Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2509419(TA38-2509419)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A..., ressortissant algérien, visant à suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal relève que la préfète de l'Isère soutient que le dossier de demande était incomplet, ce qui ferait naître non pas un refus de titre mais un refus implicite d'enregistrement insusceptible de recours. En l'absence de preuve suffisante de l'incomplétude du dossier apportée par la préfète, le tribunal écarte cette fin de non-recevoir et examine la demande de suspension.
N° TA38-2509294(TA38-2509294)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 20 août 2025 par lequel le maire d'Albertville a licencié M. B... pour inaptitude physique. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant (notamment l'absence de communication de son dossier, l'irrégularité de la procédure médicale, le défaut de reclassement et la discrimination) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la condition relative à l'existence d'un moyen sérieux n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2509357(TA38-2509357)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant algérien marié à une Française. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, l'intéressé étant en situation irrégulière et privé de travail, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B... dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2509038(TA38-2509038)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi en référé par le GAEC Ferme Barthoux et des associations pour demander la suspension de l'arrêté préfectoral du 29 décembre 2022 autorisant l'aménagement du "secteur 2" du projet de sécurisation de la RD 1075. Les requérants invoquaient principalement l'absence ou l'insuffisance grave de l'étude d'impact, l'urgence liée à la présence d'espèces protégées et divers vices de procédure. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, les risques environnementaux étant jugés surestimés et le recours au fond ayant été introduit tardivement. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 122-2 du code de l'environnement.
N° TA38-2509927(TA38-2509927)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... C... qui demandait d’enjoindre au recteur de l’académie de Grenoble de fournir à sa fille un accompagnement individuel par un AESH à hauteur de 24 heures hebdomadaires. La juge des référés a estimé que la requérante ne justifiait pas d’une urgence particulière rendant nécessaire une intervention dans les 48 heures, ni d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, alors qu’un accompagnement mutualisé de 17 heures était déjà mis en place. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2509499(TA38-2509499)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B... visant à suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a d'abord écarté l'argument de la préfète selon lequel une autorisation de prolongation d'instruction empêcherait la naissance d'une décision implicite de rejet, rappelant que la délivrance d'un tel document ne fait pas obstacle à la naissance de cette décision au terme du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ensuite, le juge a reconnu que la condition d'urgence est en principe caractérisée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour, eu égard à ses conséquences sur la situation de l'intéressée. La solution retenue est que la condition d'urgence est présumée remplie pour un refus de renouvellement, ce qui ouvre la voie à un examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2509495(TA38-2509495)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour « vie privée et familiale – parent d’enfant français » opposée à Mme B... par la préfète de l’Isère. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que la préfecture avait délivré à l’intéressée une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 15 décembre 2025, régularisant ainsi provisoirement son séjour et écartant le risque immédiat pour sa formation et son emploi. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme ou de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant.
N° TA38-2509497(TA38-2509497)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation de décision favorable sur sa demande de titre de séjour en cours d'instance. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais d'instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2509535(TA38-2509535)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la préfète de l'Isère avait, en cours d'instance, accordé à Mme D... le renouvellement de son titre de séjour. Par suite, les conclusions de la requérante tendant à la suspension de la décision implicite de rejet et à des injonctions ont perdu leur objet, le juge prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. L'urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision initiale, invoqués par la requérante sur le fondement des articles L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'ont donc pas été examinés au fond. L'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocate de Mme D... au titre des frais de justice.
N° TA38-2509537(TA38-2509537)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. B..., un ressortissant gabonais. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car le dossier de l'intéressé était incomplet, la préfecture ayant sollicité des pièces justificatives nécessaires à l'instruction. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinées. Les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA38-2510087(TA38-2510087)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci demandait, notamment, la transmission de sa plainte au procureur de la République, une mesure de protection et une indemnisation en raison d'agissements qu'elle imputait à une personne hébergée dans un foyer. Le juge des référés a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente pour les conclusions à caractère pénal et indemnitaire, et comme manifestement mal fondée pour la demande de suspension d'une décision administrative non identifiée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2510085(TA38-2510085)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable et mal fondée. La requérante demandait notamment l'ouverture d'une enquête pénale, la transmission d'une plainte à Europol et la suspension de procédures administratives, en invoquant une atteinte à plusieurs libertés fondamentales. Le juge a constaté que les demandes à caractère pénal ne relèvent pas de la compétence de la juridiction administrative, et que les conclusions dirigées contre des décisions administratives non identifiées étaient dépourvues d'urgence et d'éléments établissant une atteinte grave et manifestement illégale. La requête a donc été rejetée par ordonnance, sans instruction contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2509787(TA38-2509787)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B... concernant le refus de renouvellement de son contrat d'enseignant par le recteur de l'académie de Grenoble. Le juge a estimé que la requête était tardive, car plus d'un an s'était écoulé depuis que l'intéressé avait eu connaissance de la décision contestée (juin 2024), sans que des circonstances particulières justifient ce délai. En application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'a pas été examinée, la demande étant manifestement irrecevable en raison de l'expiration du délai raisonnable de recours.
N° TA38-2404957(TA38-2404957)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme B..., qui contestait le refus du centre hospitalier de Valence de lui verser l’Indemnité Forfaitaire pour Travail les Dimanches (IFPTD) depuis 2021. La requérante ayant abandonné son instance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ses demandes d’annulation et d’injonction. La demande reconventionnelle du centre hospitalier au titre des frais de justice a été rejetée. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504383(TA38-2504383)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a annulé l'arrêté du 10 mars 2025 par lequel le préfet de l'Isère avait obligé M. A... B..., ressortissant brésilien, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que l'intéressé n'avait pas sollicité de titre de séjour, alors que M. A... B... avait bien déposé une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français le 24 août 2024, soit après la naissance de sa fille. Cette circonstance nouvelle rendait illégale l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que, par voie de conséquence, l'interdiction de retour d'un an qui l'accompagnait. La décision s'appuie sur les articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2303287(TA38-2303287)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B, de nationalité nigériane, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que les conclusions de la requête devaient être regardées comme dirigées contre la décision implicite de rejet née du recours administratif préalable, qui s'est substituée à la décision initiale du 15 décembre 2022. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement énoncée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement s'appuie sur les articles D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2200436(TA38-2200436)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Savoie du 27 septembre 2021 imposant l'équipement hivernal des véhicules. Le tribunal a jugé que cet arrêté réglementaire n'avait pas à être motivé, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de consultation publique, estimant que la note d'information ministérielle invoquée n'avait pas à être publiée et que l'administration pouvait organiser des consultations sans que cela soit prévu par le décret du 16 octobre 2020. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 211-2 et L. 312-2 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2504872(TA38-2504872)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant angolais, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 28 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé que la décision était suffisamment motivée, notamment au regard des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, sans autre précision dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C..., confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA38-2509664(TA38-2509664)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par M. B... d’une demande d’exécution d’une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l’Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour sous astreinte. La préfète ayant finalement pris une décision favorable le 10 septembre 2025, le juge constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la demande d’injonction sous astreinte. En revanche, l’exécution étant intervenue tardivement (au-delà du délai de 15 jours imparti), le juge procède à la liquidation définitive de l’astreinte, qu’il modère à 7 500 euros sur le fondement de l’article L. 911-7 du code de justice administrative. L’État est également condamné à verser 600 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2504397(TA38-2504397)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante arménienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an prononcés par le préfet de l'Isère. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, et a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.