Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2504219(TA38-2504219)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de non-opposition à déclaration préalable délivrée par le maire d'Abondance le 14 mai 2024. Le juge a estimé que la requête au fond était tardive, le délai de recours contentieux de deux mois ayant commencé à courir le 26 juillet 2024, date du début de l'affichage réglementaire sur le terrain, conformément aux articles R. 600-2 et R. 424-15 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la condition d'urgence et le doute sérieux n'ont pas été examinés, la requête étant irrecevable. En outre, les conclusions visant à obtenir l'arrêt des travaux ont été jugées irrecevables, le juge des référés ne pouvant prononcer une telle mesure sur ce fondement. M. B a été condamné à verser 800 euros à M. D au titre des frais de justice.
N° TA38-2503896(TA38-2503896)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, qui demandait d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité, dès lors que le précédent titre de séjour de l'intéressé avait expiré le 28 juillet 2022 et qu'il n'avait pas respecté le délai de renouvellement prévu à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligeant à déposer une première demande de titre de séjour. La requête a donc été rejetée.
N° TA38-2502920(TA38-2502920)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction, valable jusqu'au 24 juin 2025. Constatant que cette délivrance rendait la demande d'injonction sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2502541(TA38-2502541)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Savoie. La requérante invoquait une méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que sa durée de séjour de près de sept ans, bien que notable, ne constituait pas, à elle seule, un motif exceptionnel ou une considération humanitaire justifiant une admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA38-2502540(TA38-2502540)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 7 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant un délai de départ volontaire et en prononçant une interdiction de retour de deux ans, compte tenu de la menace à l'ordre public et de l'absence de garanties de représentation. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA38-2502513(TA38-2502513)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. et Mme B, un couple de ressortissants étrangers, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 11 février 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment l’incompétence du signataire, une irrégularité de procédure liée à l’avis du collège de l’OFII, une erreur de droit, une méconnaissance du droit au maintien sur le territoire (article L. 542-1 du CESEDA) et une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales et rejetant l’ensemble des conclusions des requérants.
N° TA38-2502502(TA38-2502502)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant colombien, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 3 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a également jugé que le droit d'être entendu, garanti par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu, la procédure de demande d'asile n'ayant pas pour finalité d'informer l'intéressé d'une mesure d'éloignement imminente. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA38-2502500(TA38-2502500)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant syrien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 542-4 et L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et qu'elle ne révélait ni défaut d'examen sérieux ni erreur manifeste d'appréciation. Les moyens soulevés contre les décisions refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant l'interdiction de retour ont également été écartés comme non fondés.
N° TA38-2502484(TA38-2502484)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Savoie. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sans application des textes spécifiques mentionnés par le requérant.
N° TA38-2501737(TA38-2501737)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant d'être marié à une Française. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son arrivée récente, de son absence d'attaches familiales en France et de la fragilité de son insertion professionnelle. Enfin, le moyen fondé sur l'article L. 511-1 du même code a été déclaré inopérant, M. B n'ayant pas demandé l'asile.
N° TA38-2501733(TA38-2501733)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. B et Mme C, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie du 23 janvier 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d’un an. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de leur droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et l’intérêt supérieur de leurs enfants (article 3-1 de la CIDE), ainsi que des moyens liés à leur état de santé et à l’incompétence de l’auteur des actes. Le tribunal a jugé ces moyens infondés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et a confirmé la légalité des mesures d’éloignement. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la CEDH et la CIDE.
N° TA38-2501719(TA38-2501719)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, celui-ci disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 6§5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E.
N° TA38-2501702(TA38-2501702)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 27 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la communauté de vie avec son épouse française avait cessé, ce qui justifiait le refus de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant la demande d'injonction et celle relative aux frais de justice.
N° TA38-2501315(TA38-2501315)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an prise par le préfet de la Haute-Savoie. Le tribunal a estimé que l'avis du collège des médecins de l'OFII était régulièrement produit et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du CESEDA. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2500813(TA38-2500813)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de 1ère Chambre, a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté les moyens relatifs à l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, en application des articles L. 611-1 et L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que du règlement (UE) n° 2016/399.
N° TA38-2500768(TA38-2500768)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Savoie l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que M. B avait perdu son droit au maintien sur le territoire français après le rejet de sa demande d'asile comme irrecevable, conformément aux articles L. 542-2 et L. 531-32 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que les craintes de M. B en cas de retour en Grèce n'étaient pas établies, de sorte que la décision fixant le pays de destination ne méconnaissait ni l'article L. 721-4 du même code ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2500754(TA38-2500754)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme H et M. G, un couple de ressortissants arméniens, qui contestaient les arrêtés du 18 décembre 2024 du préfet de la Haute-Savoie leur faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la compétence du signataire était établie et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de la courte durée de leur séjour et de l'absence d'intégration. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à l'obligation de quitter le territoire français.
N° TA38-2409688(TA38-2409688)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français suite au rejet définitif de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré du dépassement du délai prévu à l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) était inopérant, cette circonstance ne faisant pas obstacle à l'édiction de la mesure. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 611-1, L. 542-4 et R. 611-3 du CESEDA, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2409661(TA38-2409661)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 26 novembre 2024 par lequel le préfet de l'Hérault obligeait M. A, ressortissant turc, à quitter le territoire français sans délai et lui interdisait le retour pour un an. La décision a été censurée pour vice de forme, l'arrêté ne comportant ni signature ni mention de l'identité de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal n'a pas examiné les autres moyens soulevés par le requérant. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA38-2405259(TA38-2405259)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A F, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Haute-Savoie le 2 juillet 2024. Le tribunal a jugé que, malgré le décès du requérant survenu en cours d'instance, l'affaire était en état d'être jugée. Il a annulé l'arrêté d'expulsion en considérant que le préfet avait méconnu l'article 3 § 1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, la paternité de M. F avec un enfant français étant établie et son expulsion portant une atteinte disproportionnée à l'intérêt supérieur de cet enfant. La solution retenue est l'annulation de la décision d'expulsion.