Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2502052(TA38-2502052)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 24 janvier 2025 lui retirant son titre de séjour pour fraude, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en retenant que la fraude était établie et que la décision était proportionnée. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les articles L. 432-5 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2501895(TA38-2501895)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a constaté que la demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour était devenue sans objet. Cette situation résulte d’un jugement antérieur du même tribunal ayant rejeté le recours en annulation contre l’arrêté préfectoral explicite de refus, assorti d’une obligation de quitter le territoire. En application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction, et a rejeté les demandes accessoires.
N° TA38-2503578(TA38-2503578)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le regroupement familial sollicité par M. B pour sa fille. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu du délai de seize mois écoulé depuis le dépôt de la demande et de l'incapacité de la grand-mère à s'occuper de l'enfant. Il a également considéré que le moyen tiré de la violation de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de statuer à nouveau dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 700 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2410355(TA38-2410355)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 16 avril 2024, a constaté que la préfète de l’Isère avait délivré à Mme A un titre de séjour valable et qu’il devait être tenu pour acquis que M. A avait également obtenu le sien. En conséquence, le tribunal a jugé que la demande d’exécution avait perdu son objet et qu’il n’y avait plus lieu d’y statuer, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires ont été rejetées, les requérants bénéficiant de l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2409721(TA38-2409721)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A. Celle-ci avait saisi la commission de recours amiable du tribunal sans formuler de conclusions précises, ni demander l'annulation d'une décision administrative particulière, ni présenter de conclusions indemnitaires. La requête ne contenait pas non plus l'exposé de moyens de droit, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le président de la 6ème chambre a donc fait usage de son pouvoir de rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2504259(TA38-2504259)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné à l'État de loger M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 19 décembre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T1-T2) n'avait été proposée, le tribunal a enjoint au préfet d'assurer ce logement avant le 31 juillet 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er août 2025, fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2502304(TA38-2502304)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative d'une demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de renouvellement de carte de résident, constate que le tribunal a depuis statué au fond sur le litige principal par un jugement du 20 mai 2025. En conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'exécution de l'ordonnance de référé. Le juge admet provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle mais rejette le surplus de ses conclusions.
N° TA38-2305722(TA38-2305722)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Maison François Cholat d’une requête en plein contentieux visant à obtenir le dégrèvement de la taxe foncière à laquelle elle avait été assujettie pour l’année 2022. La société a informé le tribunal de son désistement pur et simple de l’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune condamnation n’a été prononcée.
N° TA38-2500867(TA38-2500867)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Celle-ci visait l'annulation d'une décision de la commission de médiation de la Haute-Savoie refusant une offre de logement. La requête avait été introduite par courriel, ce qui ne constitue pas un mode de saisine régulier au sens des articles R. 411-1 et R. 414-2 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, M. A n'a pas produit un original signé ni utilisé le téléservice "Télérecours". L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2502992(TA38-2502992)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la production ou la validation de son permis de conduire. La requête, introduite par courriel, était irrecevable car elle n’avait pas été régularisée malgré une demande du tribunal, conformément aux articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 414-2 du code de justice administrative.
N° TA38-2303218(TA38-2303218)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 26 mai 2025, du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour trois mois décidée par le préfet du Cher le 28 avril 2023. La requérante ayant renoncé à son recours pour excès de pouvoir, le juge, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté ce désistement sans examiner le bien-fondé de la mesure contestée. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’administration.
N° TA38-2503541(TA38-2503541)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Haute-Savoie de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention stationnement. Mme A n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, pourtant requis par l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles avant toute saisine du juge. Malgré une demande de régularisation, elle n’a pas produit ce recours dans le délai imparti. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet.
N° TA38-2504819(TA38-2504819)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. C de ses conclusions principales tendant à la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a admis provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 700 euros à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. La solution retenue est un désistement d'instance, sans examen au fond des moyens soulevés (violation des articles L. 424-11 et L. 424-13 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE).
N° TA38-2505026(TA38-2505026)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et de procédure, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu de l'intéressé avait été respecté lors de son audition par les services de police, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA38-2501435(TA38-2501435)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A contestant un refus de carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation du greffe. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. Le tribunal précise que ce rejet n'empêche pas une nouvelle demande auprès de l'administration.
N° TA38-2504773(TA38-2504773)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de sa demande visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le requérant a été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle. L'État, partie perdante, a été condamné à verser 300 euros à l'avocat de M. A au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2505127(TA38-2505127)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante burundaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le dépôt tardif de sa demande d'asile (plus de 90 jours après son entrée en France), était légal au regard de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ce malgré la régularité de son séjour antérieur. Cependant, il a annulé la décision de l'OFII au motif que l'office n'avait pas suffisamment pris en compte la vulnérabilité de la requérante, liée à son état de santé, en ne sollicitant pas l'avis du médecin coordinateur avant de statuer.
N° TA38-2505023(TA38-2505023)
Suspension d'une décision de clôture de demande de titre de séjour par le juge des référés du Tribunal administratif de Grenoble. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et du caractère complet du dossier étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision de la préfète de l'Isère et enjoint à celle-ci de reprendre l'instruction et de délivrer un récépissé autorisant le travail sous astreinte. Cette décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505028(TA38-2505028)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a partiellement fait droit à la demande de M. A. Il a liquidé provisoirement l'astreinte de 100 euros par jour prononcée le 20 mars 2025 à l'encontre de l'État, pour inexécution de l'injonction de statuer sur sa demande de titre de séjour, à hauteur de 3 200 euros pour la période du 25 avril au 26 mai 2025. La juridiction a rejeté la demande de porter le montant de l'astreinte à 200 euros par jour et a condamné l'État à verser 600 euros au titre des frais d'instance. Cette décision est fondée sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative.
N° TA38-2505002(TA38-2505002)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour de Mme A. Le juge a constaté que la délivrance en cours d'instance d'une attestation de prolongation d'instruction, valable jusqu'au 19 août 2025 et maintenant les droits de l'intéressée, faisait échec à la présomption d'urgence. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-10 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.