Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2504124(TA38-2504124)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de préemption du 17 février 2025 prise par le président de la communauté de communes de Faucigny-Glières sur une parcelle à Bonneville. Le juge a considéré que la condition d’urgence, nécessaire à la suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, car l’acquéreur évincé n’a pas justifié d’une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles L. 210-1 et L. 300-1, et confirme la validité de la délégation du droit de préemption au président de la communauté de communes.
N° TA38-2504001(TA38-2504001)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement, et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois, sous astreinte. Cette décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503999(TA38-2503999)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 18 mars 2025 par laquelle la préfète de l'Isère avait refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du licenciement de l'intéressé consécutif à ce refus, et que le moyen tiré du caractère complet du dossier au regard de l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de fixer un nouveau rendez-vous sous astreinte, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503158(TA38-2503158)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé-provision par Mme B, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence, qui n'a pas reçu de proposition dans le délai légal de six semaines suivant la décision de la commission de médiation du 5 septembre 2023. Constatant la carence fautive de l'État, le juge a retenu que cette absence d'hébergement stable a causé des troubles dans les conditions d'existence, justifiant l'octroi d'une provision de 500 euros en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État d'exécuter les décisions de la commission de médiation. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante.
N° TA38-2007932(TA38-2007932)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par une ordonnance du 16 mai 2025, du désistement pur et simple de la société Allianz Iard de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à engager la responsabilité sans faute de la commune de Saint-Gingolph et du SYANE pour un incendie survenu le 25 octobre 2016, sur le fondement de la responsabilité du gardien d'ouvrage public. En application de l'article R.222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions des défendeurs présentées au titre de l'article L.761-1 du même code.
N° TA38-2410174(TA38-2410174)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Drôme du 5 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de l'entrée irrégulière de l'intéressé et de l'absence de preuve d'une vie commune stable avec son épouse française. Enfin, le tribunal a estimé que la motivation de l'interdiction de retour était suffisante au regard des critères légaux, rejetant ainsi l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA38-2503830(TA38-2503830)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'un récépissé valable jusqu'au 24 mai 2025 et la fixation d'un rendez-vous en préfecture permettaient à l'intéressé de justifier de la régularité de sa situation auprès de son employeur. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par le requérant.
N° TA38-2503875(TA38-2503875)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 28 octobre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, assortie d’une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’affaire était inscrite au rôle de l’audience de la formation collégiale du tribunal, rendant ainsi la procédure de référé sans objet. En conséquence, les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’aide juridictionnelle ont également été rejetées.
N° TA38-2503954(TA38-2503954)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Cette absence d'urgence a été motivée par la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction autorisant le requérant à travailler, et par l'absence de preuve concernant l'état de santé de sa mère. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de M. A, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
N° TA38-2503982(TA38-2503982)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré le document sollicité. Le juge des référés a constaté que la demande était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté les conclusions de Mme B présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504030(TA38-2504030)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l’Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison de la durée anormalement longue d’instruction de la demande et de la précarité administrative de la requérante, étudiante. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute d’examen sérieux de la situation. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et condamné l’État à verser 800 euros à Mme B au titre des frais d’instance.
N° TA38-2504051(TA38-2504051)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé le regroupement familial demandé par M. C pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la durée anormalement longue de l'instruction et de l'atteinte à la vie privée et familiale. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2208382(TA38-2208382)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'EARL de Fouillouse, qui demandait réparation du préjudice subi en 2003 suite à l'arrachage de ses arbres fruitiers ordonné par un arrêté préfectoral illégal. La juridiction a estimé que la créance de l'exploitation était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, car les préjudices invoqués (coûts d'arrachage, pertes de marge) étaient instantanés et définitifs, et que le délai de quatre ans avait commencé à courir dès l'année de l'arrachage. Le tribunal a jugé que l'ignorance de l'illégalité de l'arrêté ne constituait pas un obstacle légitime à l'action, la réalité et l'étendue du dommage étant connues dès 2003.
N° TA38-2504655(TA38-2504655)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an, et une décision d'assignation à résidence. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et fondées sur un examen particulier de la situation, en application des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut de motivation et l'absence de perspective raisonnable d'éloignement, ont été écartés.
N° TA38-2504618(TA38-2504618)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la décision de l'institut polytechnique de Grenoble (Grenoble INP) refusant de renouveler le contrat de travail de M. D. Le juge a reconnu l'urgence, caractérisée par la perte imminente d'emploi et une baisse de revenus de 32 % dans un contexte financier précaire. Il a également estimé que le moyen tiré de l'absence de justification d'un besoin temporaire, au regard des dispositions de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision a été ordonnée.
N° TA38-2504582(TA38-2504582)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme D, ressortissante comorienne, contestant un arrêté préfectoral du 28 avril 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. La requérante soutenait que l'autorité administrative n'avait pas suffisamment tenu compte de sa situation personnelle, notamment de son entrée régulière et de la durée de son séjour, et que la décision portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que la préfète avait correctement appliqué les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en considérant le maintien irrégulier de Mme D et l'absence de circonstances humanitaires justifiant une dérogation. La décision confirme ainsi la légalité de l'interdiction de retour et rejette les conclusions accessoires.
N° TA38-2302537(TA38-2302537)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Savoie de renouveler son titre de séjour en qualité de conjointe de Français. Le tribunal a jugé que la requérante ne pouvait invoquer utilement les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car sa demande de renouvellement était fondée sur son lien matrimonial et non sur des circonstances exceptionnelles. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour et de l'absence de communauté de vie établie avec son époux.
N° TA38-2505025(TA38-2505025)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci demandait qu'il soit enjoint au maire de Livron-sur-Drôme et au SPANC de lui délivrer un avis technique de contrôle pour son installation d'assainissement. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'absence de conformité des installations perdurant depuis trois ans et l'avis du SPANC ayant été rendu depuis plus de 18 mois. L'argument du requérant, tiré de son état de santé (cancer et chimiothérapie), n'a pas été jugé suffisamment étayé pour démontrer une urgence particulière justifiant une intervention en référé. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2505006(TA38-2505006)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet de la Drôme du 24 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de circulation. Le juge a constaté que le recours, formé dans le cadre de la procédure prévue à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait été enregistré après l'expiration du délai de sept jours suivant la notification de la décision. En application de l'article R. 922-17 du même code, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sans examen au fond.
N° TA38-2106576(TA38-2106576)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B de deux recours en excès de pouvoir contre des permis de construire délivrés par le maire de Charnècles à M. E pour un bâtiment agricole (stabulation bovine). Les requérants contestaient notamment la méconnaissance des règles de hauteur du plan local d'urbanisme et du règlement sanitaire départemental. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir informé les parties d’une possible régularisation, a examiné la légalité des actes. Il a jugé que l’illégalité d’un permis initial peut être régularisée par un permis modificatif respectant les règles de fond, sans préciser dans cet extrait la solution finale retenue sur les moyens soulevés.