Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509500(TA38-2509500)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car la requérante n'avait pas produit la copie de sa requête en annulation au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2101121(TA38-2101121)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Les Anes. Celle-ci contestait la décision du maire de Megève du 18 septembre 2020 qui, après récolement, avait contesté la conformité des travaux de son permis de construire et l'avait mise en demeure de régulariser. Le tribunal a jugé que la décision de mise en demeure était un acte préparatoire insusceptible de recours, rendant les conclusions irrecevables. Il a également estimé que le maire avait respecté le délai de trois mois prévu à l'article R. 462-6 du code de l'urbanisme pour contester la conformité, ce délai courant à compter de la réception de la déclaration d'achèvement des travaux.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504488(TA38-2504488)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance du droit d'asile, une atteinte à sa vie privée et familiale, ainsi qu'une erreur d'appréciation sur l'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'annulation de l'arrêté a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504492(TA38-2504492)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son admission au séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que la préfète n’était pas tenue de saisir la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en l’absence de liens privés et familiaux suffisamment stables en France. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 432-13, L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504531(TA38-2504531)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du 26 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de liens privés anciens et stables en France et de la persistance d'attaches familiales en Égypte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506649(TA38-2506649)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A. Celle-ci visait les décisions de l’Institut Polytechnique de Grenoble refusant son admission en première année de plusieurs masters (Finance, Contrôle de gestion, Comptabilité). Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, M. A ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat, notamment au regard des possibilités de poursuite d’études offertes par la réglementation applicable. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508773(TA38-2508773)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 23 juin 2025 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de délivrer une autorisation de travail à M. B, ressortissant algérien. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la demande de changement de statut ayant été déposée seulement quatre jours avant l'expiration du titre de séjour de l'intéressé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 421-5 et L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

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DécisionExécution d'un jugementDESISTEMENT

TA38-2508775(TA38-2508775)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C de ses conclusions principales tendant à l’exécution d’un jugement sous astreinte, après que la préfète de l’Isère lui a accordé le titre de séjour demandé. La requérante a maintenu sa demande au titre des frais d’instance. Le juge l’a admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 900 euros à son avocat sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve des conditions d’aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2406195(TA38-2406195)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C, ressortissante congolaise, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire valable jusqu’en 2027, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur la requête. Il a également condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocat de Mme C au titre de l’aide juridictionnelle, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501044(TA38-2501044)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie du 23 décembre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que ces décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de leur courte présence en France et de leurs attaches familiales persistantes au Kosovo. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré de l'article 3 de la même Convention à l'encontre des obligations de quitter le territoire.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405853(TA38-2405853)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère refusant d'admettre au séjour M. D, ressortissant tunisien. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de quatre mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501047(TA38-2501047)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante kosovare, contestant l'arrêté préfectoral du 23 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de son court séjour en France et de la présence de sa famille au Kosovo. Le moyen tiré de l'article 3 de la Convention a été jugé inopérant pour l'obligation de quitter le territoire et non fondé pour la décision fixant le pays de destination. Enfin, l'interdiction de retour d'un an a été validée au regard des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500778(TA38-2500778)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de lui accorder une prime de transition énergétique de 2 500 euros. En cours d’instance, l’ANAH a agréé le recours préalable obligatoire de M. A par une décision du 31 juillet 2025, se substituant au refus initial. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions d’annulation. Les conclusions indemnitaires de M. A ont été rejetées comme irrecevables, faute d’être chiffrées et de reposer sur une demande préalable liant le contentieux, en application des articles L. 412-7 du code des relations entre le public et l’administration et R. 421-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501041(TA38-2501041)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante kosovare, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif aux étrangers malades, estimant que la requérante pouvait bénéficier d'un traitement approprié au Kosovo. Il a également rejeté les autres moyens, notamment ceux fondés sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en l'absence d'éléments suffisants démontrant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501015(TA38-2501015)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa présence en France et de l'état de santé de sa fille. Le tribunal a estimé que les liens personnels et familiaux de Mme A en France n'étaient pas d'une intensité suffisante pour justifier un droit au séjour, et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement de l'accord franco-algérien et de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2509154(TA38-2509154)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A d’une demande visant à assortir d’une astreinte une précédente injonction faite à la préfète de l’Isère de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour autorisant à travailler. M. A s’est désisté de ses conclusions principales après l’exécution de l’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative et a condamné l’État à verser 500 euros à M. A au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509389(TA38-2509389)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car la requérante bénéficiait d'une attestation de prolongation valable jusqu'au 12 novembre 2025 lui permettant de travailler. La simple précarité de sa situation n'a pas été jugée suffisante pour caractériser une urgence justifiant une suspension. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, et les conclusions accessoires ont été également rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2509596(TA38-2509596)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A B, ressortissant tunisien, qui sollicitait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a reconnu l'urgence, l'intéressé étant dans l'impossibilité de voyager pour des engagements professionnels à l'étranger, et a constaté que l'absence de délivrance de ce document portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir. En application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer l'attestation de prolongation d'instruction sous astreinte de 500 euros par jour de retard.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2306062(TA38-2306062)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’une requête en annulation du rejet implicite de sa demande de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 800,82 euros. En cours d’instance, la caisse d’allocations familiales de l’Isère a accordé une remise de 600,62 euros, puis le département de l’Isère a dégrevé le reliquat de 200 euros. Constatant que la dette litigieuse avait ainsi été intégralement effacée, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2508528(TA38-2508528)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir Mme B dans une structure d'hébergement adaptée, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La requérante avait été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 17 avril 2025, sans qu'aucune offre ne lui ait été proposée. Le juge a fait application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et 20 de la loi du 10 juillet 1991. L'urgence et le défaut de contestation par la préfecture ont justifié cette injonction.

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