Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2202647(TA38-2202647)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B et de la Fédération du berger blanc suisse demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Livron-sur-Drôme refusant un permis de construire pour transformer un garage en bâtiment agricole avec chenils. Le tribunal a relevé que le garage avait été édifié sans autorisation valide, la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable ayant été retirée. En application des articles L. 421-1 et suivants du code de l'urbanisme, une demande portant sur un bâtiment construit sans autorisation doit concerner l'ensemble de l'édifice, ce qui n'était pas le cas. La solution retenue est le rejet des conclusions en annulation et des demandes accessoires.
N° TA38-2204410(TA38-2204410)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, professeure des écoles atteinte de la maladie de Parkinson, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 34 247,54 euros en réparation de préjudices matériels et moraux. La requérante soutenait que l'administration avait commis des fautes en ne l'informant pas des conséquences de son temps partiel sur autorisation, en ne lui proposant pas un aménagement de poste ou un temps partiel thérapeutique, et en refusant sa réintégration anticipée. Le tribunal a jugé que le médecin de prévention n'avait pas manqué à son devoir d'information, que le refus d'aménagement de poste était justifié par l'impossibilité de remplacer l'agent, et que le refus de réintégration anticipée relevait d'une simple faculté pour l'administration, non fautive. En conséquence, en l'absence de faute de l'administration, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, ainsi que les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2306678(TA38-2306678)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision du 17 juin 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé l'entrée en France à Mme A, ressortissante italienne, au motif que son comportement ne constituait pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, en méconnaissance de l'article L. 200-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les interventions de plusieurs associations ont été admises. En revanche, les conclusions indemnitaires de Mme A ont été rejetées comme irrecevables, faute d'avoir été accompagnées de la décision implicite de rejet de sa demande préalable ou de la justification de la date de dépôt de cette réclamation, conformément à l'article R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2306680(TA38-2306680)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 17 juin 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé l'entrée en France à M. B, ressortissant italien, au poste-frontière du tunnel du Fréjus. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas démontré que la présence de l'intéressé, se rendant à une manifestation liée au mouvement No Tav, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, en méconnaissance de l'article L. 200-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'État a été condamné à verser 500 euros à M. B en réparation de son préjudice moral, ainsi que 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2306683(TA38-2306683)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule le refus d’entrée sur le territoire français opposé le 17 juin 2023 à M. B, ressortissant italien, par le ministre de l’intérieur. La juridiction estime que l’administration n’a pas démontré que la présence de l’intéressé, se rendant à une manifestation liée au mouvement No Tav, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, en méconnaissance de l’article L. 200-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En revanche, les conclusions indemnitaires de M. B sont rejetées comme irrecevables, faute d’avoir été précédées d’une demande préalable conforme aux exigences de l’article R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2306684(TA38-2306684)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule le refus d’entrée sur le territoire français opposé le 17 juin 2023 à M. A, ressortissant italien, au poste frontière du tunnel du Fréjus. La décision est fondée sur l’article L. 200-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui exige une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société. Le tribunal estime que cette menace n’est pas établie, le requérant se rendant à une manifestation non interdite, et écarte le motif tiré de son appartenance à la mouvance No Tav. L’État est condamné à verser 500 euros pour préjudice moral et 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2402454(TA38-2402454)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, ressortissant italien, de ses conclusions en annulation et en injonction dirigées contre le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son titre de séjour en qualité de citoyen de l'Union européenne. Le requérant, qui avait obtenu l'aide juridictionnelle totale, maintenait uniquement ses conclusions au titre des frais de procès. Sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA38-2504024(TA38-2504024)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. D. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'administration avait délivré une attestation de prolongation d'instruction permettant au requérant de justifier de la régularité de son séjour et de travailler. En conséquence, les conclusions à fin de suspension, d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées.
N° TA38-2205435(TA38-2205435)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme de C, inspectrice des finances, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder le "forfait mobilités durables" pour 2021. La requérante estimait que son télétravail pour raison médicale et son congé maternité devaient réduire le nombre minimal de jours de déplacement exigé. Le tribunal a jugé que ces périodes constituent des positions d’activité et ne permettent pas, selon l’article 7 du décret du 9 mai 2020, de moduler ce seuil. La décision a été considérée comme légale, sans méconnaissance du droit au congé maternité, de la sécurité au travail, ni rupture d’égalité ou discrimination.
N° TA38-2103201(TA38-2103201)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mmes B et E, qui demandaient l'annulation de la décision implicite du maire de Saillans rejetant leur demande d'abrogation du plan local d'urbanisme (PLU) approuvé le 6 mars 2020. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés de vices de forme et de procédure affectant l'élaboration du PLU, étaient inopérants dans le cadre d'un recours contre un refus d'abroger un acte réglementaire. La solution retenue s'appuie sur les principes régissant le contentieux de l'abrogation des actes administratifs, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les textes spécifiques du code de l'urbanisme invoqués par les requérantes.
N° TA38-2504074(TA38-2504074)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé ne pouvant poursuivre sa formation en apprentissage sans autorisation de travail. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer un document provisoire autorisant le travail sous 48 heures, sous astreinte.
N° TA38-2504748(TA38-2504748)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a prononcé l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2504117(TA38-2504117)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été amené à statuer sur l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour provisoire à M. A. Constatant le défaut d'exécution de cette injonction, le juge a modifié les mesures ordonnées en imposant à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour et de prendre une décision explicite sous quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La solution retenue écarte l'argument de la préfète fondé sur des faits de police, jugés insuffisamment graves pour justifier une menace à l'ordre public. L'ordonnance applique les articles L. 521-4 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2103939(TA38-2103939)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de la société Steelmag International. Celle-ci demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 15 avril 2021 la mettant en demeure de respecter plusieurs prescriptions applicables à son installation classée pour la protection de l'environnement. Le tribunal a jugé que, sur le fondement de l'article L. 171-8 du code de l'environnement, le préfet était tenu d'édicter une mise en demeure après le constat d'un manquement. Il a également estimé que les moyens soulevés par la société, tirés du caractère disproportionné des délais et des mesures imposées, n'étaient pas fondés.
N° TA38-2504187(TA38-2504187)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 21 février 2025 par laquelle la section disciplinaire C du centre hospitalier universitaire Grenoble-Alpes avait exclu M. D de l'institut de formation en soins infirmiers pour une durée de 9 mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, cette exclusion empêchant l'étudiant de poursuivre sa formation, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la sanction, en raison de son caractère potentiellement disproportionné. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative et de l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux.
N° TA38-2504785(TA38-2504785)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions principales tendant à la délivrance de son permis de conduire sous astreinte. Le requérant s'est désisté après que le préfet de l'Aube a informé le tribunal que le titre était en cours de production, suite à une suspension de permis de trois mois infligée par une ordonnance pénale. Le juge a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2504218(TA38-2504218)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé ayant été placé en situation irrégulière pendant près de trois mois, mettant en péril son contrat de travail. Il a également considéré que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de carte de résident dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais d'instance.
N° TA38-2504801(TA38-2504801)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme A tendant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour était devenue sans objet, la préfète de l'Isère lui ayant délivré ce document en cours d'instance. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande d'injonction. Toutefois, il a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2504288(TA38-2504288)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de délivrer une carte de séjour à M. B, ressortissant marocain conjoint d'une citoyenne européenne. La condition d'urgence a été reconnue car le requérant, sans droit de travailler depuis deux ans malgré une promesse d'embauche, subit un préjudice grave et immédiat. Un doute sérieux sur la légalité de la décision a été établi, au regard des articles L. 233-2 et R. 233-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'épouse du requérant étant une ressortissante européenne exerçant une activité professionnelle en France.
N° TA38-2504296(TA38-2504296)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour contester le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui renouveler son titre de séjour "salarié". Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée et caractérisée, et que le silence de l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, contrairement à ce que soutenait la préfète. Il a également relevé l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard des articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est que la requête n'est pas privée d'objet et que les conditions de la suspension sont réunies.