Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2506317(TA38-2506317)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. A et Mme D, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 13 mai 2025 leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA38-2305908(TA38-2305908)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société Lopoto 2 et deux actionnaires de la société Valocîme d’un recours en annulation et en indemnisation visant une convention d’occupation du domaine public conclue entre le département de la Savoie et la société TDF pour l’installation d’antennes relais. Les requérants se sont désistés de leur instance et de leur action, désistement pur et simple dont le tribunal leur a donné acte par ordonnance. Le tribunal a également rejeté les demandes de la société TDF et du département de la Savoie tendant à la condamnation des requérants au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506329(TA38-2506329)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 7 avril 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant bangladais confié à l'aide sociale à l'enfance, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la préfète avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant uniquement sur la mention du passeport pour établir des liens familiaux dans le pays d'origine, sans tenir compte des éléments produits par le requérant démontrant l'absence de tels liens. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet la délivrance d'un titre de séjour aux jeunes majeurs confiés à l'aide sociale à l'enfance sous certaines conditions.
N° TA38-2503584(TA38-2503584)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B, ressortissant malien, pour contester un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. La première requête, dirigée contre une décision implicite de refus, a été privée d'objet suite à l'intervention d'une décision explicite de refus le 24 mars 2025. Par un second recours, le tribunal a examiné la légalité de cet arrêté préfectoral, qui incluait également une interdiction de retour d'un an. La formation de jugement a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, et de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté les deux requêtes de M. B.
N° TA38-2508887(TA38-2508887)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait une nouvelle attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête ne contenait pas de conclusions à fin d'annulation d'une décision administrative, mais uniquement une demande d'injonction adressée à l'administration. Or, en dehors des cas prévus par le code de justice administrative, le juge ne peut adresser d'injonctions à titre principal. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2403471(TA38-2403471)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. B, ressortissant albanais, contestant le refus implicite puis explicite (arrêté du 19 mai 2025) de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes et considéré que la décision expresse de 2025 s'était substituée à la décision implicite antérieure. Il a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés.
N° TA38-2505881(TA38-2505881)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 septembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de séjour était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales suffisamment établies en France et de son maintien irrégulier malgré des mesures d'éloignement antérieures. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour pour un an ont été jugées légales et non disproportionnées. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2505880(TA38-2505880)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 septembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, compte tenu de son absence d'intégration et de son maintien irrégulier en France. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an ont été validées, les moyens soulevés étant écartés. La solution s'appuie sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA38-2505876(TA38-2505876)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 12 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de 24 mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du droit d'être entendu, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la mesure était légale au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation personnelle et administrative de l'intéressé.
N° TA38-2505850(TA38-2505850)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 5 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH. Le tribunal a jugé que le refus était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte.
N° TA38-2505847(TA38-2505847)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, un ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 6 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de progression et de cohérence dans les études de l'intéressé. La décision d'obligation de quitter le territoire français n'a pas été jugée disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des attaches limitées de M. C en France.
N° TA38-2509431(TA38-2509431)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du 4 septembre 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités allemandes. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III") et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2500401(TA38-2500401)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. C, ressortissant congolais, dirigées contre l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les conclusions en annulation, injonction et frais d'instance ont été rejetées.
N° TA38-2307950(TA38-2307950)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les mandataires liquidateurs de la société Mignola Carrelages d’une demande de condamnation du centre hospitalier spécialisé de la Savoie au paiement d’un solde de 10 583,36 euros TTC. Les requérants ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 25 septembre 2025, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement d’instance et d’action, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505824(TA38-2505824)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E B, ressortissante djiboutienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire et la méconnaissance de son droit d'être entendue. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé que le droit d'être entendu avait été satisfait lors de l'instruction de sa demande d'asile, sans nécessité de nouvelles observations avant la mesure d'éloignement. La solution s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 431-2, R. 521-1 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2304087(TA38-2304087)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Peyrins s'opposant à la transformation d'un hangar agricole en habitation. Le requérant invoquait son occupation des lieux depuis 39 ans, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant. La construction se situe en zone naturelle du PLU, où le changement de destination n'est autorisé que pour les bâtiments présentant un intérêt architectural ou patrimonial, ce qui n'était pas le cas. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA38-2509002(TA38-2509002)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme C. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car il s'agissait d'un refus de renouvellement, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de l'Isère de réexaminer la demande de Mme C par une décision explicite dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2509004(TA38-2509004)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la préfète de l’Isère rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A. Le juge a considéré que la condition d’urgence était remplie, l’intéressé étant en situation irrégulière et menacé de perdre son emploi, et qu’un doute sérieux existait quant à la légalité de la décision au regard des articles L. 423-22 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La suspension est prononcée jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de la décision.
N° TA38-2509879(TA38-2509879)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D. Celui-ci contestait un arrêté préfectoral du 17 septembre 2025 lui interdisant de paraître dans un périmètre lié à un trafic de stupéfiants, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le domicile du requérant n'étant pas inclus dans le périmètre d'interdiction, et que la mesure, fondée sur l'article L. 22-11-1 du code de la sécurité intérieure, n'était pas disproportionnée au regard des troubles à l'ordre public établis par son implication dans le trafic.
N° TA38-2509921(TA38-2509921)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer à M. A... une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée et caractérisée, l'absence de document de séjour empêchant le requérant d'exercer son activité professionnelle de coiffeur et le plaçant dans une situation précaire. Il a également estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, la préfecture étant tenue, en application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de délivrer une attestation de prolongation lorsque l'instruction d'une demande complète se poursuit au-delà de la validité du titre précédent.