Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2303603(TA38-2303603)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A..., ressortissant indien, d’une demande d’indemnisation de 28 032 euros pour le retard de la préfète de l’Isère à traiter sa demande de carte de séjour « passeport talent » et à lui remettre un récépissé. Le tribunal a jugé que l’administration avait commis une faute en ne délivrant pas l’attestation de prolongation d’instruction prévue à l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile entre le 18 août et le 7 novembre 2022. Il a condamné l’État à verser 2 710 euros à M. A... en réparation de la perte de rémunération subie pendant cette période, tout en rejetant le surplus des demandes, notamment le préjudice moral et la perte de rémunération variable, faute de lien direct avec la faute.
N° TA38-2506460(TA38-2506460)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A, ressortissante kosovare, contestant un arrêté préfectoral du 12 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante soutenait que la décision était illégale car prise avant la notification du rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA, intervenue le 23 mai 2025. Le tribunal a annulé l'arrêté, jugeant que la préfète ne pouvait légalement fonder l'obligation de quitter le territoire sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le droit au maintien sur le territoire français de Mme A n'ayant pris fin qu'à la notification de la décision de l'OFPRA.
N° TA38-2503746(TA38-2503746)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a jugé que le refus de titre de séjour était légal au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du caractère non sérieux des études de M. A., marquées par des résultats insuffisants et une absence de progression significative. Enfin, le tribunal a considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était inopérant à l'encontre d'un refus de titre étudiant.
N° TA38-2503750(TA38-2503750)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 février 2025 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure était régulière, notamment car l'avis du collège de médecins de l'OFII avait bien été produit et n'était pas obsolète. Le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-10 du CESEDA, 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation, sans retenir d'illégalité de la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la requérante.
N° TA38-2503753(TA38-2503753)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 31 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Elle a également jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination, fondées sur ce refus légal, ont été maintenues.
N° TA38-2503765(TA38-2503765)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a annulé l'arrêté du 19 mars 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait le renouvellement du titre de séjour de Mme A..., ressortissante kényane, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que la préfète avait commis un défaut d'examen en statuant sur la demande de renouvellement du titre "étudiant" alors que l'intéressée avait, en cours d'instruction, sollicité un changement de statut pour obtenir un titre "vie privée et familiale". En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation de Mme A.. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
N° TA38-2503785(TA38-2503785)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 26 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également jugé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, le requérant ayant été informé des conséquences d'un rejet de sa demande d'asile lors de son audition par les services de police. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 431-2 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA38-2503786(TA38-2503786)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. B... et Mme A... visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 25 mars 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment la motivation des décisions, la violation de leur droit d'être entendu, et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des mesures d'éloignement, des interdictions de retour et des fixations du pays de destination.
N° TA38-2504356(TA38-2504356)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 18 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance du délai de départ volontaire de trente jours, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que le délai de départ volontaire était conforme à l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé.
N° TA38-2504872(TA38-2504872)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant angolais, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 28 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé que la décision était suffisamment motivée, notamment au regard des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, sans autre précision dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C..., confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA38-2104538(TA38-2104538)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'EURL Sea Land Safari, qui demandait l'annulation du refus du ministre de l'intérieur d'immatriculer un véhicule d'occasion importé d'Allemagne. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car la société requérante, n'étant plus propriétaire du véhicule, ne justifiait pas d'un intérêt à agir pour contester le refus d'immatriculation, conformément à l'article R. 322-1 du code de la route. Le tribunal a ainsi écarté les moyens de fond soulevés, relatifs notamment aux directives européennes 1999/37/CE et 2007/46/CE, sans les examiner.
N° TA38-2506728(TA38-2506728)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’inspecteur d’académie de l’Isère d’accorder une dérogation scolaire pour sa fille. La requérante a ensuite déclaré se désister de l’instance, ce désistement étant pur et simple. Par ordonnance du 26 septembre 2025, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2102094(TA38-2102094)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation du refus de lui délivrer un "certificat de non affiliation" (certificat de situation administrative). Le tribunal a jugé que ce certificat, prévu à l'article L. 322-2 du code de la route, ne peut être délivré qu'au propriétaire du véhicule. Or, M. B n'était plus propriétaire à la date de sa demande, et son argument selon lequel le document lui était nécessaire pour contester des contraventions n'a pas été retenu. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA38-2302062(TA38-2302062)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contre le refus de titre de séjour de la préfète de la Drôme. La requérante, ressortissante comorienne, sollicitait un titre en tant que parent d’enfant français sur le fondement de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que la condition de visa de long séjour, prévue à l’article L. 412-1 du même code, était opposable. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation.
N° TA38-2200335(TA38-2200335)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Persia, qui contestait un avertissement du préfet de l'Isère pris sur le fondement de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique. Le tribunal a jugé que cet avertissement, prononcé en raison de troubles à l'ordre public liés à l'activité de l'établissement, constituait une mesure préalable non susceptible de recours pour excès de pouvoir, car il ne faisait pas grief. La solution retenue est l'irrecevabilité de la requête, fondée sur l'absence de caractère décisoire de l'acte attaqué.
N° TA38-2500648(TA38-2500648)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant roumain, qui contestait un arrêté du préfet de l’Indre l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée. Il a estimé que le comportement de l'intéressé, notamment son retour en France après une précédente mesure d'éloignement, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens des articles L. 251-1 et L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur ces textes.
N° TA38-2502199(TA38-2502199)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement d’instance de Mme B..., qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour étudiant. La requérante s’est désistée tout en maintenant sa demande de frais de justice. L’ordonnance, fondée sur l’article R.222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement pur et simple et rejette la demande au titre de l’article L.761-1 du même code, estimant qu’il n’y a pas lieu de mettre les frais à la charge de l’État.
N° TA38-2406959(TA38-2406959)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions en annulation et injonction, après qu'elle a retiré sa contestation du refus de la commission de médiation de la Haute-Savoie de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La requérante a maintenu sa demande de frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2504377(TA38-2504377)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme A... contestant les arrêtés du préfet de la Drôme leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et leur interdisant le retour pour six mois. Les juges ont estimé que les décisions étaient signées par une autorité compétente et ne méconnaissaient ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement, sans erreur manifeste d'appréciation.
N° TA38-2504383(TA38-2504383)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a annulé l'arrêté du 10 mars 2025 par lequel le préfet de l'Isère avait obligé M. A... B..., ressortissant brésilien, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que l'intéressé n'avait pas sollicité de titre de séjour, alors que M. A... B... avait bien déposé une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français le 24 août 2024, soit après la naissance de sa fille. Cette circonstance nouvelle rendait illégale l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que, par voie de conséquence, l'interdiction de retour d'un an qui l'accompagnait. La décision s'appuie sur les articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.