète n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions attaquées.
N° TA38-2506106(TA38-2506106)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malgache, contestant l'arrêté du 17 avril 2025 de la préfète de la Haute-Savoie lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision de refus de titre de séjour, fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2506144(TA38-2506144)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant roumain, contestant l'arrêté préfectoral du 9 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation d'un an. La juridiction a estimé que le comportement de M. A..., qui avait reconnu avoir commis un vol par effraction, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés. En conséquence, le tribunal a également validé les décisions refusant un délai de départ volontaire et fixant le pays de destination.
N° TA38-2506156(TA38-2506156)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été établie. Il a jugé inopérant le moyen tiré de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien, le requérant n'ayant pas sollicité ce fondement. Enfin, il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA38-2510013(TA38-2510013)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... dirigée contre une décision de préemption de l’Etablissement Public Foncier de la Haute-Savoie. Le juge a constaté que la requête n’était pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée au requérant, celui-ci n’a pas produit le document dans le délai imparti. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, la requête, manifestement irrecevable, a donc été rejetée sans examen au fond.
N° TA38-2510015(TA38-2510015)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant la décision de préemption n°2025-19 de l’Etablissement Public Foncier de la Haute-Savoie. La requérante n’a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation restée sans suite, en violation de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, a été rendue le 6 novembre 2025.
N° TA38-2510723(TA38-2510723)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de sa demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Ce désistement fait suite à la délivrance par la préfète de l’Isère d’une carte pluriannuelle valable jusqu’en 2029, rendant le litige sans objet. En conséquence, le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice.
N° TA38-2208557(TA38-2208557)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C... d’une demande d’indemnisation pour les dommages causés à son véhicule par la chute d’une branche d’un tilleul communal, le 6 juin 2021 à Aix-les-Bains. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune était engagée pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, la commune n’ayant pas prouvé que l’arbre faisait l’objet d’un entretien suffisant ni justifié de l’absence de signes de dépérissement. En conséquence, la commune a été condamnée à verser à M. C... une somme de 2 000 euros en réparation du préjudice matériel (valeur vénale du véhicule), mais les demandes de préjudice moral et financier ont été rejetées faute de preuve. La décision applique les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien normal des ouvrages publics, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative.
N° TA38-2510018(TA38-2510018)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme A... contestant une décision de préemption de l’Etablissement Public Foncier de la Haute-Savoie. Les requérants n’ont pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation, en violation de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA38-2102553(TA38-2102553)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de 1ère Chambre, a rejeté la requête de M. D... qui demandait l'annulation de l'arrêté du 15 février 2021 par lequel le maire de Monteynard ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de M. C... pour la construction d'une pergola. Le tribunal a jugé que la circonstance que les travaux aient pu être entamés avant le dépôt de la déclaration préalable est sans incidence sur la légalité de la décision de non-opposition. Il a également considéré que le requérant ne pouvait utilement invoquer la méconnaissance des règles du code civil relatives au droit des tiers, ni l'absence de son autorisation dans le dossier, ces éléments relevant du droit privé et non du contrôle de légalité de l'autorisation d'urbanisme. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 421-1 et R. 423-1.
N° TA38-2510546(TA38-2510546)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A... de l'arche B036 du viaduc ferroviaire de Vienne, occupée sans droit ni titre depuis l'expiration de sa convention d'occupation temporaire en 2009. La solution retenue se fonde sur l'absence de contestation sérieuse, l'occupant n'ayant produit aucun mémoire, et sur l'urgence caractérisée par le projet de mise à disposition des arches à la commune de Vienne pour des aménagements d'intérêt général. Le juge a assorti l'expulsion d'une astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai de 48 heures, et a autorisé le recours à la force publique et à un serrurier. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA38-2506153(TA38-2506153)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral n'était pas entaché d'incompétence et que le requérant ne pouvait se prévaloir des stipulations de l'accord franco-algérien relatives au séjour de plus de dix ans, faute d'avoir formulé une demande sur ce fondement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505382(TA38-2505382)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Haute-Savoie. Le tribunal a jugé que l'intéressée, entrée en France avec un visa à validité territoriale limitée à la Pologne, ne justifiait pas d'une entrée régulière, condition nécessaire à la délivrance d'un titre de séjour en qualité de conjointe de Français sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2404316(TA38-2404316)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant serbe, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet de la Savoie. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu fonder son refus sur la menace pour l'ordre public, en raison des douze condamnations pénales de l'intéressé depuis 2010, dont une pour tentative de meurtre. La décision s'appuie sur les articles L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence du signataire et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
N° TA38-2507239(TA38-2507239)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Choisy, a constaté le désistement des requérants. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les demandeurs n’ont pas confirmé le maintien de leurs conclusions malgré une demande en ce sens. Par ordonnance du 6 novembre 2025, le président de la 2ème chambre a donc donné acte de ce désistement, mettant fin à l’instance.
N° TA38-2510796(TA38-2510796)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A... contre un refus de délivrance de carte professionnelle par le CNAPS, s’est déclaré territorialement incompétent. Se fondant sur les articles R. 351-3 et R. 312-10 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que l’activité professionnelle à l’origine du litige était exercée dans le ressort du Tribunal Administratif de Lyon. Par conséquent, il a ordonné le renvoi du dossier de la requête à cette juridiction.