Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 330/1714
N° TA38-2509687(TA38-2509687)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un litige relatif à un refus de regroupement familial opposé par la préfète de l'Ain à M. A B. Le tribunal se déclare territorialement incompétent au profit du Tribunal Administratif de Lyon, en application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative. Il retient que le requérant résidait dans l'Ain à la date de la décision attaquée, ce qui relève du ressort de Lyon. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA38-2505955(TA38-2505955)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la préfète de la Savoie de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. Le requérant, titulaire de cartes de séjour temporaires portant la mention "travailleur temporaire", sollicitait l'application de l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car l'article L. 433-5 du même code exclut expressément les titulaires d'une carte "travailleur temporaire" du bénéfice de la carte pluriannuelle. Par conséquent, la requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2508465(TA38-2508465)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A comme manifestement irrecevable. Le requérant demandait la prise en compte de sa situation personnelle et la mise en place de mesures pour obtenir un poste à Crest, sans contester un acte administratif décisif. Le juge a rappelé qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative d'ordonner de telles mesures, seul un acte décisoire pouvant être contesté. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506519(TA38-2506519)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B et autres, qui demandaient la condamnation de la commune de Condorcet à leur verser 7 000 euros de dommages et intérêts. Les requérants invoquaient la méconnaissance d’un contrat de cession de droit privé, mais le tribunal a jugé que ces conclusions contractuelles ne relevaient manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, en application du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, le moyen tiré d’un dommage grave et spécial causé par des travaux publics a été rejeté comme insuffisamment précis, sur le fondement du 7° du même article. L’ordonnance rejette donc l’intégralité des conclusions.
N° TA38-2302987(TA38-2302987)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de non-opposition à déclaration préalable délivrée par le maire de Les Belleville pour la création d’un garage. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les demandes de frais de procès présentées par la commune et la bénéficiaire de l’autorisation.
N° TA38-2509099(TA38-2509099)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du président du conseil départemental de l'Isère refusant le renouvellement de la prise en charge d'un jeune majeur au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, car la décision plaçait le requérant dans une situation de grande précarité, sans logement ni ressources. Il a également retenu qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 222-5 et suivants du code de l'action sociale et des familles, le département n'ayant pas justifié de circonstances particulières permettant de déroger au principe de continuité de la prise en charge. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la situation du jeune majeur sous huit jours.
N° TA38-2509085(TA38-2509085)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par Mme A B d'une demande visant à assortir d'une astreinte une précédente injonction de délivrance d'un titre de séjour. La requérante invoquait l'absence d'exécution de l'ordonnance du 24 juillet 2025. Le tribunal a constaté qu'un titre de séjour provisoire était en cours de fabrication, rendant ainsi la demande de modification des mesures sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande et a mis à la charge de l'État une somme de 400 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2506463(TA38-2506463)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'absence de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction était sans incidence sur la légalité du refus de renouvellement du titre. Le second moyen, relatif à l'obtention d'un "titre de séjour conjoint européen", n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen au fond.
N° TA38-2509779(TA38-2509779)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. Celle-ci avait transmis un courrier et des pièces au tribunal dans la perspective d’un futur recours, sans déposer une requête formelle contenant l’exposé des faits, des moyens et des conclusions, comme l’exige l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet sans inviter la requérante à régulariser sa demande.
N° TA38-2508627(TA38-2508627)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le regroupement familial sollicité par M. B pour son épouse et ses deux enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant, titulaire d'un titre de séjour valable, ne justifiant pas de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, son état de santé invoqué n'étant pas suffisamment démontré. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503473(TA38-2503473)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants algériens, qui contestaient respectivement une obligation de quitter le territoire français et un refus de titre de séjour. Les requérants invoquaient notamment une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison des risques encourus en Algérie du fait de l'ancien métier de policier de M. A. Le tribunal a jugé que les éléments produits, notamment les documents attestant de l'appartenance à la police algérienne, ne suffisaient pas à établir la réalité et l'actualité des menaces alléguées. La solution s'appuie sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2508831(TA38-2508831)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement, et que la délivrance d'une simple attestation de prolongation d'instruction ne suffisait pas à renverser cette présomption. Il a également estimé qu'en l'état de l'instruction, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2503474(TA38-2503474)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, ressortissante angolaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour soins et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord jugé la requête recevable, la demande d'aide juridictionnelle ayant interrompu le délai de recours. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation. Saisi sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en suivant l'avis du collège de médecins de l'OFII, qui concluait que Mme D pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
N° TA38-2503544(TA38-2503544)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant kosovar, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an et fixant le pays de destination. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, le juge estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et proportionnées à sa situation personnelle et familiale.
N° TA38-2507350(TA38-2507350)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 19 septembre 2025, a rejeté la requête de Mme B A contestant des mesures conservatoires et de recouvrement forcé concernant son bien immobilier. Le juge a estimé que ce litige, portant sur des actes de recouvrement de l'impôt par un comptable public, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle du juge judiciaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridictions incompétent.
N° TA38-2509678(TA38-2509678)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A contre un arrêté de suspension de son permis de conduire, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a transmis le dossier au tribunal administratif de Lyon, compétent car la requérante réside à Décines-Charpieu (69150), dans le ressort de cette juridiction.
N° TA38-2503465(TA38-2503465)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, ressortissant kosovar, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire (délégation régulière), le défaut de motivation et d'examen sérieux de la situation, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1.
N° TA38-2508462(TA38-2508462)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision de la préfète de l'Isère du 16 juillet 2025 clôturant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A C. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de l'erreur de droit, le requérant ayant fourni les documents nécessaires, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de quinze jours. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2507750(TA38-2507750)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'indemnisation de préjudices suite à un accident de vélo imputé à un défaut d'entretien de la voirie. La requête a été jugée insuffisamment précise pour en apprécier le bien-fondé, en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Cette ordonnance a été rendue par le président de la 3ème chambre le 19 septembre 2025.
N° TA38-2303086(TA38-2303086)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère en février 2022, afin d'obtenir réparation du préjudice subi du fait de la carence persistante de l'État à lui proposer un logement. Le tribunal a constaté que, malgré une précédente ordonnance d'injonction et une provision déjà accordée, l'administration n'avait proposé aucun hébergement entre le 1er septembre 2023 et le 8 septembre 2024. Cette carence fautive a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a donc condamné l'État à verser à M. B... une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence pour cette période, rejetant le surplus des conclusions indemnitaires et les demandes d'injonction devenues sans objet.