Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 258/1714
N° TA38-2509721(TA38-2509721)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a refusé de délivrer un récépissé à Mme B..., étrangère en situation irrégulière après le dépôt d’une demande de changement de statut. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison de la précarité de la situation de la requérante, inscrite en formation d’infirmière, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci méconnaissant l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint à la préfète de convoquer Mme B... et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour.
N° TA38-2503492(TA38-2503492)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a donné acte du désistement de M. A... B... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le requérant s'est désisté après que la préfète a conclu au non-lieu à statuer. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à M. A... B... au titre des frais de procédure.
N° TA38-2506479(TA38-2506479)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 4 novembre 2025, donne acte du désistement de M. A... qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, constatant que le requérant n'avait pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée. En conséquence, M. A... est réputé s'être désisté de l'ensemble de sa requête.
N° TA38-2506924(TA38-2506924)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme A... de leur requête en excès de pouvoir dirigée contre le rejet de leur demande de subvention MaPrimeRenov’ par l’Agence nationale de l’habitat. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que rien ne s’oppose à ce désistement. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer et a clos l’instance.
N° TA38-2407391(TA38-2407391)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation de plusieurs permis de construire délivrés par le maire de Chavanoz pour un projet de six logements. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2506816(TA38-2506816)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme B... et M. D..., ressortissants nigérians, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 28 octobre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance du droit d'être entendu, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées au regard de leur situation familiale et de l'absence de craintes avérées en cas de retour au Nigeria. Les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont donc été rejetées.
N° TA38-2502625(TA38-2502625)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant afghan réfugié. Le requérant demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, en raison de difficultés rencontrées sur le téléservice "ANEF". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, M. C... ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa situation relevant d'une première demande de titre et non d'un renouvellement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2501185(TA38-2501185)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante s'est désistée de cette demande après avoir obtenu satisfaction. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 600 euros à son avocate au titre des frais d'instance, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2007706(TA38-2007706)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a partiellement annulé des titres de recettes émis par le centre hospitalier de la Mûre à l’encontre de la société Viamédis, une société de gestion du tiers payant. Le tribunal a prononcé l’annulation de plusieurs titres et la décharge des sommes correspondantes (931,49 € et 9 023,83 €), faute de contestation de l’hôpital, pour des motifs tenant à l’absence de mutuelle du patient ou à une facturation non conforme aux prises en charge acceptées. En revanche, les contestations relatives à des demandes de duplicata ou à des paiements déjà effectués ont été rejetées comme inopérantes, le contentieux du recouvrement relevant du juge de l’exécution. La décision s’appuie sur le code de la santé publique, le code de la sécurité sociale et le livre des procédures fiscales.
N° TA38-2501694(TA38-2501694)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C... qui demandait l’exécution d’un jugement du tribunal administratif de La Réunion et la prolongation de son livret de formation. La demande d’exécution du jugement est rejetée car elle relève de la compétence exclusive du tribunal administratif de La Réunion en application de l’article L. 911-4 du même code. La demande de prolongation du livret de formation est rejetée faute pour le requérant de justifier d’une situation d’urgence.
N° TA38-2409867(TA38-2409867)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme D... qui demandait d'enjoindre à la commune de Saulce-sur-Rhône de réaliser des travaux de démolition d'un mur, de pose de grillage et d'enrochement, ainsi que la communication d'un procès-verbal d'alignement. Le juge estime que l'urgence et l'existence d'un danger grave et imminent ne sont pas établies, et que la propriété du mur litigieux par la commune n'est pas suffisamment démontrée. La solution retenue s'appuie sur l'absence d'éléments probants et contradictoires dans le dossier, écartant ainsi l'obligation de la commune.
N° TA38-2501421(TA38-2501421)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme E..., ressortissante algérienne, contestant le refus implicite puis explicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un certificat de résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des stipulations de l’accord franco-algérien (articles 6-5° et 6-7°) et l’absence d’avis du collège des médecins de l’OFII. Le tribunal a jugé que la décision explicite de refus du 18 juin 2025 s’était substituée à la décision implicite antérieure, privant d’objet le premier recours. Sur le fond, il a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par Mme E..., estimant que la préfète n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation et avait respecté les textes applicables, dont l’accord franco-algérien et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2402552(TA38-2402552)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société CIS Promotion, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 19 octobre 2023 par lequel le maire de Saint-Baldoph a refusé un permis de construire pour un immeuble de 17 logements. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l’article UG 4.1 du PLUi, car il était implanté en second rideau par rapport à la route d’Apremont alors que le premier rideau n’était pas construit, et que les autres moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des conclusions d’annulation, de l’injonction et des frais de justice, sur le fondement des articles L. 600-1 du code de l’urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2206160(TA38-2206160)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme E... qui demandaient l’annulation de la délibération du 20 juillet 2022 approuvant la révision du plan local d’urbanisme (PLU) de Janneyrias. Les requérants contestaient le classement de leurs parcelles en zone naturelle (N) et agricole (A), invoquant une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a jugé que le classement en zone N des parcelles AH n°120 et AH n°262 était justifié par leur ouverture sur une vaste zone naturelle, et que le classement en zone A des parcelles AH n°85 et 86 était fondé sur leur caractère agricole, conformément aux articles R. 151-22 et R. 151-24 du code de l’urbanisme. La demande relative à la parcelle AH n°263 a été écartée car celle-ci n’était pas classée en zone N.
N° TA38-2302669(TA38-2302669)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 5 avril 2023 par lequel la maire d'Etoile-sur-Rhône avait exercé le droit de préemption urbain sur des parcelles. La juridiction a jugé que la commune n'avait pas justifié, à la date de la décision, de la réalité d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement répondant aux objets de l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme, la simple évocation d'un projet de "renouvellement urbain" étant insuffisante. En conséquence, la décision de préemption a été annulée pour défaut de base légale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA38-2201194(TA38-2201194)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 3 janvier 2022 par lequel le maire de Diemoz a exercé un droit de préemption partiel sur des parcelles. La décision est illégale car elle ne mentionne pas le prix d'acquisition, en méconnaissance de l'article R. 123-8 du code de l'urbanisme. De plus, la préemption partielle est irrégulière car l'ensemble de l'unité foncière était soumis au droit de préemption urbain, en violation de l'article L. 213-2-1 du même code. La commune est condamnée à verser 1 500 euros à la SAS Terres à vivre au titre des frais de justice.
N° TA38-2304789(TA38-2304789)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le refus implicite du président de la communauté de communes Bièvre Isère d’abroger le classement en zone naturelle (N) de la parcelle de M. A... dans le PLUi. Le tribunal a jugé que ce classement était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, car la parcelle, située au cœur d’un hameau urbanisé et bien desservie par les réseaux, ne présentait pas d’intérêt environnemental ou paysager justifiant une protection stricte. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 151-24 du code de l’urbanisme et L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA38-2201590(TA38-2201590)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de MM. A... qui demandaient l'annulation du refus du président de la communauté de communes Bièvre Isère d'abroger le classement de leurs parcelles en zone agricole (A) par le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) du 26 novembre 2019. Le tribunal a jugé que le classement en zone A n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, les parcelles étant situées dans le prolongement d'une vaste zone agricole exploitée et non desservies par les réseaux, conformément à l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que ce classement était cohérent avec le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), les parcelles ne correspondant pas aux secteurs d'urbanisation privilégiés. En conséquence, toutes les conclusions des requérants, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA38-2507636(TA38-2507636)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 5 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne justifiant d'aucune insertion sociale ou professionnelle en France et conservant des attaches familiales dans son pays d'origine. Les moyens tirés de la violation des articles 3 et 14 de la même Convention ont été écartés comme inopérants ou non fondés. En conséquence, la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour de deux ans a été rejetée.
N° TA38-2102100(TA38-2102100)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... demandant l'annulation de l'arrêté du 5 novembre 2020 par lequel le maire de Septème a refusé un permis de construire à la société « une gamelle pour tous ». Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions visant à contester le zonage du plan local d'urbanisme. Sur le fond, il a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante au regard de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme, et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité du refus de permis.