Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2504187(TA38-2504187)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 21 février 2025 par laquelle la section disciplinaire C du centre hospitalier universitaire Grenoble-Alpes avait exclu M. D de l'institut de formation en soins infirmiers pour une durée de 9 mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, cette exclusion empêchant l'étudiant de poursuivre sa formation, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la sanction, en raison de son caractère potentiellement disproportionné. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative et de l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux.
N° TA38-2504218(TA38-2504218)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé ayant été placé en situation irrégulière pendant près de trois mois, mettant en péril son contrat de travail. Il a également considéré que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de carte de résident dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais d'instance.
N° TA38-2200893(TA38-2200893)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ancien agent contractuel du rectorat, qui contestait un titre de perception de 30 371,51 euros émis pour récupérer un indu de rémunération perçu entre 2019 et 2021. Le tribunal a jugé que la créance était fondée, car les sommes versées ne correspondaient à aucun travail effectif. Il a également écarté le moyen tiré de l'existence de décisions créatrices de droits, considérant que le maintien des versements résultait d'une simple erreur de liquidation, non créatrice de droits. En conséquence, la demande d'annulation du titre et la demande subsidiaire de condamnation du rectorat pour faute ont été rejetées.
N° TA38-2409877(TA38-2409877)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante kosovare, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 13 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la requérante, entrée irrégulièrement en France à 56 ans et maintenue malgré plusieurs mesures d'éloignement, ne justifiait d'aucune insertion sociale ou professionnelle particulière ni de motifs exceptionnels ou humanitaires. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2504288(TA38-2504288)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de délivrer une carte de séjour à M. B, ressortissant marocain conjoint d'une citoyenne européenne. La condition d'urgence a été reconnue car le requérant, sans droit de travailler depuis deux ans malgré une promesse d'embauche, subit un préjudice grave et immédiat. Un doute sérieux sur la légalité de la décision a été établi, au regard des articles L. 233-2 et R. 233-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'épouse du requérant étant une ressortissante européenne exerçant une activité professionnelle en France.
N° TA38-2503110(TA38-2503110)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu pour l’année 2022. L’administration fiscale a cependant prononcé un dégrèvement total de l’imposition contestée le 7 avril 2025. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, rendu une ordonnance de non-lieu à statuer.
N° TA38-2504296(TA38-2504296)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour contester le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui renouveler son titre de séjour "salarié". Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée et caractérisée, et que le silence de l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, contrairement à ce que soutenait la préfète. Il a également relevé l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard des articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est que la requête n'est pas privée d'objet et que les conditions de la suspension sont réunies.
N° TA38-2307813(TA38-2307813)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de M. A, qui contestait un refus de permis de construire pour un bâtiment équestre à Chabeuil. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, il est réputé s'être désisté. La demande de la commune tendant à la condamnation de M. A au titre de l'article L. 761-1 du même code a été rejetée.
N° TA38-2103766(TA38-2103766)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Steelmag International contre l'arrêté du préfet de l'Isère du 7 avril 2021 lui imposant des mesures d'urgence suite à une pollution du ruisseau du Ferrand. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'absence de saisine du CoDERST était inopérant, l'urgence justifiant la dispense d'avis. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de contradictoire, le préfet étant en situation de compétence liée pour édicter ces mesures. Enfin, les mesures imposées, fondées sur l'article L. 512-20 du code de l'environnement, ont été considérées comme proportionnées à la gravité de l'incident et nécessaires à la protection des intérêts visés à l'article L. 511-1 du même code.
N° TA38-2502638(TA38-2502638)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A épouse B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » et la décision du 10 février 2025 refusant un titre au titre de la vie privée et familiale. La préfète de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’elle n’a pas fait dans le délai d’un mois. Par ordonnance du 20 mai 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte du désistement de la requête.
N° TA38-2304085(TA38-2304085)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 3 mai 2023 par laquelle le préfet de la Drôme a refusé de délivrer une autorisation de travail à M. B, ressortissant marocain. La juridiction a jugé que le préfet ne pouvait pas légalement opposer un refus fondé sur l'absence de possibilité de changement de statut pour un travailleur saisonnier, car aucune disposition ne l'interdit. Le tribunal a rappelé que l'autorisation de travail ne peut être refusée que si les conditions de l'article R. 5221-20 du code du travail ne sont pas remplies, en application de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA38-2105289(TA38-2105289)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de la société Steelmag International. Celle-ci demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 2 juin 2021 imposant des prescriptions complémentaires pour son site classé, notamment une réduction des émissions de poussières. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les nouvelles valeurs limites, fondées sur une étude technico-économique et l'insuffisance des normes antérieures pour protéger les riverains, n'étaient pas disproportionnées. La solution s'appuie sur les articles L. 512-7-5 et L. 514-6 du code de l'environnement.
N° TA38-2505059(TA38-2505059)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B C, ressortissante brésilienne, qui sollicitait l'accélération de l'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas expiré et la requérante ne justifiant d'aucune circonstance particulière. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2408556(TA38-2408556)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 12 mars 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé le regroupement familial demandé par M. A pour son épouse. Le tribunal a jugé que la préfète avait méconnu les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant à tort que les ressources de M. A étaient insuffisantes. Il a enjoint à la préfète d'accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois.
N° TA38-2505161(TA38-2505161)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune de Saint Paul Lès Romans, a ordonné une expertise d’un immeuble situé au 3210 RD la Dauphinoise en application des articles L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation et R. 531-1 du code de justice administrative. L’expert désigné devra examiner les désordres, constater l’état des bâtiments mitoyens, déterminer s’il existe un péril imminent et proposer des mesures de sauvegarde dans un délai de 24 heures. Le rapport devra être déposé sous cinq jours, et les frais d’expertise seront taxés ultérieurement.
N° TA38-2503580(TA38-2503580)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse et sa fille. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en raison d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation, et de l'urgence liée à l'absence de réponse depuis vingt-huit mois. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
N° TA38-2505007(TA38-2505007)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté l’intégralité des demandes de Mme B, qui contestait des mesures de recouvrement fiscal (opposition à poursuite et inscriptions hypothécaires). Le juge a rappelé que la décision rejetant l’opposition à poursuite n’est pas susceptible de recours et que l’inscription d’une hypothèque, mesure de sûreté, ne relève pas du contentieux administratif du recouvrement. Il a également jugé qu’il n’appartient pas au juge des référés de désigner un expert ni de prononcer des injonctions en l’absence de suspension d’une décision administrative. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable et mal fondée, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales.
N° TA38-2504986(TA38-2504986)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de la décision de la commission de médiation de l'Isère refusant de lui communiquer une décision favorable en matière de droit au logement opposable. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car M. B n'avait pas justifié avoir formé un recours en annulation contre la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En tout état de cause, l'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas en quoi l'absence de communication l'empêchait d'exercer ses voies de recours. La demande a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond.
N° TA38-2504743(TA38-2504743)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par la famille A pour obtenir la modification et la liquidation de l'astreinte fixée par une précédente ordonnance du 11 avril 2025, qui enjoignait à la préfète de l'Isère de leur fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de leurs demandes d'asile. Constatant que l'administration n'avait pas exécuté cette injonction dans le délai imparti, ce qui constitue un élément nouveau, le juge a fait droit à la demande de modification. Il a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous sous 24 heures, sous une nouvelle astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 20 mai 2025. La demande de liquidation de l'astreinte initiale de 50 euros par jour a été rejetée, le juge estimant que l'inexécution n'était pas constitutive d'un cas fortuit ou de force majeure, mais il n'a pas procédé à sa liquidation dans le cadre de cette ordonnance.
N° TA38-2503960(TA38-2503960)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du département de la Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas justifié avoir exercé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation du tribunal. Cette irrecevabilité a conduit au rejet de l'affaire par ordonnance, sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.