Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2511279(TA38-2511279)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... C..., ressortissant espagnol, contestant un arrêté préfectoral du 12 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation d'un an. La juridiction a relevé d'office l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du tribunal de Lyon du 20 janvier 2025, qui avait déjà statué sur la situation de l'intéressé. En conséquence, le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 233-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient irrecevables ou infondés. La décision confirme la légalité de la mesure d'éloignement et des décisions subséquentes.
N° TA38-2511691(TA38-2511691)
Marché public de construction (lot n°9 doublages-cloisons-plafond-peinture) – Tribunal Administratif de Grenoble – Ordonnance de rejet pour irrecevabilité manifeste. La société Sedip a saisi le tribunal sans préciser le fondement juridique de son action, sans produire le contrat contesté ni justifier de diligences pour l'obtenir, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le juge rappelle qu'il n'a pas compétence pour fournir des informations ou conseils aux requérants. La requête est rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511568(TA38-2511568)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C... qui demandait l'annulation d'une décision de la commission de discipline du baccalauréat infligeant un blâme et une nullité d'épreuve à son fils pour fraude. Le juge des référés rappelle qu'il ne peut prononcer l'annulation d'une décision administrative, cette compétence relevant du juge du fond, et que la requérante n'a pas introduit de requête distincte en annulation, ce qui rend ses conclusions irrecevables. La condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont donc pas été examinées.
N° TA38-2510865(TA38-2510865)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné une demande d'exécution de son ordonnance du 27 mai 2025. Cette ordonnance avait enjoint à l'EHPAD « Le Grand Cèdre » de placer provisoirement Mme A... en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS). La requérante soutenait que l'établissement n'avait pas exécuté pleinement cette décision en ne lui versant pas l'intégralité de son traitement, notamment le supplément familial et diverses primes. Le tribunal a constaté que l'EHPAD avait régularisé la situation en cours d'instance, en plaçant Mme A... en CITIS et en procédant aux rattrapages de paiement. La solution retenue est que la demande d'exécution est devenue sans objet, le juge des référés n'ayant plus à statuer sur les mesures sollicitées. Cette décision s'appuie sur les articles L. 911-4 et L. 911-5 du code de justice administrative.
N° TA38-2501566(TA38-2501566)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... et la société Drapo d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de leur recours préalable obligatoire, contestant le retrait d’une subvention au titre de la prime de transition énergétique. En cours d’instance, l’Agence nationale de l’habitat a accordé une prime de 4 000 euros à M. A... par une décision du 28 octobre 2025. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions d’annulation et d’injonction. Les conclusions relatives aux frais de justice (article L. 761-1) ont été rejetées.
N° TA38-2501502(TA38-2501502)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de la société Drapo et de M. A... dirigée contre la décision implicite de rejet de leur second recours administratif préalable obligatoire. Le tribunal a jugé que cette décision était purement confirmative d’un premier rejet implicite survenu le 29 juillet 2024, lequel n’avait pas été contesté en excès de pouvoir dans le délai de deux mois. Par conséquent, la requête, enregistrée le 13 février 2025, était tardive. Cette solution est fondée sur les principes régissant le caractère définitif des décisions administratives non contestées et l’effet des décisions confirmatives sur les délais de recours.
N° TA38-2509721(TA38-2509721)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a refusé de délivrer un récépissé à Mme B..., étrangère en situation irrégulière après le dépôt d’une demande de changement de statut. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison de la précarité de la situation de la requérante, inscrite en formation d’infirmière, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci méconnaissant l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint à la préfète de convoquer Mme B... et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour.
N° TA38-2503492(TA38-2503492)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a donné acte du désistement de M. A... B... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le requérant s'est désisté après que la préfète a conclu au non-lieu à statuer. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à M. A... B... au titre des frais de procédure.
N° TA38-2506479(TA38-2506479)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 4 novembre 2025, donne acte du désistement de M. A... qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, constatant que le requérant n'avait pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée. En conséquence, M. A... est réputé s'être désisté de l'ensemble de sa requête.
N° TA38-2506924(TA38-2506924)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme A... de leur requête en excès de pouvoir dirigée contre le rejet de leur demande de subvention MaPrimeRenov’ par l’Agence nationale de l’habitat. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que rien ne s’oppose à ce désistement. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer et a clos l’instance.
N° TA38-2407391(TA38-2407391)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation de plusieurs permis de construire délivrés par le maire de Chavanoz pour un projet de six logements. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2506816(TA38-2506816)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme B... et M. D..., ressortissants nigérians, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 28 octobre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance du droit d'être entendu, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées au regard de leur situation familiale et de l'absence de craintes avérées en cas de retour au Nigeria. Les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont donc été rejetées.
N° TA38-2502625(TA38-2502625)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant afghan réfugié. Le requérant demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, en raison de difficultés rencontrées sur le téléservice "ANEF". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, M. C... ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa situation relevant d'une première demande de titre et non d'un renouvellement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2509719(TA38-2509719)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’une requête en référé suspension visant à contester le refus implicite de la préfète de l’Isère de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, l’administration a délivré une attestation de prolongation d’instruction, conduisant le requérant à se désister de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et, faisant application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l’État à verser 800 euros à l’avocat du requérant, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2509728(TA38-2509728)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant s’étant lui-même placé dans la situation qu’il invoquait en ne déposant sa demande de titre de séjour qu’en juillet 2025, alors qu’il pouvait le faire dès le mois d’avril précédent. La solution retenue s’appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2509733(TA38-2509733)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C... pour obtenir une injonction de délivrance d’un rendez-vous en vue du dépôt d’une demande de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 600 euros à Mme C... au titre des frais de justice.
N° TA38-2509764(TA38-2509764)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un référé suspension visant à contester le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après avoir été convoqué pour un relevé d’empreintes, ce désistement étant accepté par le tribunal. Le juge a prononcé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle et, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 800 euros à l’avocat de M. A... ou à ce dernier en cas de refus définitif de l’aide.
N° TA38-2007706(TA38-2007706)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a partiellement annulé des titres de recettes émis par le centre hospitalier de la Mûre à l’encontre de la société Viamédis, une société de gestion du tiers payant. Le tribunal a prononcé l’annulation de plusieurs titres et la décharge des sommes correspondantes (931,49 € et 9 023,83 €), faute de contestation de l’hôpital, pour des motifs tenant à l’absence de mutuelle du patient ou à une facturation non conforme aux prises en charge acceptées. En revanche, les contestations relatives à des demandes de duplicata ou à des paiements déjà effectués ont été rejetées comme inopérantes, le contentieux du recouvrement relevant du juge de l’exécution. La décision s’appuie sur le code de la santé publique, le code de la sécurité sociale et le livre des procédures fiscales.
N° TA38-2510282(TA38-2510282)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a admis Mme B... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Constatant que la commission de médiation de l'Isère avait reconnu l'intéressée comme prioritaire pour un hébergement d'urgence le 19 juin 2025 et qu'aucune offre adaptée ne lui avait été proposée, le tribunal a enjoint à la préfète de l'Isère de lui proposer un accueil dans une structure adaptée dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2402552(TA38-2402552)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société CIS Promotion, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 19 octobre 2023 par lequel le maire de Saint-Baldoph a refusé un permis de construire pour un immeuble de 17 logements. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l’article UG 4.1 du PLUi, car il était implanté en second rideau par rapport à la route d’Apremont alors que le premier rideau n’était pas construit, et que les autres moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des conclusions d’annulation, de l’injonction et des frais de justice, sur le fondement des articles L. 600-1 du code de l’urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.