Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2504927(TA38-2504927)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence du préfet de l'Isère sur une demande de regroupement familial. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, le requérant n'établissant pas que la décision porterait une atteinte suffisamment grave à ses intérêts ou à ceux de son petit-fils, qui réside en Algérie. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.
N° TA38-2504941(TA38-2504941)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B, qui demandait une intervention urgente pour obtenir le renouvellement de son titre de séjour. Le juge des référés a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car le requérant n’avait pas précisé le fondement juridique de sa demande (articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative) et n’avait pas assorti ses conclusions de précisions suffisantes. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans audience.
N° TA38-2206508(TA38-2206508)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d'un recours en excès de pouvoir contre l'arrêté du 7 avril 2022 par lequel le maire de Megève a refusé un permis de construire valant permis de démolir pour un immeuble de 7 logements. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète de région, estimant que le délai de recours n'était pas opposable en l'absence de preuve de notification régulière. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles du règlement du PLU et des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué en application du code de l'urbanisme et du code du patrimoine.
N° TA38-2504549(TA38-2504549)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B, ressortissante russe, qui sollicitait la délivrance d'un récépissé ou d'une autorisation provisoire de séjour après l'expiration de son titre de séjour étudiant. En cours d'instance, la préfète de l'Isère ayant délivré une attestation de décision favorable, Mme B s'est désistée de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 450 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503311(TA38-2503311)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de la SCI L'Epervière et de M. A ainsi que l'évacuation du bateau Cornelia du domaine public portuaire de Portes-lès-Valence. La mesure a été jugée urgente et utile, l'occupation sans titre faisant obstacle à des travaux de mise aux normes et à la fin de la concession de la CCI de la Drôme au 30 juin 2025. L'expulsion doit intervenir sous 15 jours sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Les textes appliqués sont le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.
N° TA38-2504918(TA38-2504918)
Référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) devant le Tribunal administratif de Grenoble. La requérante, menacée de perdre son emploi, demandait la délivrance sous astreinte d'une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. La préfète ayant délivré le document en cours d'instance, la requérante s'est désistée de ses conclusions principales, ce dont le juge lui a donné acte. Estimant que seule la saisine du juge a permis d'obtenir satisfaction, le tribunal a condamné l'État à verser 1 200 euros à l'avocate au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative et article 37 de la loi du 10 juillet 1991).
N° TA38-2504955(TA38-2504955)
Ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejetant la requête de M. A contre un arrêté préfectoral du 2 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour de deux ans. Le juge a constaté que le recours, formé le 13 mai 2025, était tardif car introduit au-delà du délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 922-17 du même code, la requête a été rejetée comme irrecevable manifestement.
N° TA38-2504543(TA38-2504543)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant algérien rencontrant des difficultés pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer sa première demande de titre de séjour. La préfecture ayant délivré un rendez-vous en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande d'injonction. En revanche, la demande d'injonction visant à obtenir un récépissé avec autorisation de travail a été rejetée, le dépôt d'un dossier complet étant un préalable nécessaire et la mesure se heurtant à une contestation sérieuse. L'Etat a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2503503(TA38-2503503)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’arrêté du 21 mars 2025 par lequel le ministre de l’éducation nationale a suspendu à titre conservatoire M. A, inspecteur de la jeunesse et des sports. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car l’administration s’est engagée à maintenir l’intégralité du traitement de l’agent, et que l’intérêt public lié au bon fonctionnement du service, perturbé par le management de M. A, prime sur sa situation personnelle. La requête est rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2201313(TA38-2201313)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C et Mme G, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 5 janvier 2022 par lequel la maire de Megève avait accordé un permis de construire à la SA des remontées mécaniques pour la réalisation d'une remontée mécanique et l'aménagement de pistes de ski. Le tribunal a examiné l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de l'enquête publique, de l'insuffisance de l'étude d'impact et de la méconnaissance des dispositions du code de l'urbanisme et du code de l'environnement, pour les écarter comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes de frais de justice des requérantes, et en mettant à leur charge les sommes demandées par la commune et la société. Les textes appliqués incluent le code de l'urbanisme, le code de l'environnement, la Charte de l'environnement et la convention d'Aarhus.
N° TA38-2504669(TA38-2504669)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de remise aux autorités italiennes, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant réside à Angers (Maine-et-Loire), il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 13 mai 2025, il transmet le dossier au tribunal administratif de Nantes, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2503019(TA38-2503019)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait la décharge partielle de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024 en raison d’une vacance de plus de trois mois. La magistrate désignée a jugé que les moyens invoqués étaient inopérants, car la vacance alléguée concernait l’année 2023 et non 2024, et que la requérante n’établissait pas son caractère indépendant de sa volonté. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA38-2408432(TA38-2408432)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à son encontre par le préfet de la Drôme. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation de l'arrêté. Il a jugé que M. C, dont l'enfant n'était pas encore né à la date de la décision, ne pouvait se prévaloir des dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté et de la précarité de son séjour en France.
N° TA38-2408508(TA38-2408508)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Sur la légalité interne, il a rappelé que la délivrance d'un titre de séjour étudiant est subordonnée à la production d'un visa de long séjour en cours de validité, conformément aux articles L. 412-1 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la détention d'un visa expiré ne suffit pas. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA38-2201284(TA38-2201284)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme G E et Mme G J visant à l’annulation de l’arrêté préfectoral du 4 janvier 2022 autorisant le défrichement de 9,7201 hectares de bois à Megève pour la restructuration du domaine skiable de Rochebrune. Les requérantes, propriétaires de parcelles concernées, invoquaient notamment l’incompétence du signataire, un dossier de demande incomplet et une méconnaissance des articles L. 341-5 du code forestier et L. 411-1 du code de l’environnement. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens, jugeant que le signataire disposait d’une délégation régulière et que les autres griefs n’étaient pas fondés.
N° TA38-2504699(TA38-2504699)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de remise aux autorités italiennes et d’interdiction de circulation sur le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant réside à Paris, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal administratif du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux décisions de police. En conséquence, il transmet le dossier au tribunal administratif de Paris par ordonnance du 13 mai 2025.
N° TA38-2409126(TA38-2409126)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 423-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que le préfet avait pu légalement se fonder sur la menace pour l'ordre public que constituait le requérant, en raison de ses condamnations pénales, pour refuser le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 432-1 du même code. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an ont été jugées légales.
N° TA38-2409128(TA38-2409128)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen, estimant que le préfet avait bien examiné sa situation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France et de la possibilité de reconstituer sa vie familiale au Maroc. En conséquence, le tribunal a validé la décision préfectorale et rejeté l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA38-2409147(TA38-2409147)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 14 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet de la Drôme avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue se fonde sur l'ancienneté et la stabilité de la vie familiale de M. B, marié depuis 2021 et vivant en concubinage depuis 2014, justifiant la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale".
N° TA38-2201216(TA38-2201216)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C et Mme H, qui demandaient l’annulation de l’arrêté du 28 décembre 2021 du préfet de la Haute-Savoie instituant une servitude de tourisme pour le domaine skiable de Megève (secteur de Rochebrune). Les requérantes contestaient notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, le défaut d’information du public, et une erreur manifeste d’appréciation concernant l’impact environnemental et la localisation du projet. Le tribunal a jugé que la délégation de signature consentie au signataire était régulière et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des articles L. 342-21 et suivants du code du tourisme et des dispositions du code de l’environnement.