Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504146(TA38-2504146)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé-suspension par le syndicat des conciergeries de Haute-Savoie contre une délibération du Grand Annecy du 13 février 2025, qui instaure des quotas et autorisations temporaires pour les changements d'usage de logements en meublés touristiques dans 22 communes. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le syndicat ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit de propriété, de la liberté d'entreprendre et du droit de l'Union européenne, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les textes invoqués par les parties.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504137(TA38-2504137)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération n° DEL-2025-14 du 13 février 2025 du conseil communautaire du Grand Annecy. Cette délibération approuvait des règlements encadrant les autorisations temporaires de changement d'usage de locaux d'habitation dans plusieurs communes, visant à limiter les locations touristiques. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'atteinte aux intérêts du syndicat requérant n'étant pas suffisamment grave et imminente. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération, notamment au regard des dispositions du code général des collectivités territoriales, du droit de propriété, de la liberté d'entreprendre et du droit de l'Union européenne.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504135(TA38-2504135)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande du syndicat des conciergeries de Haute-Savoie visant à suspendre la délibération n° DEL-2025-13 du 13 février 2025 de la communauté d'agglomération du Grand Annecy. Cette délibération instaure un régime d'autorisation préalable pour les changements d'usage de locaux d'habitation en meublés touristiques, assorti de quotas par zone. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'atteinte aux intérêts du syndicat requérant n'étant pas suffisamment établie, et a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2503979(TA38-2503979)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer à M. A, ressortissant turc, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de carte de séjour. La mesure a été jugée urgente et utile, car l'absence de ce document privait l'intéressé de ses indemnités de France Travail, d'aides au logement et de la possibilité d'exercer un emploi. La demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, la préfète ne s'y étant pas opposée. L'injonction a été prononcée dans un délai de sept jours suivant la notification de l'ordonnance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203121(TA38-2203121)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D contestant le refus du maire de Châteauneuf-sur-Isère d'abroger la délibération du 24 janvier 2022 modifiant le PLU, qui reclassait sa parcelle en zone à urbaniser fermée (AUe). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signature de la décision par la première adjointe étant régulière en vertu de l'article L. 2122-17 du code général des collectivités territoriales. Il a jugé inopérants les vices de procédure invoqués contre la délibération, ceux-ci ne pouvant être contestés que dans le délai de recours contre l'acte lui-même. Enfin, il a estimé que les autres moyens, notamment l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité du refus d'abroger.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204434(TA38-2204434)

Recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Bren pour la surélévation d’une toiture. Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête comme irrecevable, faute pour le requérant d’avoir notifié son recours au bénéficiaire du permis et à l’auteur de la décision, en méconnaissance de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. En conséquence, le requérant est condamné à verser 1 000 euros aux défendeurs et 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2504357(TA38-2504357)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État de loger M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Haute-Savoie. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T5) ne lui avait été proposée, le juge a enjoint au préfet d'assurer son relogement avant le 31 juillet 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er août 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502786(TA38-2502786)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'éléments produits par le requérant sur sa situation personnelle ou familiale. En conséquence, le tribunal a annulé la demande d'annulation et rejeté l'ensemble des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206281(TA38-2206281)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D contre l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 29 mars 2022 déclarant d'utilité publique l'aménagement d'un nouveau quartier touristique à Praz-sur-Arly. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'absence d'information des résidents secondaires, le code de l'expropriation n'imposant pas une telle obligation. Il a également jugé que l'évaluation sommaire des dépenses était sincère et suffisamment détaillée au regard des articles R. 112-4 et suivants du code de l'expropriation. Enfin, le tribunal a estimé que le projet répondait à une finalité d'intérêt général et que les atteintes à la propriété privée n'étaient pas excessives, confirmant ainsi son utilité publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2505032(TA38-2505032)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler la carte de résident de Mme A, ressortissante guinéenne. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressée et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sous astreinte.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503911(TA38-2503911)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté, par ordonnance du 27 mai 2025, la requête de M. B A dirigée contre un permis de construire délivré par le maire de Ville-La-Grand à la société ICF Habitat. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant étaient soit inopérants (comme ceux tirés du code de la construction ou du code civil, en application du principe d'indépendance des législations), soit dénués des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de trancher par ordonnance les recours ne comportant que des moyens manifestement infondés ou irrecevables.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505040(TA38-2505040)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de la préfète de la Haute-Savoie de délivrer une carte de résident à Mme B, ressortissante guinéenne. Le juge a considéré que l'urgence n'était pas caractérisée, la requérante ne démontrant pas une situation d'urgence justifiant la suspension, et qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 424-3 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la compétence de la préfète.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505045(TA38-2505045)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de la préfète de la Haute-Savoie de délivrer une carte de résident à M. A, ressortissant guinéen parent d'une enfant réfugiée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment en raison du transfert du dossier du requérant vers la préfecture de l'Isère suite à son déménagement, et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505052(TA38-2505052)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d'un refus de permis de construire, a examiné la requête de la SNC Les Crêts. Le juge a estimé que les moyens soulevés par la société, notamment l'inexacte application des articles R. 111-27 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal. Cependant, la décision ne précise pas si la condition d'urgence a été jugée remplie, et le juge ne s'est pas prononcé sur la suspension elle-même dans l'extrait fourni. La solution retenue se limite à constater l'existence de moyens sérieux, sans statuer définitivement sur la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505053(TA38-2505053)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant serbe, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et que M. B n'avait pas justifié d'un motif légitime pour avoir déposé sa demande d'asile plus de 90 jours après son entrée en France. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505056(TA38-2505056)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de délivrer un récépissé à Mme A, ressortissante nigériane, dans le cadre du renouvellement de son autorisation provisoire de séjour pour parent d'enfant malade. Le juge a retenu l'urgence, présumée pour un refus de renouvellement, et un doute sérieux sur la légalité du refus au regard des articles R. 431-12 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation et de délivrer un récépissé autorisant le séjour, sans autorisation de travail, sous 48 heures.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505091(TA38-2505091)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence de 45 jours. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'autorité signataire disposait d'une délégation valide. Elle a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France et de la présence de la famille de l'intéressé en Algérie. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 613-1 et L. 612-10) et la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2503550(TA38-2503550)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024. La requérante invoquait son handicap et le bénéfice de l’allocation aux adultes handicapés pour obtenir une exonération sur le fondement de l’article 1390 du code général des impôts. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés étaient inopérants, car le logement ne constituait pas son habitation principale au 1er janvier 2024 et qu’elle n’établissait pas que son revenu fiscal de référence respectait le plafond requis. La requête a donc été rejetée par ordonnance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207768(TA38-2207768)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, brigadière-cheffe principale, qui contestait l'arrêté du maire de Fillinges la maintenant en surnombre pour un an suite à une suppression d'emploi. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, l'arrêté étant suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également jugé que l'absence de communication de l'avis du comité technique aux agents, invoquée sur le fondement de l'article 31 du décret du 30 mai 1985, n'affectait pas la légalité de la décision, ce vice n'ayant privé Mme B d'aucune garantie ni influencé le sens de la décision. Enfin, le moyen relatif au caractère défavorable de l'avis du comité technique a été rejeté faute de précisions suffisantes.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505126(TA38-2505126)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, contestant les arrêtés du 12 mai 2025 par lesquels la préfète de l'Isère l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, prononçait une interdiction de retour d'un an et l'assignait à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen de la situation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant la légalité des décisions préfectorales. Les textes appliqués incluent les articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-8, L. 612-10 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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