Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2510378(TA38-2510378)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme A... C... épouse B..., qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". En cours d'instance, la requérante a obtenu satisfaction et s'est désistée de ses conclusions en référé. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a également condamné l'État, en tant que partie perdante, à verser 800 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511088(TA38-2511088)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident à Mme A..., ressortissante guinéenne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate, s'agissant d'une première demande de titre de séjour et non d'un refus de renouvellement. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2510526(TA38-2510526)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. A... d’une demande d’annulation d’un ordre de reversement du bonus écologique émis par l’Agence de Services et de Paiement, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée se situe à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), il a ordonné le renvoi de l’affaire au Tribunal Administratif de Marseille, en application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511152(TA38-2511152)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 11 octobre 2025 par lequel la préfète de la Savoie avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans à l'encontre de M. B..., ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée, car elle ne faisait pas état de l'ensemble des critères prévus à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment la durée de présence et les liens de l'intéressé avec la France. En conséquence, la décision a été annulée pour vice de forme, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2508967(TA38-2508967)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a reconnu la responsabilité de l'État pour carence fautive. M. B..., reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 18 avril 2024, n'a pas reçu de proposition dans le délai légal de six semaines, ce qui constitue une faute engageant la responsabilité de l'État. Le tribunal a jugé que cette carence, perdurant au-delà du délai imparti, a causé à M. B... des troubles dans ses conditions d'existence, justifiant l'octroi d'une provision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-18, ainsi que sur la jurisprudence relative à la responsabilité de l'État en cas de non-exécution des décisions des commissions de médiation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511475(TA38-2511475)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D... et M. A... contre l'arrêté du 20 octobre 2025 de la préfète de la Haute-Savoie les mettant en demeure de quitter un terrain à Chavanod sous 24 heures. Le juge unique a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'acte. Il a jugé que la demande de la communauté d'agglomération du Grand Annecy, propriétaire du terrain, était recevable et que l'occupation portait atteinte à la salubrité, sécurité ou tranquillité publiques, justifiant la mise en demeure. La solution est fondée sur l'article 9 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511105(TA38-2511105)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du 17 octobre 2025 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'absence de perspective raisonnable d'éloignement, en se fondant sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la prolongation était légale et que les modalités de contrôle n'étaient pas disproportionnées, notamment au regard de la situation médicale de l'enfant du requérant.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511180(TA38-2511180)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un avis de contravention pour circulation en sens interdit, rejette la requête pour incompétence. Il rappelle que la contestation d’une amende forfaitaire relève de la compétence exclusive du tribunal de police, juridiction pénale, en application des articles R. 412-28 du code de la route et 521 du code de procédure pénale. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’affaire est rejetée par ordonnance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2507303(TA38-2507303)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 31 octobre 2025, a donné acte du désistement pur et simple de M. A... de sa requête en annulation de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le désistement étant intervenu après que la préfète a conclu au non-lieu à statuer, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'État a été condamné à verser une somme de 1 000 euros à l'avocat de M. A..., Me Haddou.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2505476(TA38-2505476)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A... de son recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. La requérante, qui avait obtenu l'aide juridictionnelle totale, maintenait sa demande de frais de procès. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat. L'ordonnance a été rendue le 31 octobre 2025.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2509794(TA38-2509794)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C... d’une demande d’injonction visant à obtenir la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Postérieurement à l’introduction du recours pour excès de pouvoir, la préfète de l’Isère a délivré l’attestation sollicitée, valable jusqu’au 31 décembre 2025. Le tribunal a constaté que la demande était ainsi devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511379(TA38-2511379)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 9 octobre 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur a invalidé le permis de conduire de M. B... faute de points. Le juge a constaté que la requête présentait à la fois des conclusions en annulation et en suspension, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative qui impose une requête distincte pour la suspension. En application de l’article L. 522-3 du même code, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet des conclusions à fin de suspension, l’instruction se poursuivant pour les conclusions en annulation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2511015(TA38-2511015)

Litige relatif au retrait de la prime MaPrimeRénov pour un projet de rénovation énergétique situé à Montpitol (Haute-Garonne). Le Tribunal administratif de Grenoble s'est déclaré incompétent territorialement en application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Toulouse, seul compétent pour connaître du litige.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501515(TA38-2501515)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... et de la société Drapo, qui demandaient l’annulation du rejet implicite de leur recours contre le retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. Le juge a constaté que, avant même l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat avait accordé une prime de 4 000 euros à M. B... suite à l’agrément de son recours préalable, rendant le litige sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2501517(TA38-2501517)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d’un recours préalable obligatoire, contestant le retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat a accordé à la requérante une prime de 4 000 euros par une notification rectificative d’octroi du 18 septembre 2025. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions d’annulation et d’injonction. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501519(TA38-2501519)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... et de la société Drapo, qui demandaient l’annulation du rejet implicite de leur recours contre le retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. Le tribunal a constaté que, avant l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat avait accordé une prime de 4 000 euros à Mme A... par une décision du 25 novembre 2024, rendant la requête sans objet et manifestement irrecevable. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2501521(TA38-2501521)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A... et de la société Drapo. Cette requête demandait l'annulation du rejet implicite d'un recours préalable contre une décision de retrait d'une subvention pour la prime de transition énergétique. En cours d'instance, l'Agence nationale de l'habitat a accordé à Mme A... une prime de 4 000 euros, rendant sans objet les conclusions principales. Les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510976(TA38-2510976)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant les arrêtés préfectoraux du 11 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour deux ans et l'assignant à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, faute pour le requérant de démontrer, par les pièces produites, la réalité de son activité professionnelle, la durée de son séjour de dix ans alléguée ou l'intensité de ses liens personnels en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondée sur l'absence de preuve suffisante pour caractériser une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2510909(TA38-2510909)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 14 octobre 2025 par lequel la préfète de l'Isère obligeait M. D..., ressortissant espagnol, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation et assignation à résidence. La juridiction a jugé que la seule interpellation du requérant à proximité de stupéfiants, sans poursuites judiciaires, ne constituait pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également relevé que la préfète n'avait pas tenu compte de la durée du séjour en France (depuis 2014), de l'activité professionnelle et de la situation familiale de l'intéressé, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées a été annulé.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2510881(TA38-2510881)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B..., ressortissante turque, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjointe de Français. Le juge a reconnu l’urgence, présumée en cas de refus de renouvellement et aggravée par la fermeture des droits à l’assurance maladie de la requérante, malgré la délivrance tardive d’une attestation de prolongation d’instruction. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision attaquée et enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d’un mois.

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