Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2502613(TA38-2502613)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... et M. D... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Agence nationale de l'habitat (ANAH) retirant partiellement une subvention pour la prime de transition énergétique. En cours d’instance, l’ANAH a accordé le complément de subvention de 1 974 euros sollicité, rendant sans objet les conclusions d’annulation et d’injonction. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. L’ANAH, partie perdante, a été condamnée à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2511209(TA38-2511209)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de la SARL Sensei qui demandait la suspension du déréférencement de son organisme de formation pour un mois, prononcé par la Caisse des dépôts et consignations. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la société n'a pas justifié avoir formé un recours au fond contre la décision contestée, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504554(TA38-2504554)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire des Allues. En cours d’instance, les requérants, Mme A... et la SCI Alsiar, ont présenté un désistement pur et simple de leur requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance. Aucune autre mesure n’est prononcée.
N° TA38-2401066(TA38-2401066)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple des requérants, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Val d’Isère à la SCI Tolima. L’affaire ne présentant plus de questions à juger, l’ordonnance constate le désistement et rejette les conclusions de la SCI Tolima au titre des frais irrépétibles. Chaque partie conserve la charge de ses propres frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2509685(TA38-2509685)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l’Isère a fait valoir que la demande de titre de séjour avait déjà été déposée et était en cours d’instruction. Le juge des référés a constaté que la demande d’injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point, rejetant le surplus des conclusions, dont la demande de frais irrépétibles.
N° TA38-2500214(TA38-2500214)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a pris une décision favorable en délivrant un certificat de résidence algérien valable dix ans, ce qui a conduit M. A... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2303954(TA38-2303954)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de M. B... et de la caisse primaire d’assurance maladie du Rhône dans le cadre d’un litige en responsabilité médicale contre le centre hospitalier de Vienne, suite à une transaction amiable conclue avec l’assureur de l’établissement. Les désistements, purs et simples, ont été acceptés par le centre hospitalier. Les dépens de l’instance, liquidés à 1 200 euros, ont été laissés à la charge du centre hospitalier de Vienne. Cette décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2507663(TA38-2507663)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de la société Sedip, qui contestait le classement de son offre dans le cadre d’un appel d’offres public pour des travaux de rénovation scolaire. La requête est jugée manifestement irrecevable pour plusieurs motifs : la société n’a pas précisé le fondement juridique de son recours, n’a pas produit le contrat contesté comme l’exige l’article R. 412-1 du code de justice administrative, et n’a pas justifié d’un intérêt lésé de manière suffisamment précise. Le tribunal rappelle également qu’il n’a pas compétence pour fournir des conseils ou des informations aux requérants. La décision est fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2307598(TA38-2307598)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de la société GTS Alimentation, qui contestait plusieurs amendes administratives infligées par le maire de Valence pour vente illicite d’alcool à emporter. La société n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant une demande fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance constate ce désistement et clôt l’instance sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2502129(TA38-2502129)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... contestant le retrait implicite d’une subvention de la prime de transition énergétique. En effet, postérieurement à l’introduction du recours, l’Agence nationale de l’habitat a accordé au requérant la prime de 3 080 euros sollicitée, retirant ainsi la décision attaquée. Les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont donc devenues sans objet. La demande de frais de justice présentée par M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
N° TA38-2503451(TA38-2503451)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de l’Agence nationale de l'habitat (Anah) de lui accorder une subvention au titre de la prime de transition énergétique. Après que l’Anah a conclu au non-lieu à statuer, M. A... s’est désisté de ses conclusions en annulation tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et, considérant l’Anah comme partie perdante, l’a condamnée à verser 1 000 euros à M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503144(TA38-2503144)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours préalable, contestant le retrait d’une subvention de 4 000 euros au titre de la prime de transition énergétique. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat a accordé la prime au requérant par une décision du 24 juillet 2025, retirant ainsi la décision attaquée. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA38-2503070(TA38-2503070)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de titre de séjour, après que la préfète de l’Isère a conclu au non-lieu. Le tribunal a toutefois condamné l’État à verser 700 euros à la requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des circonstances de l’espèce. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de statuer par ordonnance sur les désistements et les frais de justice.
N° TA38-2206160(TA38-2206160)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme E... qui demandaient l’annulation de la délibération du 20 juillet 2022 approuvant la révision du plan local d’urbanisme (PLU) de Janneyrias. Les requérants contestaient le classement de leurs parcelles en zone naturelle (N) et agricole (A), invoquant une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a jugé que le classement en zone N des parcelles AH n°120 et AH n°262 était justifié par leur ouverture sur une vaste zone naturelle, et que le classement en zone A des parcelles AH n°85 et 86 était fondé sur leur caractère agricole, conformément aux articles R. 151-22 et R. 151-24 du code de l’urbanisme. La demande relative à la parcelle AH n°263 a été écartée car celle-ci n’était pas classée en zone N.
N° TA38-2511443(TA38-2511443)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant disposait d'un récépissé valide et n'avait jamais été titulaire d'un titre de séjour, ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. L'ordonnance admet provisoirement M. A... à l'aide juridictionnelle, mais rejette le surplus des conclusions.
N° TA38-2302669(TA38-2302669)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 5 avril 2023 par lequel la maire d'Etoile-sur-Rhône avait exercé le droit de préemption urbain sur des parcelles. La juridiction a jugé que la commune n'avait pas justifié, à la date de la décision, de la réalité d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement répondant aux objets de l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme, la simple évocation d'un projet de "renouvellement urbain" étant insuffisante. En conséquence, la décision de préemption a été annulée pour défaut de base légale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA38-2511242(TA38-2511242)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... A... C..., ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Rhône ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait examiné la situation du requérant. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n°604/2013, de l'absence de respect des délais, des défaillances systémiques en Espagne, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur le règlement (UE) n°604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2304789(TA38-2304789)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le refus implicite du président de la communauté de communes Bièvre Isère d’abroger le classement en zone naturelle (N) de la parcelle de M. A... dans le PLUi. Le tribunal a jugé que ce classement était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, car la parcelle, située au cœur d’un hameau urbanisé et bien desservie par les réseaux, ne présentait pas d’intérêt environnemental ou paysager justifiant une protection stricte. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 151-24 du code de l’urbanisme et L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA38-2201590(TA38-2201590)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de MM. A... qui demandaient l'annulation du refus du président de la communauté de communes Bièvre Isère d'abroger le classement de leurs parcelles en zone agricole (A) par le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) du 26 novembre 2019. Le tribunal a jugé que le classement en zone A n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, les parcelles étant situées dans le prolongement d'une vaste zone agricole exploitée et non desservies par les réseaux, conformément à l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que ce classement était cohérent avec le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), les parcelles ne correspondant pas aux secteurs d'urbanisation privilégiés. En conséquence, toutes les conclusions des requérants, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA38-2507691(TA38-2507691)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de son séjour en France (moins de trois ans), de l'absence de justificatifs d'une intégration sociale ou professionnelle durable, et de la présence de ses attaches familiales en Arménie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.