Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2202563(TA38-2202563)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société J'Invest d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Villette-d'Anthon refusant un permis d’aménager. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, et la commune a accepté ce désistement. Le tribunal a donné acte du désistement de la société ainsi que du désistement des conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des règles de procédure.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2200110(TA38-2200110)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 16 novembre 2021 par lequel le maire de la Combe-de-Lancey s'était opposé à la déclaration préalable de M. B pour le détachement d'un lot à bâtir. La juridiction a jugé que cet arrêté méconnaissait l'article L. 122-10 du code de l'urbanisme, la parcelle concernée, bien qu'à caractère agricole, ne présentant pas de nécessité de préservation au regard des critères légaux. Le tribunal a enjoint à la commune de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et a condamné celle-ci à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2303132(TA38-2303132)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Domène pour un projet de huit maisons groupées et un immeuble collectif, ainsi que contre le permis modificatif subséquent. Les requérants contestaient la complétude du dossier et soulevaient de nombreux moyens tirés de la méconnaissance du règlement du plan local d’urbanisme intercommunal, des orientations d’aménagement et de programmation, et du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant notamment que le permis modificatif avait régularisé les éventuelles insuffisances et que le projet respectait les dispositions applicables. En conséquence, la requête a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2203143(TA38-2203143)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de la résidence Villa Fourier et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré le 3 décembre 2021 par le maire de Grenoble à l'OGEC lycée Pierre Termier. Ce permis autorisait la démolition d'un bâtiment existant et la construction d'un établissement d'enseignement sur la parcelle sise 7 et 9 rue des Dauphins. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir soulevées, reconnaissant l'intérêt à agir des requérants en tant que voisins immédiats, mais a jugé que les moyens invoqués, notamment ceux tirés de la méconnaissance du règlement du PLUi, du site patrimonial remarquable, des règles de gestion des eaux pluviales, de stationnement, et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508090(TA38-2508090)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Bumper comme manifestement irrecevable. La société demandait l’annulation d’une lettre du maire de Voiron du 12 juin 2025, qui l’informait de la non-conformité de ses panneaux publicitaires et l’avertissait de possibles procédures futures. Le tribunal a jugé que cette lettre constituait un simple avertissement préalable, sans caractère décisoire, et ne faisait donc pas grief. En application de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2105424(TA38-2105424)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D et M. A demandant l'annulation d'un permis de construire délivré le 4 janvier 2021 par le maire de Gresse-en-Vercors à la SCI Belgresse pour la rénovation d'un corps de ferme. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par la défense, jugeant que le recours gracieux n'était pas tardif en raison de l'absence d'affichage du permis sur le terrain, et que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir. Sur le fond, il a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manquait en fait, et que les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'insuffisance du dossier de demande et à la méconnaissance des articles Ub 7 et Ub 11 du règlement du plan local d'urbanisme, n'étaient pas fondés. La requête a donc été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la SCI Belgresse au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508635(TA38-2508635)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A visant à annuler la délibération du 17 juin 2025 de la commune de Porte-de-Savoie, qui approuvait le bilan de la concertation et arrêtait le projet de révision du plan local d'urbanisme. La juridiction a estimé que cette délibération constituait un acte préparatoire à l'élaboration du PLU, insusceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Cette solution a été prise en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2509753(TA38-2509753)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Marsaz en désignant un expert pour examiner un immeuble situé au 5 Grande Rue, cadastré section B n°364. Cette décision, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à constater les désordres, évaluer l'état des bâtiments mitoyens, et déterminer s'il existe un péril imminent. L'expert devra proposer des mesures de sauvegarde et déposer son rapport sous cinq jours, dans le cadre d'une procédure d'urgence de 24 heures.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507545(TA38-2507545)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 21 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français. La requérante n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation du greffe, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans invitation à régulariser supplémentaire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500112(TA38-2500112)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme C, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Mercury à la SCCV Les Terrasses de Mercury. La requête en excès de pouvoir était initialement dirigée contre un arrêté du 1er juillet 2024, retiré depuis, puis étendue à un arrêté du 26 septembre 2024. Le tribunal a rejeté les conclusions de la commune de Mercury tendant à la condamnation des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2509761(TA38-2509761)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Saint Nazaire les Eymes visant à désigner un expert pour examiner un immeuble situé au 35 chemin Grenier. La solution retenue est la nomination de M. A B en qualité d'expert, conformément à l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Sa mission consiste à constater les désordres, évaluer l'état des bâtiments mitoyens, déterminer s'il existe un péril imminent, et proposer des mesures de sauvegarde. L'expert devra rendre son rapport dans un délai de cinq jours, et les frais seront taxés ultérieurement.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2105728(TA38-2105728)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'association le Village Seyssinet-Pariset, qui demandait l'annulation du refus implicite de rectifier le zonage du PLUi de Grenoble Alpes Métropole. Le tribunal a requalifié la demande en une demande d'abrogation de la délibération approuvant le PLUi, et a jugé que les conclusions dirigées contre le maire de Seyssinet-Pariset étaient mal dirigées. Il a également écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, considérant que la demande d'abrogation pouvait être présentée à tout moment. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 600-1 et suivants du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2404169(TA38-2404169)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision du 17 mai 2024 par laquelle le préfet de la Drôme refusait de délivrer une carte de résident de dix ans à M. B, ressortissant marocain conjoint de Française. Le tribunal a jugé que le préfet s’était estimé à tort en situation de compétence liée en se bornant à suivre l’avis défavorable du maire sur l’intégration du requérant, sans exercer son propre pouvoir d’appréciation, en méconnaissance de l’article L. 413-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette erreur de droit a entraîné l’annulation de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2402346(TA38-2402346)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du préfet de la Drôme du 17 janvier 2024 refusant un titre de séjour à Mme E, ressortissante sud-africaine. La juridiction retient une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le refus porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa résidence régulière de plus de quatre ans avec son mari titulaire d’un titre de séjour et leur logement stable. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, avec une autorisation provisoire de séjour et de travail dans l’attente.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2303923(TA38-2303923)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SAS Ida Coque, qui contestait la valeur locative de son hypermarché Carrefour pour les taxes foncières et d'enlèvement des ordures ménagères de 2021 et 2022. La société demandait l'application d'un tarif unitaire de 16,31 €/m² avec un abattement de 10 %, ainsi qu'un coefficient de pondération de 0,2 pour les voies de circulation des parkings. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà accordé des dégrèvements sur la taxe foncière, rendant ces conclusions sans objet. Sur le surplus, la demande relative à la pondération des parkings a été rejetée, le juge estimant que la société n'apportait pas la preuve d'une valeur d'utilisation réduite justifiant l'application de l'article 324 Z de l'annexe III au code général des impôts.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506362(TA38-2506362)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré la péremption de son attestation de prolongation d'instruction. La solution s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de fond soulevés, notamment la violation des articles L. 234-1 du CESEDA et 8 de la CEDH.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205877(TA38-2205877)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante nigériane, qui contestait le refus de l'OFII de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire se substituait à la décision initiale du 22 juin 2022, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de signature. Surtout, il a estimé que le refus était légal, car la demande de réexamen de l'asile de Mme C avait été rejetée comme irrecevable par l'OFPRA, la privant ainsi du droit de se maintenir sur le territoire et, par conséquent, de l'éligibilité aux conditions matérielles d'accueil en application des articles L. 551-13, L. 542-2 et L. 531-32 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206943(TA38-2206943)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 10 juin 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire avait été respectée et que l'évaluation de vulnérabilité avait été réalisée. Il a estimé que M. A, en refusant un test PCR exigé par les autorités italiennes pour son transfert, avait méconnu les exigences des autorités chargées de l'asile, justifiant la cessation de ses conditions matérielles d'accueil sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504488(TA38-2504488)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance du droit d'asile, une atteinte à sa vie privée et familiale, ainsi qu'une erreur d'appréciation sur l'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'annulation de l'arrêté a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504531(TA38-2504531)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du 26 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de liens privés anciens et stables en France et de la persistance d'attaches familiales en Égypte.

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