Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505045(TA38-2505045)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de la préfète de la Haute-Savoie de délivrer une carte de résident à M. A, ressortissant guinéen parent d'une enfant réfugiée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment en raison du transfert du dossier du requérant vers la préfecture de l'Isère suite à son déménagement, et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505052(TA38-2505052)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d'un refus de permis de construire, a examiné la requête de la SNC Les Crêts. Le juge a estimé que les moyens soulevés par la société, notamment l'inexacte application des articles R. 111-27 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal. Cependant, la décision ne précise pas si la condition d'urgence a été jugée remplie, et le juge ne s'est pas prononcé sur la suspension elle-même dans l'extrait fourni. La solution retenue se limite à constater l'existence de moyens sérieux, sans statuer définitivement sur la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505053(TA38-2505053)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant serbe, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et que M. B n'avait pas justifié d'un motif légitime pour avoir déposé sa demande d'asile plus de 90 jours après son entrée en France. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505056(TA38-2505056)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de délivrer un récépissé à Mme A, ressortissante nigériane, dans le cadre du renouvellement de son autorisation provisoire de séjour pour parent d'enfant malade. Le juge a retenu l'urgence, présumée pour un refus de renouvellement, et un doute sérieux sur la légalité du refus au regard des articles R. 431-12 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation et de délivrer un récépissé autorisant le séjour, sans autorisation de travail, sous 48 heures.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505091(TA38-2505091)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence de 45 jours. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'autorité signataire disposait d'une délégation valide. Elle a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France et de la présence de la famille de l'intéressé en Algérie. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 613-1 et L. 612-10) et la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2503550(TA38-2503550)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024. La requérante invoquait son handicap et le bénéfice de l’allocation aux adultes handicapés pour obtenir une exonération sur le fondement de l’article 1390 du code général des impôts. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés étaient inopérants, car le logement ne constituait pas son habitation principale au 1er janvier 2024 et qu’elle n’établissait pas que son revenu fiscal de référence respectait le plafond requis. La requête a donc été rejetée par ordonnance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207768(TA38-2207768)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, brigadière-cheffe principale, qui contestait l'arrêté du maire de Fillinges la maintenant en surnombre pour un an suite à une suppression d'emploi. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, l'arrêté étant suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également jugé que l'absence de communication de l'avis du comité technique aux agents, invoquée sur le fondement de l'article 31 du décret du 30 mai 1985, n'affectait pas la légalité de la décision, ce vice n'ayant privé Mme B d'aucune garantie ni influencé le sens de la décision. Enfin, le moyen relatif au caractère défavorable de l'avis du comité technique a été rejeté faute de précisions suffisantes.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505126(TA38-2505126)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, contestant les arrêtés du 12 mai 2025 par lesquels la préfète de l'Isère l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, prononçait une interdiction de retour d'un an et l'assignait à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen de la situation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant la légalité des décisions préfectorales. Les textes appliqués incluent les articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-8, L. 612-10 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505241(TA38-2505241)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant turc, contestant un arrêté du 7 mai 2025 de la préfète de la Savoie prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'un an et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation concernant l'interdiction de retour, et a jugé que la décision fixant le pays de destination était confirmative d'une précédente décision de 2023, la rendant irrecevable. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, en application des articles L. 612-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502047(TA38-2502047)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant macédonien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'absence d'avis du collège de médecins de l'OFII, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les erreurs d'appréciation, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant celles d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 425-9, L. 612-7, L. 612-8, L. 612-10) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2502045(TA38-2502045)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 18 février 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à M. B, un ressortissant pakistanais confié à l'aide sociale à l'enfance depuis l'âge de 14 ans. Le tribunal a jugé que le refus méconnaissait l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B remplissait toutes les conditions pour obtenir une carte "vie privée et familiale", notamment en raison de son suivi sérieux d'une formation (CAP obtenu avec mention) et de l'absence de liens familiaux au Pakistan. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec injonction à la préfète de délivrer le titre de séjour sous deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208009(TA38-2208009)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Mont-Blanc Investissement, propriétaire d’un local technique, afin d’obtenir la démolition d’un transformateur électrique installé sans droit ni titre par la société Enedis, ainsi qu’une indemnité d’occupation. Le tribunal a reconnu l’irrégularité de l’implantation de l’ouvrage public, aucune convention n’ayant été produite par Enedis, et a écarté l’exception d’autorité de la chose jugée invoquée par cette dernière. Toutefois, après avoir mis en balance les inconvénients pour le propriétaire (perte de 12,30 m² sur 35 m²) et les conséquences pour l’intérêt général (alimentation électrique de l’immeuble, coût de déplacement de 28 614 euros HT), le tribunal a jugé que la démolition entraînerait une atteinte excessive à l’intérêt général. Il a donc rejeté les conclusions de la société Mont-Blanc Investissement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208119(TA38-2208119)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Najwil, qui demandait l'annulation pour excès de pouvoir d'une délibération du conseil municipal de Pont-de-Claix approuvant les dossiers d'enquête publique et parcellaire pour la création de la ZAC des Minotiers. Le tribunal a jugé que cette délibération constituait un acte préparatoire à la déclaration d'utilité publique et n'était donc pas un acte décisoire susceptible de recours. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables, et la SCI Najwil a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2502034(TA38-2502034)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 28 janvier 2025 par lequel le préfet de la Savoie avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant de M. B, qui sollicitait un changement de statut de travailleur saisonnier à salarié, la production d'un visa de long séjour. Le tribunal a appliqué l'article L. 433-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui dispense de cette condition l'étranger déjà titulaire d'une carte de séjour sollicitant un renouvellement sur un autre fondement, sous réserve des exceptions non applicables en l'espèce. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505338(TA38-2505338)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de délivrance d’un premier titre de séjour opposé à un ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, le requérant ne démontrant pas un préjudice grave et immédiat malgré une promesse d’embauche et sa situation de père d’un enfant français. La décision souligne que l’intéressé s’est maintenu irrégulièrement en France pendant plusieurs années, ce qui relativise l’urgence alléguée. Aucune suspension ni injonction n’a donc été ordonnée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505337(TA38-2505337)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 9 mai 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de convoquer l'intéressé pour lui remettre un titre de séjour, sous astreinte de 150 euros par jour. Constatant l'inexécution de cette mesure, le juge a considéré ce défaut d'exécution comme un élément nouveau justifiant la modification de l'ordonnance initiale. Il a enjoint à la préfète de convoquer M. B au plus tard le 30 mai 2025 pour la remise du titre, sous une astreinte portée à 250 euros par jour de retard à compter du 2 juillet 2025.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505240(TA38-2505240)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, qui demandait des mesures urgentes concernant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que la demande de l'intéressé, déposée le 10 janvier 2025, avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Or, la mesure sollicitée par M. A faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2502031(TA38-2502031)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 27 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence territoriale du préfet de Vaucluse, arguant avoir déménagé en Haute-Savoie avant la décision. Le tribunal a rejeté ce moyen, considérant que M. B n'avait pas déclaré son changement de résidence comme l'exige l'article R. 431-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le préfet de Vaucluse restait compétent pour statuer sur sa demande.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505236(TA38-2505236)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait une injonction à la préfecture de l'Isère de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que les conclusions en injonction présentées seules, sans être rattachées à une procédure de référé, étaient irrecevables dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2505166(TA38-2505166)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A épouse F, qui demandait la condamnation du centre hospitalier régional de Grenoble ou de l'ONIAM à lui verser plusieurs millions d'euros en réparation de préjudices subis, ainsi qu'à ses enfants. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable, car les demandes indemnitaires préalables adressées aux défendeurs en avril 2025 n'avaient pas encore fait l'objet d'une décision implicite de rejet à la date de l'ordonnance, en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

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