Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2507198(TA38-2507198)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'imposition d'une somme perçue en 2024. La requérante soutenait que cette somme, correspondant à des rappels d'indemnités, aurait dû être imposée sur les années antérieures. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, rappelant qu'en vertu de l'article 12 du code général des impôts, l'impôt est dû l'année de la disposition effective du revenu. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête comme ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA38-2505009(TA38-2505009)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Village Montana, qui contestait sa cotisation foncière des entreprises pour l’année 2023. La juridiction a constaté que la réclamation préalable de la société, déposée le 17 février 2025, était tardive au regard du délai fixé par l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen au fond.
N° TA38-2402834(TA38-2402834)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d'une requête en décharge de la taxe d'habitation pour six logements vacants (année 2023) et d'une demande d'indemnisation. L'administration fiscale a fait droit à la demande de décharge totale de l'imposition litigieuse. Le tribunal constate que les conclusions principales sont devenues sans objet et qu'il n'y a plus lieu de statuer. La demande d'indemnisation des frais de constat d'huissier est rejetée comme irrecevable.
N° TA38-2508816(TA38-2508816)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour à Mme A. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux, faute pour Mme A de démontrer contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant depuis au moins deux ans. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA38-2508799(TA38-2508799)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 22 juillet 2025 par laquelle le président du centre intercommunal d'action sociale Arlysère avait prononcé l'exclusion temporaire de fonctions de M. A pour une durée de dix-huit mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, la mesure privant l'agent de sa rémunération pour une durée supérieure à un mois. Il a également retenu qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison du moyen tiré du caractère disproportionné de la sanction par rapport aux fautes reprochées.
N° TA38-2507819(TA38-2507819)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir de la société Concert, qui contestait la validité d'un contrat de réseau de chaleur conclu par la communauté de communes du Trièves. La société, concurrente évincée, s'était bornée à invoquer un faible écart de notes techniques et financières sans fournir de précisions suffisantes. Le juge a estimé que ces moyens n'étaient pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement infondée.
N° TA38-2509779(TA38-2509779)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. Celle-ci avait transmis un courrier et des pièces au tribunal dans la perspective d’un futur recours, sans déposer une requête formelle contenant l’exposé des faits, des moyens et des conclusions, comme l’exige l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet sans inviter la requérante à régulariser sa demande.
N° TA38-2007799(TA38-2007799)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a donné acte du désistement de la société Axa France IARD de sa requête en plein contentieux, ainsi que des désistements des sociétés SOPREMA entreprises, BTP Consultants et Bois Conseil de leurs conclusions respectives. Cette affaire portait sur des demandes de garantie entre constructeurs concernant des désordres survenus lors de la reconstruction de la cité scolaire Jean Prévost à Villard-de-Lans. La solution retenue est un désistement d’instance, fondé sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2401280(TA38-2401280)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B pour contester le refus oral du préfet de l'Isère d'enregistrer sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a démontré avoir finalement enregistré la demande le 23 avril 2024, puis avoir pris une obligation de quitter le territoire français le 10 janvier 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative et loi du 10 juillet 1991).
N° TA38-2509680(TA38-2509680)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la suspension de la décision du sous-préfet de la Tour du Pin suspendant son permis de conduire pour cinq mois. Le juge a constaté son incompétence territoriale, la requérante résidant à Décines-Charpieu (Rhône), relevant du ressort du tribunal administratif de Lyon. En application des articles L. 521-1, R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative, la demande a été rejetée sans examen au fond.
N° TA38-2304973(TA38-2304973)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de taxes foncières et de prélèvements sociaux. Le juge a estimé que les conclusions tendant à l’annulation de la décision de rejet du recours préalable étaient irrecevables, cette décision ayant seulement pour objet de lier le contentieux. Les demandes de sursis de paiement et d’échelonnement de la dette ont été rejetées comme ne relevant pas de la compétence du juge de l’impôt. Enfin, la contestation de la régularité formelle de l’acte de poursuite a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative, au profit du juge de l’exécution, en application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales.
N° TA38-2504142(TA38-2504142)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une erreur de droit concernant l'exercice d'un métier en tension. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme A, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 435-4) et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2504143(TA38-2504143)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 10 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur les articles L. 611-1, L. 542-1, L. 542-2 et L. 531-32 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la demande d'asile de l'intéressée ayant été définitivement rejetée.
N° TA38-2504150(TA38-2504150)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de vice de procédure, jugeant la délégation de signature régulière, la motivation suffisante et l'avis du collège de médecins de l'OFII valide. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté, en application des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2303552(TA38-2303552)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble concerne la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation de l'Isère, qui avait reconnu M. B comme prioritaire pour un hébergement d'urgence. Le tribunal, statuant en juge unique, a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence de proposition d'hébergement dans le délai légal de six semaines suivant la décision de la commission. La solution retenue est que cette carence fautive engage la responsabilité de l'État, ouvrant droit à une indemnisation pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant.
N° TA38-2509327(TA38-2509327)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de M. A, ressortissant guinéen, contre un arrêté préfectoral du 3 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence de 45 jours. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, jugeant les décisions suffisamment motivées et proportionnées au regard de sa situation personnelle et familiale. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales invoquées.
N° TA38-2509328(TA38-2509328)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, contestant un arrêté préfectoral du 7 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du rejet de la demande d'asile de l'intéressé et de l'absence de garanties de représentation suffisantes.
N° TA38-2509356(TA38-2509356)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du 3 septembre 2025 de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités allemandes. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'information prévu par l'article 4 du règlement n° 604/2013 (dit "Dublin III") et l'article L. 572-1 du CESEDA, ainsi que la violation des articles 5, 13-1 et 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert vers l'Allemagne, État responsable de l'examen de la demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013.
N° TA38-2505955(TA38-2505955)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la préfète de la Savoie de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. Le requérant, titulaire de cartes de séjour temporaires portant la mention "travailleur temporaire", sollicitait l'application de l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car l'article L. 433-5 du même code exclut expressément les titulaires d'une carte "travailleur temporaire" du bénéfice de la carte pluriannuelle. Par conséquent, la requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2508943(TA38-2508943)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait une décision du commandant de gendarmerie lui interdisant l'accès à une zone familiale. Le juge a rappelé que, conformément à l'article R. 4125-1 du code de la défense, tout recours contentieux formé par un militaire contre un acte relatif à sa situation personnelle doit être précédé d'un recours administratif préalable obligatoire. En l'absence de ce recours préalable, la requête directe a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.