Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2504479(TA38-2504479)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) annule l'arrêté du 7 avril 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé un titre de séjour à M. A, un ressortissant burkinabé confié à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal estime que la préfète a commis une erreur de droit en n'examinant pas la demande sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. A remplissait les conditions pour se voir délivrer une carte de séjour temporaire en tant que jeune majeur confié à l'ASE avant ses seize ans. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec injonction à la préfète de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA38-2508774(TA38-2508774)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a liquidé provisoirement à 12 000 euros l'astreinte prononcée contre la préfète de l'Isère pour inexécution de ses ordonnances des 14 avril et 15 juillet 2025. Constatant que l'injonction de réexaminer la demande de titre de séjour de M. A n'avait pas été exécutée sans justification, le juge a porté le montant de l'astreinte à 400 euros par jour de retard à compter de la notification. Il a toutefois refusé d'enjoindre une nouvelle fois le réexamen ou la délivrance d'un titre, M. A ayant déjà obtenu un récépissé valable. La décision applique les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative ainsi que l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2508535(TA38-2508535)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger M. A avant le 30 novembre 2025. Ce dernier avait été reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation le 27 février 2025, mais n'avait reçu aucune offre de logement adaptée. La solution retenue est l'injonction de logement assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er décembre 2025, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2502841(TA38-2502841)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Savoie. Les conclusions dirigées contre le refus d'examiner sa demande au titre des métiers en tension ont été jugées irrecevables, car le simple ajout d'un formulaire lors d'un recours gracieux ne constitue pas une nouvelle demande. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment intense en France pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2501053(TA38-2501053)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de lui accorder la prime de transition énergétique pour le remplacement de sa chaudière au fuel par une pompe à chaleur. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de l'ANAH. Le tribunal a jugé que la panne de la chaudienne survenue en juillet ne constituait pas, en l'espèce, un risque manifeste pour la santé ou la sécurité des personnes justifiant une dérogation à l'obligation de déposer la demande de prime avant le commencement des travaux, conformément à l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020.
N° TA38-2501051(TA38-2501051)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure d'avis du collège de médecins de l'OFII était régulière. Le tribunal a jugé que la préfète ne s'était pas crue liée par cet avis et que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour ont été maintenues.
N° TA38-2509633(TA38-2509633)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction avec droit au travail. Le juge a estimé que le silence gardé par la préfète de l'Isère sur sa demande de renouvellement de certificat de résidence avait fait naître une décision implicite de rejet le 6 juin 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la demande n'étant plus en cours d'instruction, le refus de délivrer une nouvelle attestation n'était pas manifestement illégal, rendant la requête mal fondée.
N° TA38-2509190(TA38-2509190)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'arrêté du 29 août 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie l’obligeait à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de sept ans et une assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision d’éloignement ne méconnaissait ni le droit à être entendu, ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, compte tenu de la gravité des condamnations pénales de l’intéressé pour violences conjugales et harcèlement. La motivation de l’interdiction de retour a été jugée suffisante et proportionnée au regard de la menace pour l’ordre public. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2105796(TA38-2105796)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du maire de Combloux refusant de leur délivrer un certificat de permis de construire tacite. Les requérants soutenaient qu’un permis tacite était né le 13 février 2021, faute de notification d’un refus exprès dans le délai d’instruction de trois mois. Le tribunal a annulé la décision du 22 juin 2021, jugeant que la commune n’avait pas prouvé la notification régulière de l’arrêté de refus du 17 novembre 2020 avant l’expiration du délai, le pli ayant été retourné avec la mention « défaut d’accès ou d’adressage ». La solution retenue s’appuie sur les articles L. 424-2, R. 423-23 et R. 424-1 du code de l’urbanisme, ainsi que sur les règles de preuve de notification postale.
N° TA38-2509006(TA38-2509006)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme C, ressortissante thaïlandaise, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a reconnu l’urgence, en raison de la situation précaire de la requérante mariée à un Français, et a estimé qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La suspension de l’exécution de la décision implicite a été ordonnée.
N° TA38-2509028(TA38-2509028)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. B A de son recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler son titre de séjour. La solution retenue est de donner acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de statuer par ordonnance sur les désistements.
N° TA38-2504457(TA38-2504457)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a annulé l'arrêté du 14 avril 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à M. C, ressortissant bangladais, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que l'administration n'avait pas établi avoir adressé à l'intéressé une demande de pièces complémentaires (autorisation de travail) comme l'exige l'article R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité a été jugée comme ayant privé le requérant d'une garantie et influencé le sens de la décision.
N° TA38-2508775(TA38-2508775)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C de ses conclusions principales tendant à l’exécution d’un jugement sous astreinte, après que la préfète de l’Isère lui a accordé le titre de séjour demandé. La requérante a maintenu sa demande au titre des frais d’instance. Le juge l’a admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 900 euros à son avocat sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve des conditions d’aide juridictionnelle.
N° TA38-2508773(TA38-2508773)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 23 juin 2025 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de délivrer une autorisation de travail à M. B, ressortissant algérien. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la demande de changement de statut ayant été déposée seulement quatre jours avant l'expiration du titre de séjour de l'intéressé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 421-5 et L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA38-2501041(TA38-2501041)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante kosovare, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif aux étrangers malades, estimant que la requérante pouvait bénéficier d'un traitement approprié au Kosovo. Il a également rejeté les autres moyens, notamment ceux fondés sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en l'absence d'éléments suffisants démontrant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA38-2501044(TA38-2501044)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie du 23 décembre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que ces décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de leur courte présence en France et de leurs attaches familiales persistantes au Kosovo. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré de l'article 3 de la même Convention à l'encontre des obligations de quitter le territoire.
N° TA38-2501047(TA38-2501047)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante kosovare, contestant l'arrêté préfectoral du 23 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de son court séjour en France et de la présence de sa famille au Kosovo. Le moyen tiré de l'article 3 de la Convention a été jugé inopérant pour l'obligation de quitter le territoire et non fondé pour la décision fixant le pays de destination. Enfin, l'interdiction de retour d'un an a été validée au regard des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500778(TA38-2500778)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de lui accorder une prime de transition énergétique de 2 500 euros. En cours d’instance, l’ANAH a agréé le recours préalable obligatoire de M. A par une décision du 31 juillet 2025, se substituant au refus initial. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions d’annulation. Les conclusions indemnitaires de M. A ont été rejetées comme irrecevables, faute d’être chiffrées et de reposer sur une demande préalable liant le contentieux, en application des articles L. 412-7 du code des relations entre le public et l’administration et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2106377(TA38-2106377)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du maire de Messery s'opposant à leur déclaration préalable pour le réaménagement de terrasses. Le tribunal a jugé que les terrasses, par leur nature (modification des fondations, matériaux, hauteur et superficie), constituaient des constructions nouvelles et non de simples aménagements de constructions existantes. En conséquence, elles devaient respecter la règle de recul minimal de 3 mètres depuis les limites séparatives prévue à l'article UC.II.1.b du PLUi, ce qu'elles ne faisaient pas. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions à fin d'injonction, sur le fondement du code de l'urbanisme.
N° TA38-2106513(TA38-2106513)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 29 juillet 2021 par lequel le maire de la commune des Gets avait refusé à la SCI Alpa un permis de construire pour un bâtiment à usage de logement et de commerce. Le tribunal a estimé que le motif de refus, fondé sur une rupture avec l'harmonie architecturale du site, était infondé. Il a appliqué un contrôle normal sur le respect de l'article Ua 11 du plan local d'urbanisme (PLU), reprenant les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, et a jugé que le projet, situé dans une zone urbaine sans protection particulière et entouré de constructions hétérogènes, ne portait pas atteinte au caractère des lieux avoisinants. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté de refus.