Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2505006(TA38-2505006)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet de la Drôme du 24 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de circulation. Le juge a constaté que le recours, formé dans le cadre de la procédure prévue à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait été enregistré après l'expiration du délai de sept jours suivant la notification de la décision. En application de l'article R. 922-17 du même code, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sans examen au fond.
N° TA38-2106576(TA38-2106576)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B de deux recours en excès de pouvoir contre des permis de construire délivrés par le maire de Charnècles à M. E pour un bâtiment agricole (stabulation bovine). Les requérants contestaient notamment la méconnaissance des règles de hauteur du plan local d'urbanisme et du règlement sanitaire départemental. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir informé les parties d’une possible régularisation, a examiné la légalité des actes. Il a jugé que l’illégalité d’un permis initial peut être régularisée par un permis modificatif respectant les règles de fond, sans préciser dans cet extrait la solution finale retenue sur les moyens soulevés.
N° TA38-2304652(TA38-2304652)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation du préfet de la Drôme à l’indemniser pour les préjudices subis en 2003 suite à l’arrachage de ses vergers, ordonné par un arrêté préfectoral du 12 novembre 2003 ultérieurement annulé. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le préfet, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que les préjudices, tant instantanés (coûts d’arrachage) que définitifs (pertes de marge), étaient connus et mesurables dès l’année de l’arrachage en 2003, et que M. A ne pouvait se prévaloir d’une ignorance légitime de l’origine de son dommage, le délai de prescription ayant commencé à courir au 1er janvier 2004. La prescription étant acquise avant la réclamation préalable de 2023, la demande indemnitaire a été déclarée irrecevable.
N° TA38-2503943(TA38-2503943)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A et M. B, ressortissants angolais, pour obtenir la liquidation de l'astreinte et son augmentation, en raison de l'inexécution persistante d'une ordonnance du 3 mars 2025 enjoignant à la préfète de l'Isère d'enregistrer leur demande d'asile. Constatant que l'administration n'avait toujours pas exécuté cette décision, le juge a liquidé l'astreinte à hauteur de 5 600 euros pour la période du 20 mars au 15 mai 2025, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. En revanche, il a rejeté la demande d'augmentation de l'astreinte, estimant que l'absence d'enregistrement, bien que contraire aux délais de l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne constituait pas un élément nouveau justifiant une modification des mesures ordonnées en référé.
N° TA38-2106925(TA38-2106925)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné deux requêtes de Mme A contestant un permis de construire initial (2021) et un permis modificatif (2024) délivrés par le maire de Charnècles à M. E pour un bâtiment agricole (stabulation bovine). La requérante invoquait notamment la méconnaissance des règles de hauteur (article A 10 du PLU) et des distances sanitaires (articles R. 153-4 et R. 153-1 du règlement sanitaire départemental, et R. 111-2 du code de l'urbanisme). Le tribunal a joint les deux affaires et, après avoir envisagé un sursis à statuer pour régularisation (article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme), a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le règlement sanitaire départemental de l'Isère.
N° TA38-2304769(TA38-2304769)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de la SAS Dam Agri, qui demandait la condamnation du préfet de la Drôme à l’indemniser pour l’arrachage de ses vergers ordonné par un arrêté du 12 novembre 2003, annulé depuis. Le tribunal estime que la créance de la société est prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances sur l’État. Il juge que les préjudices invoqués, liés aux coûts d’arrachage et à la perte de marge nette, étaient définitifs et mesurables dès l’année des arrachages, et que la prescription a commencé à courir à compter du 1er janvier suivant cette année, sans avoir été interrompue par un recours antérieur.
N° TA38-2107111(TA38-2107111)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, copropriétaire indivis d'un chalet à Courchevel, qui demandait la condamnation de la commune pour les préjudices causés par les opérations de déneigement de la voie communale bordant sa propriété. Le tribunal a jugé que le déneigement est une opération inhérente au fonctionnement de l'ouvrage public en zone de montagne, et qu'il incombait au requérant de démontrer le caractère grave et spécial de ses préjudices. Les preuves apportées (constats d'huissier et documents personnels) ont été jugées insuffisantes pour établir que les rejets de neige excédaient les inconvénients normaux de voisinage. La responsabilité sans faute de la commune n'a donc pas été retenue, et la demande indemnitaire a été rejetée.
N° TA38-2201444(TA38-2201444)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 6 janvier 2022 par laquelle l’administrateur général de l’institut polytechnique de Grenoble avait réduit l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) de M. A du montant de sa nouvelle bonification indiciaire (NBI). Le tribunal a jugé que cette décision était fondée sur une erreur de droit, la NBI, régie par la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984, ne pouvant être assimilée à une prime ou indemnité et devant se cumuler avec l’IFSE prévue par le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014. La délibération du 21 octobre 2021 de l’établissement, qui prévoyait une telle déduction, a été écartée comme contraire à ces textes. En conséquence, le tribunal a enjoint à l’établissement de rétablir l’intégralité de l’IFSE et des points de NBI de M. A à compter du 1er août 2021, sous astreinte.
N° TA38-2201979(TA38-2201979)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'un arrêté du 1er février 2022 refusant un permis de construire. La juridiction a jugé la requête irrecevable car la décision attaquée était purement confirmative d'un précédent refus du 15 juillet 2021, devenu définitif, et ne rouvrait pas le délai de recours. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées, et M. A a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2204313(TA38-2204313)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de l'EARL Breyton, qui sollicitait 143 586 euros en réparation du préjudice subi en 2003 suite à l'arrachage de ses arbres fruitiers ordonné par un arrêté préfectoral du 12 novembre 2003, annulé depuis par le Conseil d'État. Le tribunal a considéré que la créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, car les préjudices invoqués (coûts d'arrachage, replantation et perte de marge) étaient instantanés et définitifs, et que les droits avaient été acquis dès l'année 2003. Le délai de quatre ans n'ayant pas été interrompu par un recours ou une réclamation avant la demande de 2022, la prescription était acquise.
N° TA38-2204427(TA38-2204427)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait son classement au 2ème échelon du grade de professeur agrégé stagiaire. Le requérant demandait la prise en compte de son activité professionnelle antérieure dans le secteur privé, sur le fondement des articles 7 et 7 bis du décret n° 51-1423 du 5 décembre 1951. Le tribunal a jugé que l'article 7 ne s'applique pas, car le statut des professeurs agrégés ne prévoit pas la reprise d'ancienneté pour une activité professionnelle antérieure. Il a également estimé que l'article 7 bis ne permet de prendre en compte que les services d'enseignement effectifs dans le privé sous contrat, et non les années d'activité en entreprise.
N° TA38-2204999(TA38-2204999)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, inspecteur des finances publiques reconnu travailleur handicapé, qui contestait son affectation dans la Drôme après sa promotion au grade d'inspecteur principal. Le tribunal a jugé que l'administration avait suffisamment motivé son avis hiérarchique défavorable et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne l'affectant pas dans le Rhône, malgré ses demandes et son état de santé. Il a estimé que l'affectation litigieuse ne méconnaissait ni les dispositions des articles L. 131-8 et L. 512-19 du code général de la fonction publique relatives aux priorités pour les travailleurs handicapés, ni le principe d'égalité entre agents. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA38-2307745(TA38-2307745)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Terres à Vivre, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 26 mai 2023 par lequel le maire de Diemoz a refusé de lui délivrer un permis d'aménager pour trois lots à bâtir. Le refus était fondé sur l'avis défavorable de l'architecte des bâtiments de France, le projet se situant dans le périmètre de protection de l'église Saint-Roch, monument historique. Le tribunal a jugé que le maire pouvait légalement se fonder sur cet avis, en application des articles L. 621-30 et L. 621-32 du code du patrimoine, et que les moyens soulevés par la société requérante n'étaient pas fondés.
N° TA38-2205434(TA38-2205434)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation du préfet de la Drôme à l'indemniser des préjudices subis suite à l'arrachage de ses vergers ordonné par les arrêtés des 10 juin 2008 et 24 juin 2010. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le préfet, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que les créances de M. B, relatives à des préjudices instantanés et définitifs, étaient acquises au plus tard en 2010 et 2011, et que le délai de quatre ans pour les réclamer était expiré bien avant sa demande préalable de 2022. La requête a donc été rejetée comme irrecevable en raison de la prescription, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond de l'affaire.
N° TA38-2409066(TA38-2409066)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du préfet de l'Isère du 21 octobre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant algérien, en qualité de conjoint de Français, ainsi que l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi. La décision est motivée par une erreur de fait sur la réalité de la communauté de vie, le couple résidant ensemble et partageant les charges malgré l'absence de compte commun. Le tribunal applique l'article 6, 2° de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoit la délivrance de plein droit du certificat de résidence au conjoint de Français. Il enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA38-2410162(TA38-2410162)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. G, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 21 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) ni à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de la présence récente et précaire de la famille sur le territoire.
N° TA38-2410175(TA38-2410175)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 21 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Saisi sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, le tribunal a estimé que la présence récente de la requérante et de son compagnon, également sous le coup d'une mesure d'éloignement, ne caractérisait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2410197(TA38-2410197)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, jugeant inopérant contre l'obligation de quitter le territoire et non étayé contre la décision fixant le pays de renvoi. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la même Convention, compte tenu de la brièveté et des conditions de son séjour. Enfin, le tribunal a considéré que l'interdiction de retour d'un an était suffisamment motivée et conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2410217(TA38-2410217)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance des articles L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500797(TA38-2500797)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant kosovar, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la récence de son séjour et de sa relation avec une ressortissante française. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.