Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2503740(TA38-2503740)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A d’une demande de provision de 18 492,18 euros en réparation des préjudices subis du fait du retard de la préfète de l’Isère à instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant soutenait que ce retard, ainsi que l’absence de délivrance de récépissés, constituaient une faute de nature à engager la responsabilité de l’administration, lui ayant causé une perte de salaire et un préjudice moral. La préfète a conclu au rejet de la requête ou, à titre subsidiaire, à la réduction du montant réclamé. Le tribunal a fait droit à la demande d’aide juridictionnelle provisoire et a examiné la demande de provision au regard de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, en s’appuyant sur les dispositions des articles R. 431-15 et R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2504203(TA38-2504203)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B C qui demandait la suspension du refus du préfet de l'Isère d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que ce refus, motivé par le caractère incomplet du dossier (absence d'autorisation de travail), ne constituait pas une décision faisant grief et était donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ont été déclarées irrecevables. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son annexe 10.
N° TA38-2208108(TA38-2208108)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ancien adjoint au maire de Montélimar, qui demandait l’annulation du refus implicite de communication des documents fondant l’abrogation de sa délégation de fonctions. Le tribunal a jugé que la décision explicite de refus du 12 octobre 2022, régulièrement motivée, s’était substituée à la décision implicite initiale, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de cette dernière. Il a également estimé que la commune n’avait pas méconnu les articles L. 311-1 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. La demande de M. B a donc été rejetée, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504935(TA38-2504935)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant kosovar, qui demandait une injonction à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était tardive, car présentée moins de soixante jours avant l'expiration du titre, en méconnaissance des délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la délivrance de l'attestation n'étant pas obligatoire, la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse et a été rejetée.
N° TA38-2205894(TA38-2205894)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 100 euros pour le préjudice subi lors d'une fouille intégrale le 30 janvier 2021. Le tribunal a estimé que la fouille était justifiée par des soupçons fondés sur le profil pénal et pénitentiaire du requérant, ainsi que par le contexte de sécurité, et qu'elle était proportionnée. La décision s'appuie sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, les articles L. 6, L. 225-1 à L. 225-3, R. 225-1 et R. 225-2 du code pénitentiaire, et les anciens articles 57 de la loi du 24 novembre 2009 et R. 57-7-79 du code de procédure pénale. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'a été retenue.
N° TA38-2504874(TA38-2504874)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du 7 mai 2025 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était régulièrement signé et suffisamment motivé au regard des articles L. 572-1 du CESEDA et du règlement (UE) n° 604/2013. Il a également estimé que la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le relevé d'empreintes et l'accord explicite de l'Espagne, était régulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2205738(TA38-2205738)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le refus implicite du directeur du centre pénitentiaire de Valence de communiquer à un détenu, par courrier électronique, les décisions de fouille à nu le concernant. Le juge a estimé que la remise de copies papier ne satisfaisait pas la demande de communication sous forme numérique, conformément aux articles L. 311-1 et L. 311-9 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au ministre de la justice de transmettre les documents par voie électronique, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.
N° TA38-2205811(TA38-2205811)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur le recours de M. A, qui contestait le refus implicite du maire de Sciez de lui communiquer divers documents relatifs à la gestion des places d'amarrage du port communal. Le tribunal a constaté que certaines demandes (plan du port et liste actuelle des bénéficiaires) étaient devenues sans objet en cours d'instance, la commune les ayant produites. Il a rejeté le surplus des conclusions, jugeant que les autres documents sollicités (règlement d'attribution, liste d'attente historique, documents sur l'évolution du port) n'existaient pas ou n'avaient pas été conservés par la commune, ou que leur communication portait atteinte à la protection de la vie privée. La décision applique les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à la communication des documents administratifs.
N° TA38-2205077(TA38-2205077)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, détenu, qui réclamait 1 680 euros à l'État pour la perte ou la destruction de ses effets personnels lors de son transfert pénitentiaire. Le tribunal a jugé que l'absence d'inventaire, bien que potentiellement fautive, n'était pas en lien de causalité direct avec le préjudice allégué. Il a également estimé que l'administration n'avait pas commis de carence fautive dans la protection des biens, le ministre reconnaissant partiellement la perte et ayant déjà proposé une indemnisation de 192,49 euros. La requête a donc été rejetée, sans application des textes relatifs aux frais de justice.
N° TA38-2204545(TA38-2204545)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme A, technicienne supérieure, contestant le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021, fixé à 190 euros. La requérante invoquait une méconnaissance des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et du principe d'égalité, estimant que ce montant ne reflétait pas sa façon de servir. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, considérant que la décision attaquée était légale et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA38-2500009(TA38-2500009)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante marocaine épouse d'un citoyen de l'Union européenne, et de lui délivrer un document justifiant de la régularité de son séjour avec droit au travail. Le juge a estimé que la mesure était utile et urgente, compte tenu du délai excessif écoulé depuis le dépôt de la demande sur la plateforme ANEF le 20 août 2023, et que la contestation de l'administration, qui invoquait un dossier incomplet, n'était pas sérieuse faute de production du dossier ANEF. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2208206(TA38-2208206)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, agent de l'entente interdépartementale Rhône-Alpes pour la démoustication, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions de trois jours. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que la convocation adressée par courrier recommandé, bien que non réclamée, était régulièrement notifiée. Il a jugé que les faits reprochés, notamment l'insubordination, des propos injurieux et le refus d'exécuter une mission, constituaient des fautes justifiant une sanction disciplinaire. La sanction a été considérée comme proportionnée à la gravité des fautes commises, en application des articles L. 121-1, L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
N° TA38-2203938(TA38-2203938)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a partiellement fait droit à la demande de M. B, détenu au centre pénitentiaire d'Aiton, qui réclamait un reliquat de salaire pour son travail en atelier. Le tribunal a jugé que la rémunération due devait être calculée sur la base du taux horaire brut (45% du SMIC), et non sur une base nette comme l'avait fait l'administration. Après déduction des cotisations sociales obligatoires (CSG et CRDS), le juge a fixé le montant du complément de rémunération dû à M. B à 223,91 euros, en application des articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale.
N° TA38-2504767(TA38-2504767)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé définitivement l'astreinte de 100 euros par jour de retard prononcée le 18 avril 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, pour inexécution de l'injonction de fixer un rendez-vous d'enregistrement de demande d'asile à Mme B et ses enfants. La somme de 500 euros a été allouée à la requérante sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 900 euros à son avocate au titre de l'aide juridictionnelle, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2208446(TA38-2208446)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’association communale de chasse agréée (ACCA) Alpes Roche Veyrand de lui communiquer divers documents (liste des adhérents, comptes rendus d’assemblées générales, règlements). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. A ne justifiait pas de sa qualité de membre de l’association et, par suite, d’un intérêt à agir suffisant. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration et du code de l’environnement, sans qu’il soit besoin d’examiner la communicabilité des documents.
N° TA38-2203924(TA38-2203924)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme E, professeure des écoles, contestant l'appréciation finale "satisfaisant" de son rendez-vous de carrière et le rejet de son recours hiérarchique. La requérante invoquait l'incompétence du signataire et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, l'acte étant signé par une autorité disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également écarté l'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que l'appréciation finale, distincte des avis de l'inspecteur et de la commission administrative paritaire, n'était pas entachée d'illégalité. La requête a été rejetée dans son intégralité, sur le fondement des dispositions du décret n°90-680 et de l'arrêté du 5 mai 2017.
N° TA38-2208632(TA38-2208632)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui communiquer de nombreux documents et informations relatifs à l’environnement, concernant notamment les rejets de la plateforme chimique de Jarrie. Le tribunal a constaté qu’une partie des documents demandés avait été communiquée en cours d’instance, entraînant un non-lieu à statuer sur ces points. Pour le surplus, il a rejeté la requête, estimant que les demandes de M. B présentaient un caractère abusif au sens de l’article L. 311-2 du code des relations entre le public et l’administration, justifiant le refus de communication. La décision s’appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration et du code de l’environnement.
N° TA38-2200916(TA38-2200916)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis lors d’une chute à moto sur la route départementale 90, qu’il attribuait à la présence de graviers. Le tribunal a retenu la responsabilité du département de la Savoie pour défaut d’entretien normal de la voie publique, le lien de causalité entre l’état de la chaussée et l’accident étant établi. Toutefois, il a considéré que M. B avait commis une faute d’imprudence en circulant à une vitesse inadaptée dans un virage sur une route de montagne, ce qui était de nature à atténuer la responsabilité du département. En conséquence, le tribunal a condamné le département à verser à M. B une somme de 1 200 euros en réparation de ses préjudices matériels et corporels, après avoir appliqué un partage de responsabilité.
N° TA38-2503666(TA38-2503666)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 31 mars 2025 par lequel la préfète de l'Isère obligeait M. A, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour d'un an. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, le tribunal estimant que l'éloignement du père porterait atteinte à l'intérêt supérieur de son enfant français né en février 2025. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes (refus de délai, pays de renvoi, interdiction de retour) sont annulées. Les conclusions à fin d'injonction sont rejetées, le jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution.
N° TA38-2504338(TA38-2504338)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante se trouvant en situation irrégulière et sans ressources après avoir quitté son époux en raison de violences. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'une méconnaissance des articles R. 431-12, R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.