Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2509930(TA38-2509930)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par la préfète de l'Isère d’une demande de suspension de la décision de la commune de Grenoble de pavoiser l’hôtel de ville d’un drapeau palestinien, sur le fondement de l’article L. 554-3 du code de justice administrative. La préfète s’est désistée de son déféré en cours d’instance, ce dont le juge des référés lui a donné acte par ordonnance du 25 septembre 2025. En conséquence, la demande de suspension et d’injonction est devenue sans objet, et les conclusions de la commune au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2505137(TA38-2505137)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 11 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et d'examen de la situation personnelle, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant avait été entendu lors de son audition par les services de gendarmerie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2509517(TA38-2509517)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 9 septembre 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités allemandes. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III") et de l'article L. 572-1 du CESEDA n'étaient pas fondés, la préfète ayant apporté la preuve de la remise des informations et de la tenue d'un entretien individuel. Enfin, le tribunal a considéré que l'arrêté n'était entaché ni d'un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressé ni d'une erreur manifeste d'appréciation.
N° TA38-2509060(TA38-2509060)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation de décision favorable de délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle. La requérante contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour, invoquant notamment les articles L. 423-1 et L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2506332(TA38-2506332)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C, ressortissant bangladais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet la délivrance d'un titre aux étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance entre 16 et 18 ans. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant uniquement sur la mention d'un contact d'urgence sur le passeport pour établir des liens familiaux au Bangladesh, sans tenir compte des éléments produits par le requérant. En conséquence, le tribunal a annulé les décisions contestées et enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. C.
N° TA38-2505155(TA38-2505155)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et de procédure, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais les conclusions d'annulation et les frais de justice ont été rejetés.
N° TA38-2509004(TA38-2509004)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la préfète de l’Isère rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A. Le juge a considéré que la condition d’urgence était remplie, l’intéressé étant en situation irrégulière et menacé de perdre son emploi, et qu’un doute sérieux existait quant à la légalité de la décision au regard des articles L. 423-22 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La suspension est prononcée jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de la décision.
N° TA38-2304886(TA38-2304886)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l'Apajh Haute-Savoie d’un recours en plein contentieux visant à contester un arrêté préfectoral du 21 décembre 2022 portant dévolution de l'actif net immobilisé dans le cadre du transfert d'autorisation d’un centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP). Par un mémoire enregistré le 30 juin 2025, l’association requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 25 septembre 2025. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue, la procédure prenant fin par ce désistement.
N° TA38-2103001(TA38-2103001)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du maire de La Bâtie-Montgascon ayant opposé un sursis à statuer de deux ans à sa demande de permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a jugé que le projet de plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) était suffisamment avancé pour justifier ce sursis, conformément à l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le maire n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, le projet étant de nature à compromettre l'exécution du futur plan, notamment au regard du classement envisagé de la parcelle en zone agricole. En conséquence, Mme A a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2509921(TA38-2509921)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer à M. A... une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée et caractérisée, l'absence de document de séjour empêchant le requérant d'exercer son activité professionnelle de coiffeur et le plaçant dans une situation précaire. Il a également estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, la préfecture étant tenue, en application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de délivrer une attestation de prolongation lorsque l'instruction d'une demande complète se poursuit au-delà de la validité du titre précédent.
N° TA38-2509879(TA38-2509879)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D. Celui-ci contestait un arrêté préfectoral du 17 septembre 2025 lui interdisant de paraître dans un périmètre lié à un trafic de stupéfiants, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le domicile du requérant n'étant pas inclus dans le périmètre d'interdiction, et que la mesure, fondée sur l'article L. 22-11-1 du code de la sécurité intérieure, n'était pas disproportionnée au regard des troubles à l'ordre public établis par son implication dans le trafic.
N° TA38-2505880(TA38-2505880)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 septembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, compte tenu de son absence d'intégration et de son maintien irrégulier en France. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an ont été validées, les moyens soulevés étant écartés. La solution s'appuie sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA38-2503842(TA38-2503842)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer M. B, ressortissant angolais, pour lui permettre de déposer une nouvelle demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison d'un délai de plus de six mois depuis la demande de rendez-vous, et que la mesure était utile car elle ne faisait pas obstacle à une décision administrative et ne présentait pas un caractère dilatoire. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2506385(TA38-2506385)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. et Mme B, ressortissants géorgiens, contestant les arrêtés préfectoraux du 13 mai 2025 leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a confirmé la légalité des décisions préfectorales.
N° TA38-2505824(TA38-2505824)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E B, ressortissante djiboutienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire et la méconnaissance de son droit d'être entendue. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé que le droit d'être entendu avait été satisfait lors de l'instruction de sa demande d'asile, sans nécessité de nouvelles observations avant la mesure d'éloignement. La solution s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 431-2, R. 521-1 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505847(TA38-2505847)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, un ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 6 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de progression et de cohérence dans les études de l'intéressé. La décision d'obligation de quitter le territoire français n'a pas été jugée disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des attaches limitées de M. C en France.
N° TA38-2505850(TA38-2505850)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 5 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH. Le tribunal a jugé que le refus était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte.
N° TA38-2500401(TA38-2500401)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. C, ressortissant congolais, dirigées contre l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les conclusions en annulation, injonction et frais d'instance ont été rejetées.
N° TA38-2505881(TA38-2505881)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 septembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de séjour était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales suffisamment établies en France et de son maintien irrégulier malgré des mesures d'éloignement antérieures. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour pour un an ont été jugées légales et non disproportionnées. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2303490(TA38-2303490)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 30 mars 2023 par lequel le maire de Charvieu-Chavagneux s'est opposé à la déclaration préalable de la SAS Toweo pour la construction d'un pylône de télécommunication. Le tribunal a jugé que les motifs de l'opposition n'étaient pas fondés, notamment car la carte des aléas naturels invoquée n'avait pas de valeur réglementaire directe et que le projet respectait les prescriptions du plan local d'urbanisme (PLU). La solution retenue est l'annulation de l'arrêté contesté, avec injonction à la commune de délivrer un arrêté de non-opposition. Les textes appliqués incluent le code de l'urbanisme et le code des postes et des communications électroniques.