Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2505060(TA38-2505060)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 2 juin 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal constate qu’à la date de la décision attaquée, le requérant résidait dans les Pyrénées-Orientales. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Montpellier, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2503848(TA38-2503848)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant béninois. Le juge a estimé que le moyen tiré de la violation de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance d'une carte de résident au parent d'un enfant réfugié, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la précarité administrative et financière du requérant, père de deux enfants réfugiés. Il a été enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer un récépissé avec autorisation de travail dans l'attente.
N° TA38-2503850(TA38-2503850)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet opposée par la préfète de l'Isère à la demande de regroupement familial présentée par une ressortissante algérienne au profit de son époux. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la durée de séparation familiale et des difficultés personnelles de la requérante. Il a également retenu que le moyen tiré de la violation de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de statuer sur la demande dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2504850(TA38-2504850)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a liquidé l'astreinte prononcée par un jugement du 4 novembre 2021, qui enjoignait à la préfète de l'Isère de loger Mme A. La préfète a demandé cette liquidation en estimant avoir exécuté l'injonction. Le tribunal a constaté que le logement avait été attribué le 18 juillet 2023, soit après le délai imparti. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il a condamné l'État à verser 9 500 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2504716(TA38-2504716)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant un indu de revenu de solidarité active et de prime d'activité de 4 152,06 euros notifié le 21 janvier 2022. Le juge a constaté que le recours contentieux, enregistré le 6 mai 2025, était tardif car introduit plus de trois ans après la décision contestée, sans circonstance particulière justifiant ce délai. Il a rappelé que, même en l'absence de mention des voies et délais de recours, le principe de sécurité juridique impose un recours dans un délai raisonnable n'excédant pas un an. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA38-2504660(TA38-2504660)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant le retrait de trois points de son permis de conduire et l’attribution de seulement trois points suite à un stage de sensibilisation. Concernant le retrait de points, le juge a rappelé que la contestation de l’imputabilité de l’infraction relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, rendant ce moyen inopérant devant la juridiction administrative. S’agissant de l’attribution de points, le tribunal a constaté que, le permis probatoire de M. A étant plafonné à huit points et qu’il en détenait déjà cinq avant le stage, le préfet était tenu de ne lui en restituer que trois, conformément aux articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA38-2504625(TA38-2504625)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le classement sans suite de sa demande d’acquisition de la nationalité française par la préfète de l’Isère le 7 janvier 2025, en raison de son absence à un entretien réglementaire. La requérante sollicitait une « seconde chance » sans invoquer d’illégalité de la décision attaquée. Le juge a rappelé qu’il ne peut procéder à un réexamen de la demande mais seulement à un contrôle de légalité, et a constaté l’absence de tout moyen en ce sens. Cette ordonnance a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA38-2504529(TA38-2504529)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence par ordonnance, a enjoint à la préfète de la Haute-Savoie d'assurer le logement de M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 30 janvier 2025, avant le 31 juillet 2025. Cette injonction est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée à l'intéressé. L'ordonnance assortit cette injonction d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er août 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2504063(TA38-2504063)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B épouse D de ses conclusions à fin d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a accordé un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. La requérante, qui rencontrait des difficultés techniques sur la plateforme ANEF, a obtenu satisfaction sur l’objet principal de sa demande. Le tribunal a condamné l’État à lui verser 800 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2503720(TA38-2503720)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision d’exclusion d’une demi-journée de son fils, prise par le principal du collège Stephen Hawking. En cours d’instance, le rectorat a indiqué que la décision avait été retirée du dossier de l’élève, et Mme C s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 2 juin 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505073(TA38-2505073)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A B d'un recours contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l'Isère de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a constaté que, selon les articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, les litiges relatifs à l'AAH relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. En conséquence, il a rejeté la requête pour incompétence et, en application de l'article 32 du décret du 27 février 2015, a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Chambéry, territorialement compétent.
N° TA38-2503693(TA38-2503693)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B A contestant le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française. La décision du 19 août 2024 était motivée par l'absence de production d'un justificatif de maîtrise de la langue française, malgré une invitation en ce sens. La requérante se bornait à demander un réexamen de son dossier sans invoquer d'illégalité, ce qui ne relève pas de la compétence du juge de l'excès de pouvoir. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA38-2502996(TA38-2502996)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour l'année 2023. La requérante a informé le tribunal de son désistement par un acte enregistré le 2 mai 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement par ordonnance du 2 juin 2025. La solution retenue met fin à l'instance sans examiner le bien-fondé de la demande initiale.
N° TA38-2502982(TA38-2502982)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de Mme A, qui demandait à être logée dans un T2 suite à une décision de la commission de médiation. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision de la commission de médiation du 15 février 2024 qu'elle invoquait, malgré une demande de régularisation. L'ordonnance se fonde sur le code de la construction et de l'habitation et le code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été refusée.
N° TA38-2502844(TA38-2502844)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B contestant le refus implicite du Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation. Le requérant invoquait uniquement le préjudice personnel lié à l'impossibilité de retrouver un emploi, sans démontrer l'illégalité de la décision. Ce moyen a été jugé inopérant, ne permettant pas d'apprécier le bien-fondé de la contestation. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502501(TA38-2502501)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait un refus de formation par France Travail pour son projet de réinsertion. Le juge a constaté que, malgré une demande de régularisation, le requérant n’avait pas produit l’acte attaqué ni justifié de l’impossibilité de le faire, comme l’exige l’article R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, les requêtes ont été jugées manifestement irrecevables et rejetées.
N° TA38-2502310(TA38-2502310)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Savoie de lui accorder une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas, malgré une demande de régularisation, exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA38-2501302(TA38-2501302)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant le retrait de trois points de son permis de conduire. La requérante invoquait des circonstances de fait (véhicule à l’arrêt, consultation d’un itinéraire) pour contester l’infraction. Le tribunal a jugé que ces contestations relèvent de la compétence exclusive du juge pénal, en application des articles 529-2, 530 et 530-1 du code de procédure pénale. En conséquence, la requête, ne comportant que des moyens inopérants devant le juge administratif, a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503501(TA38-2503501)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022 et 2023, en raison de travaux d’économie d’énergie. La solution retenue est fondée sur l’inopérance des moyens soulevés, car la délibération communale autorisant l’exonération prévue à l’article 1383-0 B du code général des impôts n’est intervenue que le 14 novembre 2023. Conformément à l’article 1639 A bis du même code, cette exonération ne s’applique qu’à compter du 1er janvier 2025, rendant la contestation infondée pour les années en litige. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504795(TA38-2504795)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, ressortissant portugais, contestant l'arrêté du 9 avril 2025 par lequel la préfète de l'Isère lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, et les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la directive 2004/38/CE et de la convention européenne des droits de l'homme.