Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2502706(TA38-2502706)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de Mme A. Il a condamné l'État à lui verser une provision de 4 000 euros, en réparation du préjudice subi du fait de l'absence d'hébergement dans les délais légaux, pour la période du 2 novembre 2023 au 19 septembre 2024. Cette solution retient la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution de la décision de la commission de médiation, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2504017(TA38-2504017)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance en urgence, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation, dans une structure d'hébergement adaptée, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois. La solution retenue se fonde sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose au juge d'ordonner l'hébergement lorsque la demande a été reconnue prioritaire et qu'aucune offre adaptée n'a été proposée. Le tribunal a également admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2504672(TA38-2504672)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B, ressortissante guinéenne, d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du 28 avril 2025 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. En cours d'instance, l'OFII a retiré cette décision et accordé rétroactivement les prestations à la requérante. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et injonction de Mme B équivalaient à un désistement, dont il a été donné acte. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2505062(TA38-2505062)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune de Seyssinet-Pariset, a ordonné une expertise d’urgence sur un immeuble situé au 54 Avenue du Vercors, en application des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation. La mission confiée à l’expert consiste à examiner les désordres, constater l’état des bâtiments mitoyens, déterminer s’il existe un péril imminent, et proposer des mesures de sauvegarde. L’expert doit accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours. La solution retenue fait droit à la demande communale en désignant un expert pour prévenir un danger grave et immédiat pour la sécurité publique.
N° TA38-2407479(TA38-2407479)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a donné acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait la décision de l’Agence Nationale de l’Habitat de lui retirer la subvention "MaPrimeRénov". Le requérant a maintenu sa demande de frais de procès sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a fait droit à cette demande en condamnant l’Agence Nationale de l’Habitat à verser à M. A une somme de 1 000 euros. L’ordonnance a été rendue sur la base de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504084(TA38-2504084)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par des voisins immédiats d'une demande de suspension d'un permis de construire délivré par la commune d'Archamps. Les requérants ont abandonné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 2.5 du plan local d'urbanisme (PLU) et n'ont maintenu que le moyen relatif à l'article 2.3 de la zone Uh du PLU. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué. La décision applique les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 600-3 et R. 151-21, ainsi que les règles du PLU local.
N° TA38-2504021(TA38-2504021)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité de la situation administrative du requérant et de la durée anormalement longue de l'instruction. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2503363(TA38-2503363)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de Mme A concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction. La condition d’urgence n’a pas été retenue pour le refus de renouvellement, car une attestation de prolongation délivrée en cours d’instance permettait à la requérante de justifier de la régularité de son séjour. En conséquence, la suspension de cette décision a été rejetée, de même que les injonctions afférentes. En revanche, les conclusions relatives à l’attestation de prolongation sont devenues sans objet, et l’État a été condamné à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice. Les textes appliqués incluent les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-1, L. 423-7, R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2500967(TA38-2500967)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par les consorts E d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Megève à la SNC Karat. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 16 mai 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties.
N° TA38-2406176(TA38-2406176)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A et B d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du maire de la commune des Gets de dresser un procès-verbal d’infraction à l’encontre de la SCCV les Fermes de la Villaz. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité les requérants à confirmer le maintien de leurs conclusions, faute de quoi ils seraient réputés s’être désistés. Les requérants n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a donné acte de leur désistement par ordonnance du 16 mai 2025. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA38-2204507(TA38-2204507)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Combloux du 18 mai 2022 opposant un sursis à statuer à leur demande de permis de construire. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête, ce dont le tribunal leur a donné acte par ordonnance du 16 mai 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le constat du désistement, sans examen au fond. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2504990(TA38-2504990)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision du 27 mars 2025 de la commission de médiation de l'Isère lui refusant un hébergement. Le tribunal a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. Il a rappelé que, selon les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, les étrangers faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français ne peuvent prétendre à un hébergement, sauf circonstances exceptionnelles.
N° TA38-2503997(TA38-2503997)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un refus implicite de regroupement familial présentée par M. C. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, car la décision contestée ne modifiait pas la situation administrative du requérant et ce dernier n’établissait pas de liens particuliers avec son épouse et les enfants de celle-ci. La requête a été intégralement rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406223(TA38-2406223)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir visant à contester le retrait d’une subvention "MaPrimeRenov" par l’Agence Nationale de l’Habitat. En cours d’instance, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 16 mai 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties.
N° TA38-2406659(TA38-2406659)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait le retrait de sa subvention "MaPrimeRénov" par l'Agence Nationale de l'Habitat. Le requérant a maintenu sa demande de frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, mais le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit. La décision a été rendue sur la base de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de donner acte du désistement par ordonnance.
N° TA38-2409423(TA38-2409423)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour du préfet de l’Isère. Par un mémoire, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. La solution retenue est donc le constat du désistement, mettant fin à l’instance sans examen au fond.
N° TA38-2504718(TA38-2504718)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, ressortissant suédois, contestant un arrêté préfectoral du 30 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de trois ans et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, jugeant la délégation de signature régulière et l’arrêté suffisamment motivé. Il a également estimé que M. E ne justifiait pas d’une résidence légale et ininterrompue de cinq ans en France, nécessaire pour bénéficier du droit au séjour permanent protégé contre l’éloignement en vertu des articles L. 251-2 et L. 234-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2504671(TA38-2504671)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et que l'administration avait bien examiné la vulnérabilité du requérant. Il a également estimé que M. A n'apportait pas la preuve d'un motif légitime justifiant le dépassement du délai de 90 jours pour déposer sa demande d'asile, ni d'une erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA38-2504003(TA38-2504003)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre l'exécution de la décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé que le requérant s'était lui-même placé dans une situation de retard, notamment en ne se rendant pas à un rendez-vous fixé par la préfecture, et qu'il pouvait solliciter un nouveau rendez-vous. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA38-2206442(TA38-2206442)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, greffière des services judiciaires, qui contestait le refus de lui attribuer une indemnité forfaitaire de 1 000 euros annuels au titre du RIFSEEP. La juridiction a jugé que la différence de traitement entre les greffiers promus avant et après le 1er janvier 2021 était justifiée par une différence de situation, et que l'administration avait légalement fixé le montant de son IFSE en application du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, incluant les demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice.