Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2504760(TA38-2504760)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler le titre de séjour de Mme C, ressortissante algérienne. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en matière de refus de renouvellement, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 7 bis (g) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois et de lui délivrer, dans les 48 heures, une autorisation provisoire de séjour aux droits équivalents.
N° TA38-2505184(TA38-2505184)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait pas de conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative, constituant une demande d’injonction à titre principal. Le tribunal s’est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503448(TA38-2503448)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B visant à obtenir une indemnité de 14 768,56 euros en réparation des préjudices subis du fait du retard de la préfecture de l'Isère dans le traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que l'administration avait manqué à son obligation de délivrer des récépissés de prolongation d'instruction, en violation des articles R. 431-15 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, laissant M. B sans justificatif de séjour régulier pendant deux périodes distinctes. Cette carence a été jugée constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, créant une obligation non sérieusement contestable. En conséquence, le tribunal a accordé une provision de 3 799,71 euros au titre de la perte de salaire et a renvoyé M. B à se pourvoir au fond pour le surplus de ses demandes, notamment le préjudice moral et les autres pertes financières.
N° TA38-2500058(TA38-2500058)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que M. B n'apportait pas la preuve suffisante de son état de santé pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'article 6-7° de l'accord franco-algérien, et qu'il ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (obligation de quitter le territoire, refus de délai, interdiction de retour et signalement) ont été validées.
N° TA38-2503659(TA38-2503659)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. B visant à obtenir réparation du préjudice causé par l'illégalité d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré la requête manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir attendu la naissance d'une décision expresse ou implicite de l'administration sur sa demande indemnitaire préalable, conformément aux articles R. 541-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2500059(TA38-2500059)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'illégalité, en retenant que les éléments fournis ne démontraient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Les textes appliqués sont la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2410419(TA38-2410419)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 26 décembre 2024 par lequel la préfète de l'Isère obligeait M. B, ressortissant roumain, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que M. B, pris en charge par l'aide sociale à l'enfance depuis 2011, justifiait d'une résidence légale et ininterrompue en France de plus de cinq ans, lui conférant un droit au séjour permanent en vertu de l'article L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il ne pouvait faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 251-1 du même code, conformément à l'article L. 251-2. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté attaqué.
N° TA38-2501661(TA38-2501661)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 21 mai 2025, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre un avis d’inaptitude temporaire du 2 février 2025. La requérante s’étant désistée de l’instance, le juge a constaté qu’aucun obstacle ne s’opposait à ce qu’il en soit donné acte, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond du litige.
N° TA38-2500054(TA38-2500054)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant togolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Isère. Le tribunal a jugé que le refus de délivrance d'un titre de séjour "salarié" était légal, faute pour le requérant de justifier d'un visa de long séjour, condition prévue par les articles L. 421-1 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du caractère non continu du séjour de l'intéressé en France.
N° TA38-2503963(TA38-2503963)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante macédonienne bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé qu'il n'appartient pas au juge des référés d'ordonner une telle délivrance, qui ferait obstacle à une décision administrative, et que la situation d'urgence invoquée était imputable à la requérante, laquelle n'avait pas cherché à renouveler son attestation de prolongation d'instruction. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
N° TA38-2500056(TA38-2500056)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante singapourienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "Entrepreneur - Profession libérale" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l'Isère. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour la requérante de démontrer la viabilité économique de son nouveau projet d'entreprise. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2504852(TA38-2504852)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution des injonctions de fixer un rendez-vous à Mme A en vue de l'enregistrement de sa demande d'asile. Constatant que le rendez-vous initialement prévu au 29 avril 2025 n'avait pas été avancé malgré deux ordonnances des 12 mars et 24 avril 2025, le juge a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme A au titre de la liquidation de l'astreinte pour la période du 17 mars au 29 avril 2025, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. Une somme de 400 euros a également été accordée au titre des frais d'instance.
N° TA38-2405098(TA38-2405098)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de la carte de résident de longue durée UE de M. B, ressortissant guinéen. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait les articles L. 426-17 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence d'élément démontrant un changement dans la situation du requérant. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 900 euros à l'avocat de M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2305607(TA38-2305607)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 5 mai 2023 par lequel l'OFII avait cessé les conditions matérielles d'accueil de Mme C, une demandeuse d'asile nigériane. La décision a été jugée illégale car la procédure prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'a pas été respectée, un délai inférieur à quinze jours s'étant écoulé entre le courrier d'intention et la décision finale. Le tribunal a également relevé que l'OFII n'avait pas suffisamment pris en compte la situation personnelle et la vulnérabilité de la requérante, mère isolée d'un nouveau-né, en méconnaissance des articles L. 551-16 du même code et de l'article 20 de la directive 2013/33/UE. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil de Mme C dans un délai de sept jours.
N° TA38-2202647(TA38-2202647)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B et de la Fédération du berger blanc suisse demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Livron-sur-Drôme refusant un permis de construire pour transformer un garage en bâtiment agricole avec chenils. Le tribunal a relevé que le garage avait été édifié sans autorisation valide, la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable ayant été retirée. En application des articles L. 421-1 et suivants du code de l'urbanisme, une demande portant sur un bâtiment construit sans autorisation doit concerner l'ensemble de l'édifice, ce qui n'était pas le cas. La solution retenue est le rejet des conclusions en annulation et des demandes accessoires.
N° TA38-2204410(TA38-2204410)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, professeure des écoles atteinte de la maladie de Parkinson, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 34 247,54 euros en réparation de préjudices matériels et moraux. La requérante soutenait que l'administration avait commis des fautes en ne l'informant pas des conséquences de son temps partiel sur autorisation, en ne lui proposant pas un aménagement de poste ou un temps partiel thérapeutique, et en refusant sa réintégration anticipée. Le tribunal a jugé que le médecin de prévention n'avait pas manqué à son devoir d'information, que le refus d'aménagement de poste était justifié par l'impossibilité de remplacer l'agent, et que le refus de réintégration anticipée relevait d'une simple faculté pour l'administration, non fautive. En conséquence, en l'absence de faute de l'administration, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, ainsi que les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2306678(TA38-2306678)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision du 17 juin 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé l'entrée en France à Mme A, ressortissante italienne, au motif que son comportement ne constituait pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, en méconnaissance de l'article L. 200-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les interventions de plusieurs associations ont été admises. En revanche, les conclusions indemnitaires de Mme A ont été rejetées comme irrecevables, faute d'avoir été accompagnées de la décision implicite de rejet de sa demande préalable ou de la justification de la date de dépôt de cette réclamation, conformément à l'article R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2306680(TA38-2306680)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 17 juin 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé l'entrée en France à M. B, ressortissant italien, au poste-frontière du tunnel du Fréjus. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas démontré que la présence de l'intéressé, se rendant à une manifestation liée au mouvement No Tav, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, en méconnaissance de l'article L. 200-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'État a été condamné à verser 500 euros à M. B en réparation de son préjudice moral, ainsi que 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2306683(TA38-2306683)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule le refus d’entrée sur le territoire français opposé le 17 juin 2023 à M. B, ressortissant italien, par le ministre de l’intérieur. La juridiction estime que l’administration n’a pas démontré que la présence de l’intéressé, se rendant à une manifestation liée au mouvement No Tav, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, en méconnaissance de l’article L. 200-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En revanche, les conclusions indemnitaires de M. B sont rejetées comme irrecevables, faute d’avoir été précédées d’une demande préalable conforme aux exigences de l’article R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2306684(TA38-2306684)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule le refus d’entrée sur le territoire français opposé le 17 juin 2023 à M. A, ressortissant italien, au poste frontière du tunnel du Fréjus. La décision est fondée sur l’article L. 200-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui exige une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société. Le tribunal estime que cette menace n’est pas établie, le requérant se rendant à une manifestation non interdite, et écarte le motif tiré de son appartenance à la mouvance No Tav. L’État est condamné à verser 500 euros pour préjudice moral et 1 200 euros au titre des frais de justice.