Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2505246(TA38-2505246)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante iranienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant assorti d'une obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Elle a considéré que l'absence totale de progression dans son cursus universitaire de licence de psychologie après cinq années d'études ne permettait pas de justifier du caractère sérieux de ses études, condition requise par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.
N° TA38-2506045(TA38-2506045)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 12 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d’un an. Le juge a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de sa brève présence en France (3 ans) et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Algérie. Les décisions refusant un délai de départ volontaire et prononçant l’interdiction de retour ont été jugées légales, l’administration ayant suffisamment motivé sa décision au regard des critères des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2509113(TA38-2509113)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA38-2509261(TA38-2509261)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une requête en suspension, a rejeté la demande de M. B, ressortissant macédonien, visant à contester le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que ce refus, motivé par le caractère incomplet du dossier, ne constituait pas une décision faisant grief, car l'absence de pièces justificatives rendait impossible l'instruction de la demande. En conséquence, la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'était pas remplie, rendant la demande de suspension irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2509267(TA38-2509267)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de carte de résident, a rejeté la requête de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la préfecture avait délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 17 décembre 2025, maintenant ainsi ses droits. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2509286(TA38-2509286)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales après que la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a admis M. B au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 700 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA38-2505683(TA38-2505683)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour « étudiant ». La requérante, qui avait obtenu l’aide juridictionnelle totale, a maintenu ses demandes de frais de procès sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Le tribunal a rejeté ces conclusions, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2505385(TA38-2505385)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par la préfète de l’Isère. En cours d’instance, M. A a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond, le désistement étant accepté.
N° TA38-2509612(TA38-2509612)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de M. A visant à liquider partiellement l’astreinte de 50 euros par jour prononcée le 12 août 2025 contre la préfète de l’Isère pour inexécution d’une injonction de statuer sur sa demande de certificat de résidence. Le juge a constaté une exécution partielle (délivrance d’une autorisation provisoire de séjour) et un retard limité de huit jours, refusant ainsi la liquidation provisoire. Toutefois, face au non-respect du délai de trente jours pour statuer, il a porté le taux de l’astreinte à 100 euros par jour, à l’expiration d’un délai de deux mois, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA38-2509432(TA38-2509432)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du 4 septembre 2025 par lequel la préfète du Rhône a ordonné sa remise aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance des articles 3 de la CEDH et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, estimant que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'activant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA38-2509487(TA38-2509487)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de l'attestation de prolongation de l'instruction de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant se trouvant dans une situation administrative précaire l'exposant à des conséquences graves (perte de droits sociaux, impossibilité de travailler). Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose à l'administration de délivrer une attestation de prolongation lorsque l'instruction d'une demande se poursuit au-delà de la validité du titre de séjour.
N° TA38-2501773(TA38-2501773)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a examiné les requêtes de Mme C..., ressortissante colombienne, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Savoie de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes et a constaté que la décision explicite du 21 mai 2025 s'était substituée au refus implicite initial. La solution retenue par le tribunal est de rejeter l'ensemble des conclusions de Mme C..., en considérant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et les conventions internationales précitées.
N° TA38-2509287(TA38-2509287)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B, ressortissante algérienne, pour contester un arrêté préfectoral du 5 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, et prononçant une interdiction de retour d’un an, ainsi qu’une assignation à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que des vices de compétence et de motivation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légalement justifiées au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’accord franco-algérien.
N° TA38-2509089(TA38-2509089)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante guinéenne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision plaçant la requérante en situation irrégulière et la privant de droits essentiels (prestations sociales, formation). Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A sous un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 48 heures.
N° TA38-2506043(TA38-2506043)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par la préfète de la Savoie. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que l'arrêté permettait d'identifier l'auteur de l'acte. Il a également jugé que la décision de refus de séjour n'était pas entachée d'un défaut d'examen sérieux, la préfète n'étant pas tenue de mentionner tous les éléments de la situation personnelle du requérant. La solution retenue s'appuie sur l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2509200(TA38-2509200)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant britannique, d'une demande de suspension du refus implicite de la préfète de la Haute-Savoie de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de l'autorité de la chose jugée, en raison du caractère provisoire des ordonnances de référé et de l'existence d'éléments nouveaux. Constatant l'urgence, notamment liée à l'impossibilité pour M. A de se rendre au chevet de sa mère gravement malade au Royaume-Uni, et relevant un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution du refus implicite. Il a également enjoint à la préfète de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État la somme de 900 euros au titre des frais
N° TA38-2201998(TA38-2201998)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a statué sur les litiges opposant la société Koné à l'OPAC de la Savoie concernant le solde de plusieurs marchés publics de maintenance d'ascenseurs. Dans la première affaire (n°2201998), la société contestait les pénalités et créances retenues par l'OPAC sur les marchés n°14.214 et 14.218, et réclamait le paiement de factures impayées. Dans la seconde affaire (n°2307858), elle contestait la compensation opposée par l'OPAC pour refuser le paiement du solde du marché n°18.354. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société Koné, considérant notamment que la requête n°2201998 était tardive et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code des marchés publics et du code de justice administrative.
N° TA38-2308240(TA38-2308240)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Servoz ayant sursis à statuer sur sa demande de permis de construire. Par un mémoire enregistré le 2 septembre 2025, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 septembre 2025. Aucune autre disposition législative ou réglementaire n’a été appliquée au fond.
N° TA38-2508897(TA38-2508897)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement, et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour.
N° TA38-2404357(TA38-2404357)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par la préfète de la Haute-Savoie. M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte du code de l’entrée et du séjour et du droit d’asile n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.