Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2401280(TA38-2401280)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B pour contester le refus oral du préfet de l'Isère d'enregistrer sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a démontré avoir finalement enregistré la demande le 23 avril 2024, puis avoir pris une obligation de quitter le territoire français le 10 janvier 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative et loi du 10 juillet 1991).
N° TA38-2502068(TA38-2502068)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait des risques de persécution en Turquie, notamment des accusations de terrorisme, en raison de ses origines kurdes. Le tribunal a estimé que ces craintes n'étaient pas établies, faute d'éléments probants autres que son propre récit, et a écarté le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'annulation a donc été rejetée.
N° TA38-2505009(TA38-2505009)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Village Montana, qui contestait sa cotisation foncière des entreprises pour l’année 2023. La juridiction a constaté que la réclamation préalable de la société, déposée le 17 février 2025, était tardive au regard du délai fixé par l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen au fond.
N° TA38-2509099(TA38-2509099)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du président du conseil départemental de l'Isère refusant le renouvellement de la prise en charge d'un jeune majeur au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, car la décision plaçait le requérant dans une situation de grande précarité, sans logement ni ressources. Il a également retenu qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 222-5 et suivants du code de l'action sociale et des familles, le département n'ayant pas justifié de circonstances particulières permettant de déroger au principe de continuité de la prise en charge. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la situation du jeune majeur sous huit jours.
N° TA38-2509085(TA38-2509085)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par Mme A B d'une demande visant à assortir d'une astreinte une précédente injonction de délivrance d'un titre de séjour. La requérante invoquait l'absence d'exécution de l'ordonnance du 24 juillet 2025. Le tribunal a constaté qu'un titre de séjour provisoire était en cours de fabrication, rendant ainsi la demande de modification des mesures sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande et a mis à la charge de l'État une somme de 400 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2302987(TA38-2302987)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de non-opposition à déclaration préalable délivrée par le maire de Les Belleville pour la création d’un garage. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les demandes de frais de procès présentées par la commune et la bénéficiaire de l’autorisation.
N° TA38-2509680(TA38-2509680)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la suspension de la décision du sous-préfet de la Tour du Pin suspendant son permis de conduire pour cinq mois. Le juge a constaté son incompétence territoriale, la requérante résidant à Décines-Charpieu (Rhône), relevant du ressort du tribunal administratif de Lyon. En application des articles L. 521-1, R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative, la demande a été rejetée sans examen au fond.
N° TA38-2506580(TA38-2506580)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A et M. C, qui demandaient la condamnation de l'État pour le préjudice financier subi suite à la fermeture administrative de leur établissement. La juridiction a constaté que les requérants n'avaient pas, malgré une demande de régularisation, justifié avoir formé une demande préalable d'indemnisation auprès de l'administration. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA38-2105728(TA38-2105728)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'association le Village Seyssinet-Pariset, qui demandait l'annulation du refus implicite de rectifier le zonage du PLUi de Grenoble Alpes Métropole. Le tribunal a requalifié la demande en une demande d'abrogation de la délibération approuvant le PLUi, et a jugé que les conclusions dirigées contre le maire de Seyssinet-Pariset étaient mal dirigées. Il a également écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, considérant que la demande d'abrogation pouvait être présentée à tout moment. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 600-1 et suivants du code de l'urbanisme.
N° TA38-2500112(TA38-2500112)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme C, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Mercury à la SCCV Les Terrasses de Mercury. La requête en excès de pouvoir était initialement dirigée contre un arrêté du 1er juillet 2024, retiré depuis, puis étendue à un arrêté du 26 septembre 2024. Le tribunal a rejeté les conclusions de la commune de Mercury tendant à la condamnation des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2509753(TA38-2509753)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Marsaz en désignant un expert pour examiner un immeuble situé au 5 Grande Rue, cadastré section B n°364. Cette décision, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à constater les désordres, évaluer l'état des bâtiments mitoyens, et déterminer s'il existe un péril imminent. L'expert devra proposer des mesures de sauvegarde et déposer son rapport sous cinq jours, dans le cadre d'une procédure d'urgence de 24 heures.
N° TA38-2404169(TA38-2404169)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision du 17 mai 2024 par laquelle le préfet de la Drôme refusait de délivrer une carte de résident de dix ans à M. B, ressortissant marocain conjoint de Française. Le tribunal a jugé que le préfet s’était estimé à tort en situation de compétence liée en se bornant à suivre l’avis défavorable du maire sur l’intégration du requérant, sans exercer son propre pouvoir d’appréciation, en méconnaissance de l’article L. 413-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette erreur de droit a entraîné l’annulation de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2509761(TA38-2509761)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Saint Nazaire les Eymes visant à désigner un expert pour examiner un immeuble situé au 35 chemin Grenier. La solution retenue est la nomination de M. A B en qualité d'expert, conformément à l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Sa mission consiste à constater les désordres, évaluer l'état des bâtiments mitoyens, déterminer s'il existe un péril imminent, et proposer des mesures de sauvegarde. L'expert devra rendre son rapport dans un délai de cinq jours, et les frais seront taxés ultérieurement.
N° TA38-2506851(TA38-2506851)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 17 octobre 2024, a constaté que la préfète de l’Isère n’avait pas renouvelé le titre de séjour de M. B, malgré l’injonction prononcée. Pour assurer l’exécution de cette décision, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour de retard à l’encontre de la préfète, à défaut d’exécution complète dans un délai d’un mois. Cette mesure est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative. L’État a également été condamné à verser 600 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2202563(TA38-2202563)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société J'Invest d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Villette-d'Anthon refusant un permis d’aménager. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, et la commune a accepté ce désistement. Le tribunal a donné acte du désistement de la société ainsi que du désistement des conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des règles de procédure.
N° TA38-2404187(TA38-2404187)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 8 février 2024 par lequel le préfet de la Drôme a refusé le regroupement familial demandé par M. B pour son épouse et ses enfants. Le tribunal juge que le motif initial de refus, fondé sur une condamnation pénale ancienne pour des faits sans lien avec la vie familiale, constitue une erreur de droit au regard de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La substitution de motif demandée par le préfet, tirée de la présence en France de l'épouse, est rejetée faute de preuve. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de la Drôme d'accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois.
N° TA38-2303923(TA38-2303923)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SAS Ida Coque, qui contestait la valeur locative de son hypermarché Carrefour pour les taxes foncières et d'enlèvement des ordures ménagères de 2021 et 2022. La société demandait l'application d'un tarif unitaire de 16,31 €/m² avec un abattement de 10 %, ainsi qu'un coefficient de pondération de 0,2 pour les voies de circulation des parkings. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà accordé des dégrèvements sur la taxe foncière, rendant ces conclusions sans objet. Sur le surplus, la demande relative à la pondération des parkings a été rejetée, le juge estimant que la société n'apportait pas la preuve d'une valeur d'utilisation réduite justifiant l'application de l'article 324 Z de l'annexe III au code général des impôts.
N° TA38-2402346(TA38-2402346)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du préfet de la Drôme du 17 janvier 2024 refusant un titre de séjour à Mme E, ressortissante sud-africaine. La juridiction retient une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le refus porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa résidence régulière de plus de quatre ans avec son mari titulaire d’un titre de séjour et leur logement stable. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, avec une autorisation provisoire de séjour et de travail dans l’attente.
N° TA38-2509527(TA38-2509527)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de circulation et fixation du pays de destination, a constaté que le requérant était retenu au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry 2. En application des articles R. 922-2, R. 922-4 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a estimé que la compétence territoriale relevait du tribunal administratif de Lyon. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA38-2509767(TA38-2509767)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’une requête en annulation d’une amende forfaitaire pour non-respect d’une mesure de quarantaine durant l’état d’urgence sanitaire lié à la pandémie de Covid-19. Le juge a constaté que, en vertu des articles L.521 du code de procédure pénale et L.3136-1 du code de la santé publique, la contestation de cette amende relève de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative. Par conséquent, l’ordonnance rejette la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative.