Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2307323(TA38-2307323)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 17 septembre 2025, a donné acte du désistement de M. B A et de la SASU Le Double Concept, qui contestaient un arrêté municipal du 15 septembre 2023 ordonnant la fermeture de leur établissement. Les requérants n'ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai d'un mois suivant une demande fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ils sont réputés s'être désistés. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a constaté ce désistement sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2506403(TA38-2506403)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré le titre sollicité, conduisant Mme A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 900 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2509727(TA38-2509727)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction suite au renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour que le juge des référés puisse ordonner des mesures de sauvegarde d'une liberté fondamentale, n'était pas remplie en l'absence de circonstances particulières justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit procédé à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2104996(TA38-2104996)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A D et Mme B D. Les requérantes demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Megève pour la rénovation partielle d'une ferme et la construction d'une piscine. Le tribunal a d'abord jugé la requête irrecevable, estimant que les requérantes, bien que voisines immédiates, n'avaient pas démontré un intérêt à agir suffisant au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Subsidiairement, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incomplétude du dossier et de la méconnaissance du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2502051(TA38-2502051)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, contestant l'arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement n'était pas disproportionnée, compte tenu de la courte durée de son séjour en France (dix mois) et de la possibilité pour ses enfants de la suivre dans leur pays d'origine. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA38-2509472(TA38-2509472)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 juillet 2025 déclarant insalubre un logement situé à La Motte Chalancon. Les requérants, propriétaires indivis, invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison des modifications apportées par la locataire. Le juge a estimé que l'arrêté, qui prescrit des travaux de remédiation, ne porte pas une atteinte grave et immédiate à la protection du bien, mais vise au contraire à l'améliorer. En l'absence d'éléments précis sur le coût et la durée des travaux, la condition d'urgence n'est pas remplie, et la requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2508865(TA38-2508865)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de l'Isère refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, un ressortissant albanais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la préfète avait délivré le "kit médical" sollicité en cours d'instance, et que M. A ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2508863(TA38-2508863)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de sa demande visant à assortir d'une astreinte une précédente injonction de délivrance d'un récépissé avec droit au travail. La requérante s'est désistée après que la préfète de l'Isère lui a remis une convocation pour obtenir le document sollicité. Le tribunal a également admis Mme B à l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 600 euros à son conseil au titre des frais de justice, sous réserve des conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2507586(TA38-2507586)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de la société Ambre et de la commune de Courchevel visant à lever la suspension du permis de construire tacite du 31 janvier 2025, précédemment ordonnée le 8 juillet 2025. Les requérants invoquaient la régularisation des vices par un permis modificatif délivré le 18 juillet 2025. Le juge a rappelé qu'il lui appartient d'apprécier si ce permis modificatif a effectivement régularisé les vices initiaux et s'il n'est pas lui-même entaché de nouveaux vices. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 521-4 et L. 521-1 du code de justice administrative, ainsi que des règles du code de l'urbanisme (notamment les articles R. 431-16, R. 111-2 et le règlement du PLU).
N° TA38-2504484(TA38-2504484)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante colombienne, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie du 18 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation et une notification irrégulière. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, que les conditions de notification étaient sans incidence sur sa légalité, et que la procédure d’audition était régulière. La décision s’appuie sur les articles L. 613-1, L. 613-2, L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA38-2508697(TA38-2508697)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant réside à Reims, le tribunal applique les articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative pour transmettre le dossier au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2301457(TA38-2301457)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 24 février 2023 par lequel l'OFII lui a refusé le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que le requérant ne peut invoquer directement la directive 2013/33/UE, celle-ci étant transposée en droit interne. Il juge également que M. B n'établit pas une situation de vulnérabilité particulière justifiant le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. La solution retenue est fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2106868(TA38-2106868)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Les Anes, qui contestait le refus du maire de Megève de lui délivrer un permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que le maire avait légalement fondé son refus sur la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la zone UH. Il a notamment retenu que les ouvrages de ventilation supplémentaires et un muret de soutènement, non déclarés dans la demande, constituaient des constructions au sens du PLU, augmentant l'emprise au sol et réduisant les espaces perméables en pleine terre. La solution s'appuie sur les articles 4.3, 7.2 et 9 du règlement du PLU, ainsi que sur le code de l'urbanisme.
N° TA38-2206943(TA38-2206943)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 10 juin 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire avait été respectée et que l'évaluation de vulnérabilité avait été réalisée. Il a estimé que M. A, en refusant un test PCR exigé par les autorités italiennes pour son transfert, avait méconnu les exigences des autorités chargées de l'asile, justifiant la cessation de ses conditions matérielles d'accueil sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2203829(TA38-2203829)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante afghane, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la demande d'asile, déposée plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, ne justifiait d'aucun motif légitime au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'OFII avait correctement examiné sa vulnérabilité, sans erreur d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des demandes de Mme A.
N° TA38-2303574(TA38-2303574)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Haute-Savoie refusant de lui reconnaître un droit à un logement social. Le juge a estimé que le motif de rejet tiré de l'absence de production des pièces demandées, notamment les justificatifs de revenus, était suffisant pour justifier la décision. En ne répondant pas à cet appel de pièces, la requérante n'a pas permis à la commission de vérifier ses conditions d'accès au logement social. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2205877(TA38-2205877)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante nigériane, qui contestait le refus de l'OFII de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire se substituait à la décision initiale du 22 juin 2022, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de signature. Surtout, il a estimé que le refus était légal, car la demande de réexamen de l'asile de Mme C avait été rejetée comme irrecevable par l'OFPRA, la privant ainsi du droit de se maintenir sur le territoire et, par conséquent, de l'éligibilité aux conditions matérielles d'accueil en application des articles L. 551-13, L. 542-2 et L. 531-32 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2504488(TA38-2504488)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance du droit d'asile, une atteinte à sa vie privée et familiale, ainsi qu'une erreur d'appréciation sur l'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'annulation de l'arrêté a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2504492(TA38-2504492)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son admission au séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que la préfète n’était pas tenue de saisir la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en l’absence de liens privés et familiaux suffisamment stables en France. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 432-13, L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne.
N° TA38-2504531(TA38-2504531)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du 26 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de liens privés anciens et stables en France et de la persistance d'attaches familiales en Égypte.