Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2511065(TA38-2511065)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 octobre 2025 ordonnant sa remise aux autorités bulgares. Le tribunal a jugé que la préfète du Rhône n'avait pas méconnu l'article 17 du règlement UE n° 604/2013, qui permet à un État membre d'examiner une demande d'asile par dérogation, car cette clause est discrétionnaire et ne constitue pas un droit pour le demandeur. En l'absence de défaillance systémique en Bulgarie et de lien personnel suffisant en France, la décision de remise a été validée.
N° TA38-2508146(TA38-2508146)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme D... C... de sa demande principale de remboursement de frais de taxi (350 euros) sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La requérante a maintenu ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du même code pour le remboursement des frais d'avocat. Le juge a rejeté ces conclusions, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2511009(TA38-2511009)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant congolais. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement, et que les moyens tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511311(TA38-2511311)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en cas de refus de renouvellement, n'était pas remplie car le requérant s'était lui-même placé dans cette situation en transmettant tardivement son certificat médical à l'OFII. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés.
N° TA38-2510956(TA38-2510956)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant turc, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, prise par une autorité compétente et régulière en procédure, le requérant ayant bénéficié d'un entretien avec interprète. Il a estimé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. C... n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France. Enfin, le tribunal a considéré que la précarité alléguée n'était pas établie et ne caractérisait pas une vulnérabilité spécifique justifiant l'octroi des conditions matérielles d'accueil.
N° TA38-2511378(TA38-2511378)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... et Mme A... visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2025 les mettant en demeure de quitter un logement social occupé sans droit ni titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, faute pour les requérants de justifier d'éléments concrets propres à leur situation, et a écarté les moyens tirés de l'atteinte grave et manifestement illégale à leur vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie notamment sur l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable, dans sa version issue de la loi du 27 juillet 2023.
N° TA38-2511088(TA38-2511088)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident à Mme A..., ressortissante guinéenne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate, s'agissant d'une première demande de titre de séjour et non d'un refus de renouvellement. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2511092(TA38-2511092)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant à M. A..., ressortissant guinéen, la délivrance d’une carte de résident. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant ne justifiait pas de circonstances particulières imposant une mesure provisoire à très bref délai, sa situation précaire étant liée à l’absence de titre de séjour et non à un refus de renouvellement. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence caractérisée pour suspendre une décision administrative.
N° TA38-2511167(TA38-2511167)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Grenoble rejetant la candidature de M. B... pour le marché de Noël 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de justifier d'une atteinte grave et imminente à sa situation financière par des éléments suffisants, notamment en ne produisant que des données de chiffre d'affaires sans considération des résultats nets ou des alternatives d'activité. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du moyen tiré du défaut de motivation de la décision.
N° TA38-2511380(TA38-2511380)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2025 mettant en demeure M. A... et Mme B... de quitter un logement social occupé sans droit ni titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne justifiant pas d'éléments concrets établissant une urgence particulière nécessitant une intervention dans les 48 heures. La solution retenue s'appuie sur l'article 38 de la loi du 5 mars 2007, modifié par la loi du 27 juillet 2023, relatif à l'occupation illicite de domicile.
N° TA38-2501506(TA38-2501506)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... et de la société Drapo, qui demandait l’annulation du rejet implicite d’un recours préalable contre une décision de retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. Le tribunal a constaté que, antérieurement à l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat avait déjà accordé à M. B... une prime de 4 000 euros par une notification du 23 mai 2023, rendant le litige sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA38-2507019(TA38-2507019)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Scionzier, a pris acte du désistement pur et simple de la requérante. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a constaté qu’il n’y avait plus de litige à juger. Les conclusions de la société défenderesse tendant à la condamnation de Mme A... aux frais de procès ont été rejetées.
N° TA38-2501507(TA38-2501507)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... et la société Drapo d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de leur recours préalable, contestant le retrait d’une subvention au titre de la prime de transition énergétique. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat a agréé le recours préalable et créé un dossier de régularisation. En conséquence, le tribunal, appliquant l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions d’annulation et d’injonction. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA38-2500136(TA38-2500136)
Recours de M. A... contre le refus de la commission de médiation de la Haute-Savoise de le reconnaître comme prioritaire pour un logement. Le tribunal administratif de Grenoble constate que, postérieurement à la requête, la commission a finalement reconnu l'intéressé comme prioritaire et devant être logé d'urgence. La requête étant devenue sans objet, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505476(TA38-2505476)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A... de son recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. La requérante, qui avait obtenu l'aide juridictionnelle totale, maintenait sa demande de frais de procès. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat. L'ordonnance a été rendue le 31 octobre 2025.
N° TA38-2501516(TA38-2501516)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. A... et de la société Drapo, qui demandait l’annulation du rejet implicite d’un recours préalable contre le retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. Le tribunal a constaté qu’avant même l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat avait accordé à M. A... une prime de 4 000 euros par une notification du 25 novembre 2024, rendant le litige sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA38-2406643(TA38-2406643)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident. En application de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’il n’a pas fait dans le délai imparti. Par ordonnance du 30 octobre 2025, le président de la 3ème chambre a donc constaté le désistement d’office de M. A... et en a donné acte.
N° TA38-2510410(TA38-2510410)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) rejetant la demande de transfert de M. et Mme D..., demandeurs d'asile arméniens, vers un autre centre d'hébergement. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée en raison de l'état de santé de Mme D. et de son enfant, nécessitant des conditions d'hygiène non réunies dans leur centre actuel, et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à l'OFII de procéder au transfert sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2400113(TA38-2400113)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme F... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 10 506,46 euros. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une résidence stable et effective en France, condition essentielle pour l'octroi du RSA, en raison de séjours prolongés à l'étranger dépassant les trois mois autorisés par l'article R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'indu, fondé sur les absences constatées et le défaut de déclaration de ressources, en application des articles L. 262-2 et R. 262-5 du même code.
N° TA38-2510941(TA38-2510941)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par le Syndicat Mixte du Lac d'Annecy (SILA) pour le recouvrement de la participation au financement de l'assainissement collectif (PFAC). Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 30 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune contestation au fond n’a donc été tranchée.