Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500393(TA38-2500393)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler la décision de l’Agence nationale de l’habitat du 6 novembre 2024 lui retirant sa subvention "MaPrimeRénov". En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. M. A n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a donné acte de son désistement par ordonnance du 22 septembre 2025.
N° TA38-2507230(TA38-2507230)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de la SAS Aviation RG ULM et de tout occupant de son chef d'un emplacement de 100 m² sur l'aérodrome de Chambéry-Challes-les-Eaux, occupé sans droit ni titre après la résiliation de la convention d'occupation temporaire du domaine public. La mesure a été jugée urgente et utile en raison de la saturation des installations et de la nécessité de libérer l'espace pour un autre opérateur aérien dans l'intérêt du service public. L'expulsion doit intervenir sous quatre jours sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et la société a été condamnée à verser 1 500 euros à la communauté d'agglomération Grand Chambéry au titre des frais de justice. La décision applique les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
N° TA38-2507200(TA38-2507200)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C de ses conclusions tendant à ce qu'une astreinte soit prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution d'une précédente ordonnance lui enjoignant de réexaminer sa demande de regroupement familial. La requérante s'est désistée de cette demande. En conséquence, le juge a mis à la charge de l'État une somme de 150 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2508897(TA38-2508897)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement, et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour.
N° TA38-2404357(TA38-2404357)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par la préfète de la Haute-Savoie. M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte du code de l’entrée et du séjour et du droit d’asile n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
N° TA38-2507097(TA38-2507097)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé par M. B, a constaté l'inexécution par la préfète de l'Isère de l'ordonnance du 19 mai 2025 qui lui enjoignait de statuer sur sa demande de regroupement familial. Sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge a modifié sa mesure initiale en assortissant l'injonction d'une astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai de 15 jours. L'État a également été condamné à verser 600 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2509114(TA38-2509114)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation familiale de l'intéressé, père d'un enfant réfugié et dont la compagne attend un second enfant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours.
N° TA38-2509120(TA38-2509120)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de son action visant à suspendre le refus de la préfète de l'Isère de lui délivrer ou renouveler un titre de séjour. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat a été condamné à verser 900 euros à son avocat, sous réserve des conditions d'aide juridictionnelle.
N° TA38-2508870(TA38-2508870)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante angolaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la durée anormalement longue de l'instruction de la demande et de la situation de précarité de la requérante, qui s'inscrit dans un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion professionnelle. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme A dans un délai d'un mois.
N° TA38-2508927(TA38-2508927)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 24 juillet 2025 par laquelle la commission de l'académie de Grenoble a refusé l'autorisation d'instruction en famille pour l'enfant A B G. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide du juge avant la rentrée scolaire. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le recteur ni les moyens invoqués. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 131-1 et L. 131-5 du code de l'éducation.
N° TA38-2506033(TA38-2506033)
Désistement de requête. Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 22 septembre 2025, a donné acte du désistement pur et simple de Mme A, représentante de l'indivision A, de son recours en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester une décision d'opposition à déclaration préalable de travaux et un arrêté de non-prorogation de certificat d'urbanisme pris par le maire de Chabeuil. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement.
N° TA38-2509109(TA38-2509109)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme D épouse A. La requérante demandait la suspension du refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. La solution retenue est le désistement, la requérante ayant informé le juge de son abandon des poursuites.
N° TA38-2503437(TA38-2503437)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la Copropriété Malle Poste d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d’alignement individuel délivré par le département de la Haute-Savoie à la commune de Megève. La copropriété s’est désistée purement et simplement de sa requête, ce désistement étant accepté par le tribunal. Par ordonnance, il est donné acte de ce désistement et les demandes du département et de la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506186(TA38-2506186)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Chanval, qui demandait la décharge de la cotisation foncière des entreprises et de la taxe pour frais de chambres de commerce et d'industrie au titre de l'année 2023. Le juge a estimé que le moyen soulevé par la société, tiré d'une surévaluation de la base d'imposition, n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA38-2506463(TA38-2506463)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'absence de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction était sans incidence sur la légalité du refus de renouvellement du titre. Le second moyen, relatif à l'obtention d'un "titre de séjour conjoint européen", n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen au fond.
N° TA38-2401280(TA38-2401280)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B pour contester le refus oral du préfet de l'Isère d'enregistrer sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a démontré avoir finalement enregistré la demande le 23 avril 2024, puis avoir pris une obligation de quitter le territoire français le 10 janvier 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative et loi du 10 juillet 1991).
N° TA38-2509579(TA38-2509579)
Refus de renouvellement de contrat d'enseignant. Tribunal administratif de Grenoble. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste (tardiveté). Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et du principe de sécurité juridique : le recours, introduit plus d'un an après que le requérant a eu connaissance de la décision, excède le délai raisonnable, sans circonstance particulière justifiant ce retard.
N° TA38-2304973(TA38-2304973)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de taxes foncières et de prélèvements sociaux. Le juge a estimé que les conclusions tendant à l’annulation de la décision de rejet du recours préalable étaient irrecevables, cette décision ayant seulement pour objet de lier le contentieux. Les demandes de sursis de paiement et d’échelonnement de la dette ont été rejetées comme ne relevant pas de la compétence du juge de l’impôt. Enfin, la contestation de la régularité formelle de l’acte de poursuite a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative, au profit du juge de l’exécution, en application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales.
N° TA38-2506519(TA38-2506519)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B et autres, qui demandaient la condamnation de la commune de Condorcet à leur verser 7 000 euros de dommages et intérêts. Les requérants invoquaient la méconnaissance d’un contrat de cession de droit privé, mais le tribunal a jugé que ces conclusions contractuelles ne relevaient manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, en application du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, le moyen tiré d’un dommage grave et spécial causé par des travaux publics a été rejeté comme insuffisamment précis, sur le fondement du 7° du même article. L’ordonnance rejette donc l’intégralité des conclusions.
N° TA38-2509099(TA38-2509099)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du président du conseil départemental de l'Isère refusant le renouvellement de la prise en charge d'un jeune majeur au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, car la décision plaçait le requérant dans une situation de grande précarité, sans logement ni ressources. Il a également retenu qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 222-5 et suivants du code de l'action sociale et des familles, le département n'ayant pas justifié de circonstances particulières permettant de déroger au principe de continuité de la prise en charge. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la situation du jeune majeur sous huit jours.