Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501538(TA38-2501538)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... et de la société Drapo, qui demandaient l’annulation du rejet implicite de leur recours préalable contre le retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. Le tribunal a constaté que, avant même l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat avait fait droit au recours préalable et accordé la prime sollicitée. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête ne présentait plus d’objet et était donc manifestement irrecevable.
N° TA38-2509893(TA38-2509893)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande d'injonction visant à obtenir une convocation pour changer le statut de sa demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressée à un rendez-vous le 21 octobre 2025, le juge a constaté que la demande était devenue sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
N° TA38-2502613(TA38-2502613)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... et M. D... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Agence nationale de l'habitat (ANAH) retirant partiellement une subvention pour la prime de transition énergétique. En cours d’instance, l’ANAH a accordé le complément de subvention de 1 974 euros sollicité, rendant sans objet les conclusions d’annulation et d’injonction. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. L’ANAH, partie perdante, a été condamnée à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2504838(TA38-2504838)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour de dix ans. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête, ce désistement étant accepté par la préfète de l’Isère. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance. Aucune autre mesure n’est prononcée.
N° TA38-2507636(TA38-2507636)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 5 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne justifiant d'aucune insertion sociale ou professionnelle en France et conservant des attaches familiales dans son pays d'origine. Les moyens tirés de la violation des articles 3 et 14 de la même Convention ont été écartés comme inopérants ou non fondés. En conséquence, la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour de deux ans a été rejetée.
N° TA38-2102100(TA38-2102100)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... demandant l'annulation de l'arrêté du 5 novembre 2020 par lequel le maire de Septème a refusé un permis de construire à la société « une gamelle pour tous ». Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions visant à contester le zonage du plan local d'urbanisme. Sur le fond, il a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante au regard de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme, et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité du refus de permis.
N° TA38-2203489(TA38-2203489)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... qui demandait l'annulation du refus d'abroger le classement de sa parcelle en zone agricole (A) par le PLUi de Bièvre Isère. La juridiction a jugé que le classement n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car la parcelle, bien que bordée de constructions, se rattachait à un vaste secteur agricole. La décision s'appuie sur l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme définissant les zones A. Mme C... a été condamnée à verser 1 500 euros à la communauté de communes au titre des frais de justice.
N° TA38-2511199(TA38-2511199)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C... pour obtenir la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a délivré une attestation de décision favorable et un titre de séjour en cours de fabrication, ce qui a conduit la requérante à se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a admis Mme C... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État et d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2511452(TA38-2511452)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'interdiction de conduire en France de dix mois infligée à M. A..., titulaire d'un permis monégasque, pour un excès de vitesse à 151 km/h. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du comportement dangereux du conducteur et des exigences de sécurité routière, sans examiner les autres moyens. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2511453(TA38-2511453)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui contestait la suspension de son permis de conduire pour six mois. Le juge constate que le requérant résidait dans le Vaucluse à la date de la décision attaquée, ce qui relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nîmes en application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal de Grenoble se déclare territorialement incompétent et rejette la demande sans renvoyer l'affaire, conformément à l'article R. 522-8-1 du même code.
N° TA38-2511532(TA38-2511532)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A..., ressortissante mauricienne, qui sollicitait des mesures conservatoires pour obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte à ses droits fondamentaux (travail et vie privée) en raison de l'absence de document valide depuis l'expiration de sa carte de séjour pluriannuelle. Le juge a considéré que la demande ne présentait pas de caractère d'urgence ou était manifestement mal fondée, permettant un rejet sans procédure contradictoire. Aucune mesure n'a été ordonnée.
N° TA38-2511378(TA38-2511378)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... et Mme A... visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2025 les mettant en demeure de quitter un logement social occupé sans droit ni titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, faute pour les requérants de justifier d'éléments concrets propres à leur situation, et a écarté les moyens tirés de l'atteinte grave et manifestement illégale à leur vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie notamment sur l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable, dans sa version issue de la loi du 27 juillet 2023.
N° TA38-2511380(TA38-2511380)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2025 mettant en demeure M. A... et Mme B... de quitter un logement social occupé sans droit ni titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne justifiant pas d'éléments concrets établissant une urgence particulière nécessitant une intervention dans les 48 heures. La solution retenue s'appuie sur l'article 38 de la loi du 5 mars 2007, modifié par la loi du 27 juillet 2023, relatif à l'occupation illicite de domicile.
N° TA38-2503736(TA38-2503736)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement d’instance de Mme A..., qui demandait la condamnation de l’État au versement d’une provision de 18 233,53 euros pour défaut de paiement de salaires. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n’a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande du tribunal, ce qui la répute désistée de l’ensemble de ses conclusions.
N° TA38-2511140(TA38-2511140)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté de remise aux autorités espagnoles. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 9 du règlement UE n° 604/2013 était inopérant, la notion de "membre de la famille" ne s'étendant pas aux cousins germains. La solution retenue est le rejet des conclusions d'annulation et des demandes accessoires.
N° TA38-2501506(TA38-2501506)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... et de la société Drapo, qui demandait l’annulation du rejet implicite d’un recours préalable contre une décision de retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. Le tribunal a constaté que, antérieurement à l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat avait déjà accordé à M. B... une prime de 4 000 euros par une notification du 23 mai 2023, rendant le litige sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA38-2511088(TA38-2511088)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident à Mme A..., ressortissante guinéenne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate, s'agissant d'une première demande de titre de séjour et non d'un refus de renouvellement. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2511092(TA38-2511092)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant à M. A..., ressortissant guinéen, la délivrance d’une carte de résident. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant ne justifiait pas de circonstances particulières imposant une mesure provisoire à très bref délai, sa situation précaire étant liée à l’absence de titre de séjour et non à un refus de renouvellement. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence caractérisée pour suspendre une décision administrative.
N° TA38-2511167(TA38-2511167)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Grenoble rejetant la candidature de M. B... pour le marché de Noël 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de justifier d'une atteinte grave et imminente à sa situation financière par des éléments suffisants, notamment en ne produisant que des données de chiffre d'affaires sans considération des résultats nets ou des alternatives d'activité. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du moyen tiré du défaut de motivation de la décision.
N° TA38-2508146(TA38-2508146)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme D... C... de sa demande principale de remboursement de frais de taxi (350 euros) sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La requérante a maintenu ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du même code pour le remboursement des frais d'avocat. Le juge a rejeté ces conclusions, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.